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Jeudi 19 Octobre 2017
Bénédicte S.

Nous sommes régulièrement amenés à faire des compromis, qu’ils soient plus ou moins déplaisants, dans des contextes relationnels différents. Selon le degré de notre implication et la charge affective portée par le compromis, nous pouvons ressentir de la frustration face aux renoncements nécessaires ou encore de la satisfaction lorsque l’on estime y trouver son compte. Quelle est la frontière entre un compromis acceptable et un compromis préjudiciable (une compromission) ?
Nous pouvons définir le compromis comme un accord pragmatique entre au moins deux individus qui vise à satisfaire un tant soit peu les personnes concernées. Il se construit par ajustements et concessions réciproques en considérant les besoins de la personne. Il émane d’une bonne volonté de parvenir à un terrain d’entente, en comprenant qu’autrui a également ses propres besoins et exigences, plus ou moins éloignés des nôtres. Le compromis est donc une action respectant le point de vue de chacun pour (re)trouver un équilibre relationnel. Il ne se fait pas sous la contrainte, l’individu souhaite avant tout à être entendu et compris.
Au contraire, la compromission nous amène à céder sous la pression d’autrui et à renoncer à ce à quoi l’on tenait. Il résulte d’un rapport de force et d’influence qui peut exposer la personne lésée à un préjudice moral, à un état d’impuissance, et donc à de la souffrance psychique.

Quelle est votre attitude face aux compromis ? Quels sont les obstacles qui vous empêchent de parvenir à un compromis satisfaisant ? Comment faites-vous face aux compromissions ?