Jeudi 26 octobre 2017

Bénédicte S.

Nos émotions possèdent une fonction informative quant à l'impact psychologique des événements internes et externes. La tristesse indique que nous ressentons une peine, une déception, un manque, a des degrés variables. Elle se manifeste physiquement (visage triste, pleurs...)et psychiquement (désintérêt, perte de plaisir...). L'attitude de repli sur soi qui s'ensuit le plus souvent vise à nous permettre de récupérer, de réfléchir à la situation causant de la tristesse, et d'adopter une réaction appropriée pour l'intégrer.

La tristesse peut être utile en favorisant des prises de conscience sur ce qui importe pour soi, sur la distinction entre le futile et le nécessaire, sur l'état de nos relations interpersonnelles, sur l'apport créatif de cette émotion particulière... Ces informations vont alors nous permettre de mieux orienter et identifier certains de nos buts, en nous conduisant à des ajustements personnels ou relationnels.

Bien que connotée négativement car elle engendre une souffrance plus ou moins grande, la tristesse participe à la réorganisation psychique de notre monde intérieur et s'avère indispensable à notre équilibre mental.
Que se passe-t-il si nous négligeons de porter attention à la tristesse ? L'individu peut développer une tendance à la réprimer voire à la craindre, car la charge affective de la tristesse deviendra trop douloureuse à intérioriser. La tristesse peut se cacher derrière d'autres émotions, ce qui créer de la confusion dans le décryptage des ressentis, et mener a l'apparition de comportements pathologiques (ruminations, somatisations...).

Quelle est votre attitude face à la tristesse ? Comment faites-vous pour l'interioriser? Quels sont les obstacles qui vous empêchent d'accepter la tristesse ?