7 décembre 2016

En ce temps d’Avent, des futures fêtes de fin d’année, et suite au magnifique voyage que je viens de faire en Birmanie, je vous propose de réfléchir sur votre capacité aujourd’hui à vous émerveiller. Je me suis émerveillée des pagodes dorées, des couchers de soleil flamboyants, de la vision des rives du fleuve qui défilaient lentement devant mes yeux dans ce bateau qui me menait vers des sites archéologiques impressionnants. C’est aussi en lien avec une réflexion d’une de mes patientes « j’ai à cultiver la joie en moi ! »

Il est vrai que bien souvent, les fêtes de fin d’année sont synonymes pour certains de tristesse, déprime, ressentiment, etc. Et si seulement, changer son regard, cultiver le positif en soi pouvaient transformer toutes ces émotions négatives !

Nous avons tous au fond de nous cette capacité de nous émerveiller, devant un sapin illuminé, une fleur qui s’ouvre, un sourire d’un passant ou d’un bébé croisé sur notre chemin, un coucher soleil rougeoyant, et puis parfois juste une sensation fugitive de bien-être inexpliquée que l’on oublie malheureusement très vite. Cela implique une présence à soi au moment présent et de sortir des pensées circulaires négatives.

S’émerveiller, c’est une ressource fondamentale pour le proche d’un alcoolique qui peut se décliner notamment dans le fait d’accepter de partager des moments positifs avec lui sans ressasser les reproches en lien avec son alcoolisme, lorsque l’alcool n’est pas là. S’émerveiller de retrouver des centres d’intérêt perdus qui permettent de retrouver des parts de soi laissées en jachère ! S’émerveiller de découvrir des ressources cachées en soi, cachées parce que l’alcool de l’autre était omniprésent.

Qu’est-ce qui vous émerveille ? Pensez-vous à cette capacité en œuvre dans l’enfance mais que l’on peut retrouver en soi si peu que l’on s’y penche ? Que pensez-vous de « cultiver la joie en vous » ?