La librairie de l'AREA

La librairie de l’AREA propose divers ouvrages pour différents publics.

Les années de pratique et de réflexion en alcoologie menées au sein de l’AREA, depuis 1989, ont donné lieu à plusieurs livres de la part du Docteur Henri Gomez.

 Ces ouvrages sont disponibles chez leurs éditeurs (collection Erès , collection Dunod ),  en librairies (Les Ombres Blanches ou autres) ou sur les sites marchands de livres comme Amazon ou la Fnac ou autres.


 1. Guide de l’accompagnement des personnes en difficulté avec l’alcool

 29€

 

Lien vers le site Dunod

Henri Gomez , 3ème édition, Dunod, 2014

  

Pour les personnes concernées, proches, praticiens, professionnels de santé, éducateurs, milieux de justice, étudiants, enseignants, citoyens…

L’ouvrage comporte : 

−   Original : un « avertissement » solidement charpenté suivi d’un résumé du livre pour le lecteur pressé,  

−   Une table des matières comportant six grands chapitres : 

-    Comment devient-on alcoolique ? 

-    Comment se présentent les personnes alcooliques ? 

-    Comment prendre en compte l’environnement ? 

-    Comment vivre sans alcool ? 

-    Comment fonder une alcoologie praticienne ? 

−   Un glossaire pour les mots importants ou techniques. 

Chaque partie est constituée de 55 petits chapitres qui éclairent les notions nécessaires à (la découverte de ce qui constitue la problématique alcoolique) et à établir  un langage commun. 

La 3ème édition comporte un chapitre structuré sur les relations entre alcool et Justice. 

Il suffit de lire un ou deux chapitres par jour, crayon ou stabilo en main… 

 

 


 2. Lettre à la famille

 10€

 

François Gonnet, Cahiers de l’AREA, 2010

  

Cet ouvrage est constitué, pour l’essentiel, d’une sorte de cours rédigé par le docteur François Gonnet dans le cadre de son activité pédagogique auprès des familles, dans son lieu de pratique, à Lyon.

François Gonnet a été l'un des meilleurs cliniciens, pédagogues et formateurs de l’alcoologie clinique française des 40 dernières années.

L’ouvrage est particulièrement éclairant pour les proches en souffrance, dans l’analyse du phénomène de co-dépendance. La lecture s’impose à eux pour apprendre à se recentrer sur eux-mêmes, à trouver leurs propres repères, aux côtés de la personne alcoolique.

Il représente un mode d’entrée au sein du groupe de parole des familiers, animé par Madame Rosane PADER.

 

 


 3. Le Cinéma comme langage de soin

 28€

 

Lien vers le site érès

 Henri Gomez et l'Atelier-cinéma ,   Editions érès, 2015 

  

Cet ouvrage, hommage au 7ème art,  est certainement le plus ludique de la Collection Bacchus et donc le plus approprié pour donner aux échanges une touche personnelle, en lien avec les dires du consultant ou pour illustrer un propos du soignant. Il peut être mis dans toutes les mains.

Il met en correspondance l’univers culturel et symbolique du soignant et celui du patient.

Il accompagne l’évolution des patients de la « période alcool » où l’alcool est la référence, à celle du « sans-alcool », où le sujet doit affronter ses propres difficultés existentielles, sans avoir encore eu la possibilité de les dépasser mentalement. Il dessine enfin, pour le « hors-alcool », les axes d’une vie où l’indifférence à l’alcool accompagne une ouverture à ce qui fait qu’une vie vaut la peine d’être vécue.

Il constitue un véritable langage, en images, citations et séquences, ordonné par grandes thématiques.

L’ouvrage a été le produit d’une collaboration étroite entre l’auteur et la petite équipe de l’atelier-cinéma de l’AREA.

Il a débouché sur la formalisation de séances à visée psychothérapique.

Il illustre, à sa manière, l’orientation générale de l’activité selon les lignes de force de l’épicurisme pragmatique. Il est au service de l’esprit critique, du refus de l’inacceptable et de la belle humeur. Il consacre tout un chapitre illustré à la résilience. Il a bénéficié à ce titre de la préface de Serge Tisseron, psychanalyste, chercheur et acquis à l’usage psychothérapique du cinéma.

Par le biais des films à découvrir, le « cinéma comme langage » est une source de bonheurs inépuisables et de repeuplement culturel, en groupe d’amis, en famille et seul. Par son utilisation, il représente une arme culturelle contre l’abêtissement ordinaire.

