Jeudi 2 Novembre 2017
Bénédicte S.


Il nous arrive plus ou moins fréquemment, et à une intensité variable, de ressentir de la monotonie, de la morosité, de l’apathie, une sorte d’anhédonie, voire de la paresse. La monotonie révèle que nous éprouvons un manque lassant de variété, de diversité, qui peut tendre vers la morosité, c’est-à-dire une inclinaison vers la tristesse. L’apathie désigne une passivité, une lenteur à réagir, une indolence proche de l’insensibilité. Elle se rapproche de l’anhédonie, l’incapacité de ressentir des émotions positives même lors de situations plaisantes. A moins que ce soit de la paresse, un manque d’énergie et une non-envie de faire des efforts.
Paradoxalement, même si ces états d’esprit particuliers peuvent nous faire souffrir, ils nous sont très familiers et nous ne voulons et/ou n’arrivons pas toujours à en sortir. D’une certaine manière, ils peuvent correspondre à une prison dorée. Nous ressentons une tension entre l’envie de rester dans notre zone de confort, et l’envie d’en sortir pour tester de nouvelles choses.
Qu’est-ce que la zone de confort ?
C’est ce qui caractérise notre quotidien familier, prévisible, confortable, avec nos habitudes et nos routines qui nous donnent un sentiment de sécurité. Ce sont nos savoir-faire sur lesquels nous nous reposons en permanence, ce qui nous permet d’agir de façon automatique, naturelle. La satisfaction de nos besoins primordiaux donne sa raison d’être à la zone de confort, son côté positif. Mais cela suffit-il à nous rendre épanouis ?
Qu’est-ce qui nous empêche de sortir de notre zone de confort ?
Bien souvent, la peur de l’échec ou du jugement d’autrui est suffisante. Nous nous sentons à l’aise dans notre prison dorée, nous nous contentons de ce que nous possédons, en apparence du moins. Une fois que nous l’avons atteinte, nous avons tendance à la considérer comme un acquis, et pourtant elle nous bride et limite notre propension à entreprendre de nouvelles expériences.
Quel est l’intérêt de sortir de notre zone de confort ?
Nous pouvons quitter et rerentrer dans notre zone de confort quand bon nous semble. C’est un phénomène naturel que nous provoquons lorsque nous prenons des risques, faisons des choix, prenons des initiatives, nous positionnons face à des personnes etc. Sortir de sa zone de confort nous confère une vision élargie du monde alentour, cela permet d’apprendre en se frottant à l’inconnu, de ne plus se sentir emprisonné dans notre routine, de changer nos habitudes en tentant des choses inhabituelles… Pour cela, il convient d’abord d’accepter d’avoir peur, d’affronter nos limites, et de faire face à des défaites, et aussi de se fixer des objectifs réalistes et de conserver de l’assurance pour les atteindre. Mais avant d’en sortir, il faut identifier sa propre zone de confort : être attentif à nos actions quotidiennes, peut-être les modifier légèrement pour observer les conséquences, afin de s’habituer progressivement aux changements et à l’imprévu.
Comment faites-vous pour vous extraire de la routine ? Qu’est-ce qui vous retient personnellement de sortir de votre zone de confort ?

Jeudi 26 octobre 2017

Bénédicte S.

Nos émotions possèdent une fonction informative quant à l'impact psychologique des événements internes et externes. La tristesse indique que nous ressentons une peine, une déception, un manque, a des degrés variables. Elle se manifeste physiquement (visage triste, pleurs...)et psychiquement (désintérêt, perte de plaisir...). L'attitude de repli sur soi qui s'ensuit le plus souvent vise à nous permettre de récupérer, de réfléchir à la situation causant de la tristesse, et d'adopter une réaction appropriée pour l'intégrer.

La tristesse peut être utile en favorisant des prises de conscience sur ce qui importe pour soi, sur la distinction entre le futile et le nécessaire, sur l'état de nos relations interpersonnelles, sur l'apport créatif de cette émotion particulière... Ces informations vont alors nous permettre de mieux orienter et identifier certains de nos buts, en nous conduisant à des ajustements personnels ou relationnels.

Bien que connotée négativement car elle engendre une souffrance plus ou moins grande, la tristesse participe à la réorganisation psychique de notre monde intérieur et s'avère indispensable à notre équilibre mental.
Que se passe-t-il si nous négligeons de porter attention à la tristesse ? L'individu peut développer une tendance à la réprimer voire à la craindre, car la charge affective de la tristesse deviendra trop douloureuse à intérioriser. La tristesse peut se cacher derrière d'autres émotions, ce qui créer de la confusion dans le décryptage des ressentis, et mener a l'apparition de comportements pathologiques (ruminations, somatisations...).

Quelle est votre attitude face à la tristesse ? Comment faites-vous pour l'interioriser? Quels sont les obstacles qui vous empêchent d'accepter la tristesse ?

 

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Jeudi 19 Octobre 2017
Bénédicte S.

Nous sommes régulièrement amenés à faire des compromis, qu’ils soient plus ou moins déplaisants, dans des contextes relationnels différents. Selon le degré de notre implication et la charge affective portée par le compromis, nous pouvons ressentir de la frustration face aux renoncements nécessaires ou encore de la satisfaction lorsque l’on estime y trouver son compte. Quelle est la frontière entre un compromis acceptable et un compromis préjudiciable (une compromission) ?
Nous pouvons définir le compromis comme un accord pragmatique entre au moins deux individus qui vise à satisfaire un tant soit peu les personnes concernées. Il se construit par ajustements et concessions réciproques en considérant les besoins de la personne. Il émane d’une bonne volonté de parvenir à un terrain d’entente, en comprenant qu’autrui a également ses propres besoins et exigences, plus ou moins éloignés des nôtres. Le compromis est donc une action respectant le point de vue de chacun pour (re)trouver un équilibre relationnel. Il ne se fait pas sous la contrainte, l’individu souhaite avant tout à être entendu et compris.
Au contraire, la compromission nous amène à céder sous la pression d’autrui et à renoncer à ce à quoi l’on tenait. Il résulte d’un rapport de force et d’influence qui peut exposer la personne lésée à un préjudice moral, à un état d’impuissance, et donc à de la souffrance psychique.

Quelle est votre attitude face aux compromis ? Quels sont les obstacles qui vous empêchent de parvenir à un compromis satisfaisant ? Comment faites-vous face aux compromissions ?