Mercredi 20 décembre 2017

Nous accueillons aujourd’hui de nouvelles participantes et il m’a semblé que ce sujet peut être abordé à deux endroits de silence dans le système alcool.

Le premier, sortir du silence, c’est sortir de l’aveuglement et du déni de l’alcool de l’autre.  Vous avez mis beaucoup de temps à prendre conscience de la problématique de votre proche alcoolique.  Ensuite, vous vous êtes évertué(e) à tenter de contrôler sa consommation d’alcool  par des injonctions, des arguments culpabilisants, des menaces, des leçons de morale ou bien le flicage des bouteilles. Sans succès dans ce qui s’appelle une  co-dépendance.  Pour la plupart d’entre vous, vous avez fait un pas en venant participer au groupe de paroles,  probablement en ayant déjà rencontré d’autres soignants au travers du parcours de votre proche alcoolique pour sortir de son addiction.

Qu’est-ce qui vous a aidé à sortir de ce silence-déni ?

Le deuxième, c’est sortir du silence de votre propre souffrance en sortant de votre mission de sauveur dans le système alcool ce qui n’est jamais compris dans un premier temps. Vous vous êtes investi(e) dans l’arrêt de l’alcool de l’autre en oubliant votre propre personne, en mettant de côté toutes vos peines cachées derrière des reproches, des déceptions, des ressentiments, des présentations de notes à l’autre sous emprise avec l’alcool (quand l’autre notamment a décidé d’arrêter l’alcool lui faire part de toute la panoplie de vos reproches).

C’est associé au  sortir du sentiment de honte, et aussi d’un sentiment de culpabilité ?

Aujourd’hui, vous commencez à comprendre ou à admettre qu’il s’agit d’une maladie et que cet autre ne s’arrêtera que de sa propre initiative.

Qu’en est-il aujourd’hui ?

Pour vous y aider, le trépied du proche de l’alcoolique : lâcher prise, mise à distance, se recentrer sur soi. En définitive, mettre des limites à vos propres comportements et à cet autre alcoolique.