Mercredi 14 mars 2018

La plupart des participantes arrivent  au groupe de paroles en ayant vécu un fort sentiment d’échec, échec de ne pas avoir réussi à sauver cet autre de l’alcool.  Ce sentiment est en plus accompagné de honte, d’un manque de confiance en soi  dans une certaine mesure Or dans cet échec se trouve la réponse à la difficulté rencontrée, le moteur d’une certaine réussite.

Si on ne reste pas fixé sur ce sentiment, il peut être l’occasion de réfléchir sur l’expérience vécue et repérer les limites qui se sont imposées, donc d’apprendre quelque chose sur soi  et rebondir, et de se tourner vers un changement.

C’est s’accepter imparfait.              

Avec l’alcool de l’autre, cet échec ne vous appartient pas puisqu’il s’agit pour votre proche alcoolique d’une problématique qui lui appartient. Bien entendu elle vient s’articuler avec vos propres problématiques antérieures à votre rencontre.

Je vous propose de parler de vos « échecs », ce qu’ils vous ont appris sur vous et comment vous avez pu rebondir vers un changement ?

Mercredi 14 février 2018

L’être humain a besoin de se sentir reconnu dès le début de sa vie, c’est-à-dire, être respecté et aimé.

Cet amour et ce respect constituent  la base de l’estime de soi, l’équilibre psychique de chacun de nous, confirment  notre valeur et que nous sommes dignes d’intérêts pour les autres. Cet ensemble distille une sécurité intérieure.

Ce besoin de reconnaissance est mis à mal dans la relation avec la personne alcoolique qui dans la majorité des cas ne reconnaît pas tous les efforts consentis dans la prise en charge de leur dépendance.

Quand vous arrivez au groupe vous présentez de comportements, d’émotions négatives telles que la colère, le ressentiment, la frustration, l’impatience, l’irritabilité, etc. En fait il s’agit plutôt de réactivation de comportements ou attitudes anciennes.

En effet, toutes ces attitudes pour certain-e-s d’entre vous  témoignent d’un manque de reconnaissance dont l’origine s’inscrit dans vos relations passées notamment avec vos parents, parents qui ont pu minimiser vos émotions, vos réussites avec le risque de vous montrer orgueilleux pour eux ou, paradoxalement survaloriser vos compétences inscrivant ainsi en vous une dépendance perpétuelle à cette  reconnaissance, avec une résistance faible au sentiment d’échec.

 Par la suite vous avez pu continuer à entretenir cette mauvaise estime en vous appliquant à vous-même toutes les remarques méprisantes anciennes ou les jugements reçus de ceux qui, selon vous, savaient mieux que vous.

La solution serait dans s’accorder soi-même cette reconnaissance en validant ses talents, ses ressources, ses expériences, en d’autres mots s’affranchir du regard de l’autre. Accorder aussi à cet autre alcoolique la reconnaissance que vous aimeriez obtenir !!! En définitive, c’est tourner son regard à l’intérieur de soi et ne plus attendre de réassurance des autres. Trouver le plaisir d’être soi tout simplement.

Quelles sont pour vous les origines de votre manque de reconnaissance ? Qu’aimeriez vous voir ou entendre reconnu pour vous ?

Quels sont les talents, les  ressources que vous vous reconnaissez ?