Jeudi 24 Mai 2018

Bénédicte S.

La procrastination désigne le fait de remettre à plus tard ce que l’on s’est engagé à faire maintenant, dans le moment présent. Elle peut correspondre à un versant de l’acrasie, c’est-à-dire le fait d’agir à l’encontre de son meilleur jugement. La procrastination revient souvent à repousser des choses ennuyeuses pour privilégier ce qui nous fait plaisir. Parfois, elle porte plutôt sur le report d’activités plaisantes, en choisissant de s’occuper en premier lieu de nos obligations.

La procrastination diffère quelque peu de la paresse, car le fait d’être un procrastinateur ne nous empêche pas forcément d’être actif et productif, donc de faire quelque chose d’utile et satisfaisant.

Pour certains, la procrastination peut prendre une forme pathologique dès lors qu’elle perturbe profondément la vie de la personne et qu’elle provoque une souffrance psychique, au point de vivre dans un état de stress permanent. L’individu ne savoure plus ses moments d’inactivités, qui sont hantés par la pensée des tâches qu’il devrait accomplir et la culpabilité de ne pas être en train de faire ce que l’on est censé faire, que ce soit des tâches agréables ou désagréables.

On peut justifier nos conduites de procrastination parce qu’on manque d’informations pour prendre une décision, parce qu’on souhaite se laisser le choix le plus longtemps possible, parce que ne pas se décider apparaît comme la solution la plus simple pour ne pas se tromper, parce qu’on préfère attendre qu’un problème se résolve tout seul….

Que pensez-vous de la procrastination ? Vos conduites de procrastination vous font-elles souffrir ? Quels moyens utilisez-vous pour lutter contre la procrastination, ou du moins vous en accommoder ?