Jeudi 28 Décembre 2017

Bénédicte S. / HG

HG : La fête d’appartenance de Noël intervenant le 25 décembre, les participants habituels du lundi, qui seront à Toulouse le jeudi 28, pourront participer à la réunion animée par Bénédicte ce jour-là qui remplacera aussi la réunion du lundi du jour de l’an. Je serai présent à cette réunion, comme participant, avec beaucoup de plaisir.

BS :
Les relations interpersonnelles correspondent aux rapports privilégiés entre deux personnes investies affectivement, alternant entre des interactions réciproques et des interactions oppositionnelles. Elles nous servent de modèles relationnels que l’on peut appliquer et répéter dans la vie sociale, professionnelle, amoureuse... On observe classiquement trois types de relations interpersonnelles qui ont chacune des caractéristiques spécifiques :
- La relation nourricière de type parental (parent-enfant) est basé sur le don et la réception des besoins élémentaires (nourriture, confort, attachement…)
- La relation fraternelle s’appuie sur l’ambivalence entre rivalité et gémellisation (impression que l’autre est identique à soi)
- La relation amoureuse repose sur le désir et la possession
Les relations d’appartenance assurent une contenance des affects issus des relations interpersonnelles. Elles correspondent au partage de valeurs, de buts, d’intérêts, de croyances au sein d’une communauté réelle ou imaginaire, afin d’établir une solidarité et une loyauté entre les membres d’un même groupe. On peut les diviser en trois types similaires à ceux sus-cités :
- L’appartenance de type familiale repose sur la transmission, l’éducation et l’apprentissage (inhérent à la filiation entre autres)
- L’appartenance de type fraternelle implique la notion de partage, de réciprocité et d’égalité
- L’appartenance de type « couple » suppose un lien basé sur l’amour, amour de soi et amour de l’autre
Il existe des relations interpersonnelles en dehors des cercles d’appartenance, et des relations d’appartenance qui n’impliquent pas de relations interpersonnelles. Mais la plupart du temps, le réseau relationnel se superpose à un système d’appartenance. Ainsi, les relations interpersonnelles semblent plus structurantes lorsqu’elles se situent dans des groupes d’appartenance qui favorisent le processus de socialisation en médiatisant les relations.
Pour construire son identité, l’individu a donc besoin de se définir en référence à plusieurs groupes d’appartenance qui lui assurent un sentiment de cohésion sociale, en plus de répondre à des besoins divers (besoin de reconnaissance, d’affiliation, d’affection, d’intégration…). La pluralité de ces appartenances offre au sujet la possibilité de se décentrer, d’avoir un regard plus critique sur les situations, et d’échapper ainsi à l’influence monolithique d’un seul milieu. Mais les diverses relations d’appartenance peuvent s’avérer conflictuelles lorsqu’elles ne s’accordent pas entre elles, lorsque le sujet en devient trop dépendant, ou lorsqu’elles exercent une pression contraignante sur l’individu.
Quels sont vos groupes d’appartenance ? Quels types de relations interpersonnelles et d’appartenance privilégiez vous ? Comment réagir face à la rupture d’une relation d’appartenance ?