L’AREA poursuit, à présent, la tradition des fiches de présentation de films actuels, récents ou anciens, pour son site Internet et le plaisir des patients en salle d’attente. Chaque fiche comprend un volet technique, une présentation brève de l’histoire, une analyse du film ou d’une des thématiques du film utile à la compréhension de la problématique alcoolique et de la dynamique du soin.

 

 

 

 4. Clés pour sortir de l’alcool

 13€

 

Lien vers le site érès

 Henri Gomez , Collection Bacchus , Editions érès , 2011

  

Ce livre, après deux éditions, est épuisé sous sa forme papier. Il peut donner lieu à une lecture sur tablette numérique, à partir du site de l’éditeur érès.

Il est sans doute possible d’en trouver des exemplaires sur les sites de vente numériques.

Comme il s’agit d’un ouvrage d’une grande nécessité pratique, il est en cours de réécriture.

L’ouvrage aura un titre différent. Son contenu ne fera pas appel au copier-coller. Les évolutions observées et l’expérience des cinq dernières années incitent à élaborer un  ouvrage nouveau : la problématique alcoolique y sera envisagée comme symptôme et illustration d’une société en perte de repères. 

Le livre gardera un souci de concision, tout en détaillant les 7 clés qui peuvent inspirer une démarche de vie choisie et maîtrisée :

Clé n°1 : Le temps

Clé n°2 : L’acte

Clé n°3 : Le discernement (esprit critique + intuition)

Clé n°4 : Les émotions, les variations d’humeur et les sentiments

Clé n°5 : Le corps

Clé n°6 : La créativité

Clé n°7 : Le sens à donner.

Les clés sont à l’origine de ce que nous appelons l’épicurisme pragmatique, mais aussi d’une éthique de responsabilité citoyenne. 

 
 

 


 5. Comment aborder les problèmes d'alcool en consultation

 12€

 

Henri Gomez, Cahiers de l’AREA, 2008

  

Pour l’ensemble des praticiens confrontés à la question de l’alcool (c’est-à-dire : tous), des médecins du travail, des psychothérapeutes et des « aidants ». Un petit ouvrage à offrir à son médecin traitant.

Ce cahier de l’AREA a été rédigé en lien avec un travail collectif effectué à la demande des Pouvoirs publics. Il est plus complet et détaillé que l’opuscule qui fut édité, à ce moment-là, pour les seuls spécialistes de médecine générale.

Il prend les problèmes à la base, concrètement, et les présente un à un, en trois parties. En voici les chapitres les plus significatifs :

I – Aspects cliniques

Quand y penser ?

Comment aborder la question de l’alcool ?

La famille et l’environnement

II – Conduites à tenir

La question de « l’entame »

Les reprises d’alcool

Pièges et suggestions

Prescrire, orienter, se former

Les rôles possibles du « généraliste »

Les annexes comportent plusieurs articles publiés, pour la plupart dans la revue de la Société française d’alcoologie.

De nombreuses « paroles d’alcooliques » illustrent les différents chapitres.

→ Ce cahier va être revu, actualisé, en lien avec un groupe de généralistes, de psychiatres et d’enseignants, à la lumière de l’actualité des addictions, puis proposé à la Collection Bacchus, chez érès.

 

 


 6. Les groupes de parole en alcoologie

 23€

 

Lien vers le site érès

 Henri Gomez, Collection Bacchus , Editions érès , 2011

  

L’ouvrage est d’abord destiné aux soignants susceptibles d’animer des groupes de parole, pendant les temps d’hospitalisations mais plus encore dans le cadre de l’accompagnement.

Il est théoriquement fondé et relativement technique.

Il différencie le travail des groupes selon la polarité des séances, privilégiant le « hors alcool » ou le « sans alcool ». Selon le cas, le groupe oriente la réflexion sur les difficultés existentielles de la personne, ou  la séance donne lieu à des échanges d’ordre plus général correspondant à une vision large de la problématique alcoolique.

Le travail du groupe permet de donner corps à l’axe général du soin, qui est celui d’un épicurisme pragmatique et cependant citoyen.

L’ouvrage insiste particulièrement sur le groupe médiateur de la relation d’aide entre le soignant et chaque patient accompagné.

La dimension « intégrative » de ce groupe est détaillée et discutée.

