31 Octobre 2012

 Ce thème n’a pas encore été abordé dans le groupe et il m’a été inspiré par ce dont j’ai été témoin dans mon voyage en Chine. J’ai vu dans l’attitude de certains de mes compagnons de voyage, légèrement handicapés dans leur marche en train de grimper  et descendre les escaliers sinueux de la Montagne Jaune, une métaphore du familier de la personne alcoolique et de cette qualité que je nommerai « courage » : « grimper la montagne » du système alcool malgré les handicaps de l’incompréhension de la problématique, des sentiments ambivalents envers la personne alcoolique, de l’ignorance de ses propres « ombres ». 

Qu’est-ce que le courage ? Voilà la définition de Wikipédia que j’ai trouvée assez complète :

« Caractéristique d'un être vivant qui lui permet de vaincre sa peur, lui fait supporter la souffrance, braver le danger, entreprendre des choses difficiles ou hardies ». 

Plus loin, l’expression « prendre son courage à deux mains » m’a également interpelée dans une de ses définitions partielle:

  •  Faire effort sur soi-même pour accomplir un acte difficile devant lequel on a longtemps hésité.
  • Le courage est un trait de caractère qui permet de surmonter la peur pour faire face à un danger. Le terme peut aussi être employé pour exprimer l'endurance, notamment à l'égard de la douleur.
  • Son contraire est la lâcheté »

Votre première participation au groupe est déjà l’aboutissement d’un processus de réflexion basé sur vos souffrances face à l’autre alcoolisé et implique l’acceptation de la problématique, « cet effort sur soi-même ». La continuité, la persévérance de votre participation illustre bien l’endurance citée plus haute.

Je dirai aussi que le recentrage sur vous vous permet d’explorer vos zones d’ombres, la nature exacte de votre relation avec votre proche alcoolique , pour finalement prendre du recul, et atteindre ce que dit J. Salomé : le courage d’être soi (Pocket 2012).

Pour la plupart d’entre vous, vous vous confrontez avec « courage » à ces difficultés de la famille dont je reprends le contenu dans un dernier compte-rendu du groupe des personnes alcooliques (octobre 2012) :

  La famille peut être fermée à l’idée qu’il ou elle peut changer. Certains de ses membres peuvent tenir à leurs rôles, leurs fonctions, leur liberté qui risquent d’être contestés par l’évolution du sujet… La famille peut choisir de présenter « l’ardoise », tout en s’interdisant d’apprendre de quoi est faite la problématique alcoolique... En cas de difficultés de positionnement, la fréquentation du groupe des familiers s’impose. Les bouquins ne sont pas seulement faits pour celui qui a le problème. » 

Qu’en pensez-vous ?