11 janvier 2017

Une petite histoire tirée du livre que je suis en train de lire « Birmanie Les chemins de la liberté » de Sylvie Brieu dédicacé « aux agents du changement » (Editions Albin Michel 2016) qui relate une légende amérindienne racontée par Pierre RABHI « instigateur d’une insurrection des consciences » :

« Un jour, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés, atterrés, observaient impuissants le désastre. Seul le petit colibri s’activait, allant chercher quelques gouttes avec son bec pour les jeter sur le feu. Après un moment, le tatou agacé par cette agitation dérisoire, lui dit : « Colibri ! Tu es fou ? Ce n’est pas avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu ! » et le colibri lui répondit : « je le sais, mais je fais ma part » ! »

Je n’ai pas pu m’empêcher de faire le parallèle avec l’histoire de l’AREA, qui apporte sa goutte d’eau avec la mise en place du C3A. Face aux difficultés de prise en charge par les institutions étatiques de la problématique alcoolique, l’AREA fait sa part dans l’immense océan de l’absence de prise en compte de la problématique alcoolique ; Certes, n’est-ce pas une goutte d’eau pour l’ensemble des personnes alcooliques, mais l’AREA et ses adhérents et soignants font leur part. Des petites gouttes peuvent à la longue faire une rivière et il faut bien une source quelque part. C’est un message d’optimisme que nous donne ce colibri.

A un niveau plus individuel, votre participation au groupe de paroles de familiers constitue cette petite part à éteindre le feu, c’est-à-dire, collaborer au mieux-être du système alcool.

Vous sentez-vous colibri ou tatou ? Pourquoi ? A quels moments peut-être vous sentez-vous passer de l’un à l’autre ???

 

7 décembre 2016

En ce temps d’Avent, des futures fêtes de fin d’année, et suite au magnifique voyage que je viens de faire en Birmanie, je vous propose de réfléchir sur votre capacité aujourd’hui à vous émerveiller. Je me suis émerveillée des pagodes dorées, des couchers de soleil flamboyants, de la vision des rives du fleuve qui défilaient lentement devant mes yeux dans ce bateau qui me menait vers des sites archéologiques impressionnants. C’est aussi en lien avec une réflexion d’une de mes patientes « j’ai à cultiver la joie en moi ! »

Il est vrai que bien souvent, les fêtes de fin d’année sont synonymes pour certains de tristesse, déprime, ressentiment, etc. Et si seulement, changer son regard, cultiver le positif en soi pouvaient transformer toutes ces émotions négatives !

Nous avons tous au fond de nous cette capacité de nous émerveiller, devant un sapin illuminé, une fleur qui s’ouvre, un sourire d’un passant ou d’un bébé croisé sur notre chemin, un coucher soleil rougeoyant, et puis parfois juste une sensation fugitive de bien-être inexpliquée que l’on oublie malheureusement très vite. Cela implique une présence à soi au moment présent et de sortir des pensées circulaires négatives.

S’émerveiller, c’est une ressource fondamentale pour le proche d’un alcoolique qui peut se décliner notamment dans le fait d’accepter de partager des moments positifs avec lui sans ressasser les reproches en lien avec son alcoolisme, lorsque l’alcool n’est pas là. S’émerveiller de retrouver des centres d’intérêt perdus qui permettent de retrouver des parts de soi laissées en jachère ! S’émerveiller de découvrir des ressources cachées en soi, cachées parce que l’alcool de l’autre était omniprésent.

Qu’est-ce qui vous émerveille ? Pensez-vous à cette capacité en œuvre dans l’enfance mais que l’on peut retrouver en soi si peu que l’on s’y penche ? Que pensez-vous de « cultiver la joie en vous » ?

 

28 novembre 2012

 En avant première de la journée du 14 décembre prochain, je vous propose de réfléchir et d’échanger sur le thème dont il sera débattu : vos représentations de l’alcoolique et de la problématique de la dépendance.

Où en êtes-vous de votre représentation de la personne alcoolique ?

Avant de découvrir l’alcoolisme de l’autre, comment vous imaginiez-vous  la problématique ?

Quand enfin vous avez compris, admis l’alcoolisme de l’autre, qu’est devenue cette première représentation ?

Et finalement, aujourd’hui quel est votre regard sur cette problématique ? A-t-il changé ? Et comment ?

Comment comprenez- vous la problématique de la dépendance  liée à vos représentations ? Ou plutôt comment identifiez-vous votre place dans la problématique de l’autre ?