Par les comptes rendus effectués et transmis par l’association aux adhérents, le travail des groupes est un élément majeur de l’accompagnement, entretenant le lien et la réflexion à distance, prenant en compte l’impossibilité à se rendre disponible pour participer.

Chaque type de groupe répond à des référentiels permettant d’évaluer le travail effectué.

L’ouvrage permet de dissoudre les amalgames avec d’autres pratiques de groupe, répondant à d’autres logiques.

L’ouvrage est un complément nécessaire à la formation des étudiants et des soignants. Il facilite la pratique directe des séances, indispensable à l’apprentissage de l’animation des groupes et des reformulations. 

 

 


 7. L’hospitalisation brève en alcoologie

 23€

 

 Lien vers le site érès

 Henri Gomez, collection Bacchus , éditions érès 2012

  

L’ouvrage détaille le rôle et les modalités d’une hospitalisation brève décidée pour créer les conditions d’un accompagnement efficace. Il devrait intéresser en premier lieu les praticiens et les soignants exerçant en établissement psychiatrique et addictologique. Les gestionnaires de l’argent public pourraient se pencher avec profit sur cet outil méthodologique.

Pour l’auteur, le soin alcoologique devrait suivre l’évolution médico-chirurgicale mise en actes depuis des années pour les pathologies somatiques. Celle-ci privilégie l’ambulatoire et le suivi de proximité.

Le concept d’hospitalisation brève (HBA) pourrait s’inscrire dans une refonte du système de santé propre à l’alcoologie et à l’addictologie.

Si les séjours sont raccourcis, le personnel soignant doit être en mesure de s’investir pendant les séjours avec suffisamment de disponibilité. Cette exigence suppose des soignants plus nombreux et mieux formés, ainsi que des structures ou des antennes proches des populations.

La spécificité de nos hospitalisations brèves repose sur les interventions d’aidants, bénévoles de l’AREA. Sans diminuer l’utilité et les mérites des bénévoles des mouvements d’anciens buveurs (AA, Vie Libre, Alcool-Assistance…), nous estimons que chaque structure devrait se doter d’une équipe de bénévoles, auxiliaires du soin,  structurée en association. L’existence d’une telle association pourrait être considérée comme un marqueur fiable de l’efficacité de la structure, sans négliger l’économie permise par l’investissement d’aidants.

Le sevrage pour le sevrage − ou sevrage simple − répond à des contextes précis, indépendamment de la démarche psychothérapique. Il est indispensable avant une opération chirurgicale pour une personne alcoolo-dépendante. Il s’impose après un passage aux urgences. L’AREA ne souscrit pas à ce type de sevrage.

Les séjours institutionnels de plusieurs semaines ne  devraient plus être le référentiel en termes d’hospitalisation. En témoignent :

−        le polymorphisme des conduites addictives,

−        l’abaissement massif de l’âge d’entrée dans les addictions, notamment aux  substances psychoactives,

−        la nécessité d’actions psychothérapiques et pédagogiques élaborées avant les phénomènes de marginalisation provoqués par la dépendance alcoolique constituée, 

−        l’histoire naturelle et les conséquences des principales addictions,

−        l’absence d’impact bénéfique, statistiquement  objectivable de ces séjours.

 

 


 8. Les représentations de l’alcoolique

 28€

 

Lien vers le site érès

Henri Gomez, Micheline Claudon, Gérard Ostermann
Editions érès, 2014

  

L’ouvrage commence par une conférence d’histoire des représentations de l’alcoolique réalisée par Myriam Tsikounas, professeure à l’Université de Paris I. Elle met en exergue et en images les croyances et les efforts de prévention contemporains de l’ère industrielle.

Gérard Ostermann, professeur à Bordeaux, insiste sur un aspect longtemps négligé dans la psychogenèse des addictions : la défectuosité des liens précoces illustrée par la théorie de l’attachement.

Micheline Claudon, psychologue clinicienne à l’hôpital Bichat, à Paris, et Henri Gomez explicitent le rôle des aidants, comme modificateurs des représentations des patients en début de démarche de soin.

Alain Rigaud, président de l’ANPAA (Association Nationale de Prévention de l’Alcoolisme et des Addictions) dénonce les paradoxes français, issus principalement des  contradictions entre économie et santé.

Le reste de l’ouvrage est un questionnement quant aux préjugés et aux représentations relatives à la problématique alcoolique.

