MODALITES DE L’HOSPITALISATION BREVE EN 2017

L’hospitalisation brève en alcoologie (HBA) est une troisième étape possible du projet d’accompagnement, après l’Entretien de Première Rencontre (EPR) et l’Entretien d’Histoire (EH).

Nous ne proposons pas de sevrage pour le sevrage.

Avec l’HBA, nous sommes déjà dans l’accompagnement

L’HBA est une étape d’un projet thérapeutique expliqué au patient et choisi par lui. Il n’y a pas d’HBA sans règlement de l’adhésion à l’AREA. Celle-ci garantie l’accompagnement pour un an.

La date de l’hospitalisation

La période de l’hospitalisation est fixée au terme de la rencontre du patient avec le docteur Laurence Lavigne à la clinique du Parc (secrétariat 05-61-36-65-51). Le docteur Lavigne constitue, autant que possible, une équipe homogène de deux personnes pour les 5 journées de l’HBA.

Geneviève Cassagnères, en qualité de coordinatrice de l’équipe des aidants, est alors informée du stage. Elle organise l’équipe des visiteurs pour la semaine. Le Docteur Gomez apprécie ce qu’il est en devoir de transmettre de son dossier-patient à sa collègue, et à Pauline About, psychologue du service.

 Pourquoi cette semaine ?

 Cette semaine marque une rupture dans le cours de la problématique.

Elle sécurise le sevrage.

Elle évalue l’état biologique et somatique.

Elle permet à chaque stagiaire de prendre le temps de la réflexion, de dialogues avec le co-stagiaire, de bénéficier d’une perspective de changement, grâce aux rencontres avec les aidants.

Suggestions d’ordre général

→ Il est vivement conseillé pour toute personne non réfractaire à la lecture, d’apporter avec elle un livre au moins parmi ceux que nous conseillons dans le dossier remis au patient avant même l’entretien d’histoire.

→ De même, il est conseillé de se couper de la télévision et de ses communications numériques en dehors des relations de nécessité avec ses proches.

→   L’autodiscipline s’impose tout au long de cette brève semaine. Il n’est pas dans la culture de l’AREA de surveiller ou d’infantiliser, pas plus que de perdre du temps ou de l’énergie.

→   En cas de difficulté de quelque nature que ce soit, le stagiaire en fera part à une infirmière.

→ De même, si un aidant se fait le relais d’un problème, il le signalera immédiatement, en toute simplicité à l’infirmière qui transmettra. Selon la nature du problème, il sera ainsi fait appel soit au docteur Lavigne, soit à Pauline About, soit à la surveillante.

Les visites des aidants de l’AREA

 Etre visiteur de l’AREA est une responsabilité et une chance de progresser dans le contrôle de ses émotions, de ses prises de parole, de ses propres représentations, attitudes et contre-attitudes, de son expérience.

−        Lundi : Arrivée des patients à 8h précises, permettant leur accueil par les infirmières du service, suivi, à partir de 9h, de l’accueil des aidants de l’AREA, accompagnés, éventuellement, d’un ou de deux étudiants en formation. Suivent les retrouvailles avec le Docteur Lavigne.

−        Mardi : Mêmes modalités de visite, entre 16 et 17 heures.

−        Jeudi : Troisième visite couplée à 16h.

−        Vendredi : Quatrième visite couplée à 11h. Dernier contact avec le Docteur Lavigne vers 12h30 avant la sortie. Groupe de parole dédié au stagiaire à 17h30 au C3A de la rue de Cugnaux.

Déroulement du semainier

−        Le lundi est le jour de l’atterrissage. Le sevrage est souvent incomplet. L’inquiétude peut être forte. C’est une journée où la présence des professionnels du service est spécialement nécessaire. La rencontre des aidants est un moment important. Ceux-ci veilleront surtout à rassurer, à écouter les propos spontanés des stagiaires, en proposant si besoin le contre-point de leur propre expérience des débutants qu’ils ont été. L’échange permettra ainsi d’établir la relation sur un pied d’égalité et de réciprocité. Le stagiaire peut être un « recommençant » et avoir l’expérience d’une période sans alcool, voire même « hors alcool ». L’humilité sied à ces rencontres.

−        Le mardi, c’est déjà mieux. L’alcool s’est retiré. La glace est brisée entre les stagiaires. Les dialogues vont bon train. Le traitement doit quelquefois être ajusté. Une prise de sang intervient. Quelquefois, une consultation spécialisée. Les aidants mettent l’accent sur l’accompagnement, plus spécialement sur le travail en groupe, les ressources du dispositif d’accompagnement. Les visiteurs disposent du compte rendu de la réunion intervenue la veille au soir au C3A.

Les stagiaires peuvent exprimer leurs questionnements face à la perspective d’une vie sans alcool, et les aidants. Les étudiants écoutent et observent.

−        Le mercredi est un temps de retour au calme. Il n’y a pas de visite. Il n’est pas interdit de s’ennuyer un peu, de se poser. C’est le moment de lire, peut-être d’avoir une exploration jugée utile et faisable, de réfléchir aux problèmes autres que l’alcool, aux modalités concrètes de l’accompagnement. Les étudiants peuvent se faire l’écho des peurs et des projets, par un entretien séparé et rédiger dans la foulée une note pour le docteur Gomez.

−        Le jeudi est une rencontre charnière. Les vraies questions peuvent être abordées avec les aidants. La sortie devient proche et l’effet bulle commence à se dissiper.

−        Le vendredi matin est déjà tourné vers le retour dans la vie civile et y concrétise l’accompagnement. Les aidants sont là pour faire le lien avec la toute proche réunion de 17h30 centrée sur les stagiaires, au C3A. Le docteur Gomez peut recevoir les hospitalisés au C3A en consultation, immédiatement avant.