questionL’AREA – Association de Réflexion (de Recherche clinique) et d’Entraide en Alcoologie (et en Addictologie) est une association d’intérêt général. A ce titre, ses cotisations et les dons dont elle peut bénéficier sont déductibles des impôts. Ainsi, l’AREA, dont le but n’est pas lucratif, peut-elle espérer préserver son autonomie de réflexion et d’action et disposer des moyens de ses objectifs.

L’AREA repose sur l’alliance d’aidants (c’est-à-dire de bénévoles, issus du soin et exercés à la relation d’aide) et de soignants réunis autour d’une vision et d’une pratique complémentaire de la relation d’aide en alcoologie. Son action s’intègre dans la filière médicale de ville (1). Elle est au service de la population, toutes caractéristiques sociales confondues, ainsi que des praticiens qui en ont la charge. L’activité de l’AREA se rattache à une méthodologie qui justifie son existence. Ses références théoriques sont éclectiques. Ses groupes de parole (2) répondent à une logique dite intégrative, associant les différents apports des sciences humaines.

L’aventure a commencé en 1989 à l’initiative d’un gastro-entérologue installé dans un cabinet de ville, hospitalisant dans un établissement polyvalent non psychiatrique, la Clinique du Parc. Depuis, le docteur Gomez est devenu psychiatre.

La présence des bénévoles de l’AREA, issus du soin lui-même, s’est particulièrement concrétisée lors des hospitalisations brèves proposées aux patients qui en avaient besoin et dans l’organisation de l’accompagnement associatif. Celui-ci a reposé, pour l’essentiel, sur des groupes de parole dont les caractéristiques de fonctionnement se sont précisées au fil du temps.

Parallèlement, l’AREA a assuré des actions de formation en interne pour celles et ceux qui souhaitaient devenir des « visiteurs », c'est-à-dire des bénévoles formés qui rendent visite aux patients lors des hospitalisations brèves et pour divers étudiants en formation.

Elle a permis de faire vivre des liens d’accompagnement pour ses adhérents.

Elle a été à l'initiative de l'organisation de manifestations pédagogiques à caractère public. Elle a pu être associée à des actions de formation extérieure.

Les changements intervenus dans la problématique alcoolique et addictive, d’une part, le déplacement annoncé de la Clinique du Parc à la périphérie de l’agglomération, d’autre part, l’ont conduite à modifier sa fonctionnalité.

Les hospitalisations brèves ont fait l’objet d’un ouvrage (3) qui les explicitent. Elles sont réduites en nombre, en raison des changements apportés dans le sevrage ambulatoire. Les indications se font au cas par cas. Le sevrage et l’évaluation somatique sont confiés à un praticien de l’établissement, le docteur Laurence Lavigne (Sevrage Simple Protégé ou SSP). Le séjour maintient le principe des visites de l’AREA.

 (1) Comment aborder les problèmes d’alcool en consultation, Henri Gomez, Cahiers de l’AREA, 2008

 (2) Les groupes de parole en alcoologie, Henri Gomez, érès, 2011

 (3) L’hospitalisation brève en alcoologie, Henri Gomez, érès, 2012