Il a été demandé à un grand nombre d’alcoologues praticiens, en majorité membres de la Société Française d’Alcoologie, et de psychothérapeutes de terrain, responsables de formation, pourquoi ils avaient choisi cette discipline difficile, quel était leur propre rapport à l’alcool, en quoi leurs représentations avaient évolué par le fait de leur implication.

De même, de nombreux aidants, membres de plusieurs associations rattachées à une activité hospitalière, de proches et même de patients en début de soin ont pu décrire leur parcours, ses difficultés et ses résultats.

 

 


 9. L’alcoolique, les proches, le soignant

 25€

 

Lien vers le site Dunod pour cet ouvrage

Henri Gomez,    Dunod 2003, réédition 2005

  

Disponible sur les sites de vente.                              

Le titre ternaire de l’ouvrage désigne ses lecteurs, sans oublier les étudiants cliniciens.

Le livre correspond à une étape de maturité dans la réflexion. Son écriture est légère, comme la digestion des concepts qu’il présente.

Une conception de la prévention est exposée, par cette distinction si souvent négligée entre trois types de prévention.

La prévention tertiaire se confond avec la maîtrise d’une dépendance ayant créé des atteintes somatiques qu’il est possible de stabiliser, voire de réduire par l’abstention catégorique d’alcool. Elle entre complètement dans le champ des praticiens du corps, en premier lieu les gastro-entérologues, les neurologues mais aussi les spécialistes cardiovasculaires et ORL, avec l’association du tabac.

La prévention secondaire est mise en cause par les conduites d’alcoolisation problématiques, avec ou sans dépendance alcoolique avérée. Elle ouvre le champ des relations avec la justice, le monde du travail, la médecine générale, l’école…

La prévention primaire est d’ordre politique, économique et culturel. Elle soulève les questions de la psychogénèse et de la psychopathologie sous-jacente.

Un chapitre spécifique individualise, à ce propos, la « bande des quatre » : le clivage, l’immaturité, les troubles narcissiques, les perturbations de type psychiatrique.

Un autre distingue les principaux types de troubles cognitifs : de la représentation du corps et du temps, des troubles interprétatifs, de liaison et de symbolisation. Pour autant, il est clair que cet aspect symptomatique ne résume pas les problèmes à résoudre !

La postface de François Gonnet vaut le détour !

 

 


 

Autres ouvrages de référence

 Il est certainement incongru de mettre en exergue aussi peu d’auteurs et d’ouvrages de la littérature scientifique consacrée à la problématique alcoolique. De très nombreux ouvrages ont contribué à en éclairer la compréhension. C’est juste un hommage que nous voudrions rendre à une grande dame de l’alcoologie clinique, au moins pour trois raisons.

La première se situe dans le concept même de problématique alcoolique. Il n’a pas eu le bonheur de plaire aux milieux hospitalo-universitaires. Le terme suggère pourtant la complexité diachronique des problèmes d’alcool − l’empilement dissocié dans le temps des facteurs intervenant dans les problèmes d’alcool −. Il met l’accent sur les spécificités relatives à cette addiction, notamment sur le plan de la psychogénèse, qui rejoint pourtant les théories de l’attachement, « parlantes » aux cliniciens. L’indépendance intellectuelle et l’innovation n’ont pas bonne presse en France. En alcoologie, comme dans d’autres domaines, nous subissons l’influence normative nord-américaine et le poids vertical des hiérarchies, avec une accumulation de non-dits impressionnante au final.

Avec une recommandation d’ordre général : apprenez la problématique alcoolique, dans les livres qui n’en parlent pas !

La problématique alcoolique

Michèle Monjauze                                 
Editions Dunod (1991) puis In press (2008)

Nous conseillons vivement cet ouvrage magistral à l’ensemble des psychologues et des psychothérapeutes. 

 

 

Comprendre et accompagner le patient alcoolique

Michèle Monjauze                                 
Editions In Press, 2011

L’ouvrage est un essai de « vulgarisation » réussi.

Les concepts clés de l’Analyse Transactionnelle

Alain Cardon, Laurent Mermet, Annick Thiriet-Tailhardat
Les éditions d’organisation, 1993

Un bel exemple d’ouvrage didactique. L’analyse transactionnelle était un outil mis en valeur par le grand alcoologue qu’a été Gérard Vachon-France.

Discours de la SERVITUDE volontaire

D’Etienne de La Boétie, éd. Mille et une nuits, 2015, 3€