Jeudi 31 Mai 2018

Bénédicte S.

L’étymologie du mot « séparation » renvoie à la privation, à l’éloignement, mais aussi à la préparation. La séparation impose de faire face au manque, à l’absence, à la rupture, à la perte, au renoncement, et aux réaménagements psychiques qui s’ensuivent. Elle peut être choisie ou subie, temporaire ou définitive.

Le processus de séparation engendre fréquemment des sentiments de tristesse, de culpabilité, d’anxiété, d’incompréhension, de colère, de solitude, ou encore d’acceptation et de soulagement. Ce processus se décline souvent en trois phases successives similaires au processus de deuil : une phase de protestation, une phase de désespoir et une phase de détachement.

Plusieurs raisons peuvent être la cause d’une séparation : un éloignement physique, un décès, un désaccord profond qui perdure, un besoin de changer, un manque d’affinités, le fait ne pas se sentir à sa place, la réalisation que quelque chose à quoi on tenait nous est nuisible…

Nous considérons souvent les effets de la séparation comme des désagréments à neutraliser, à éviter, à compenser, surtout lorsque la séparation s’accompagne d’une angoisse d’abandon. Pourtant, la séparation constitue un processus fondamental dans la construction identitaire, qui soutient le processus d’individuation, puisqu'elle nous amène à se dégager des relations d’emprise et de fusion, à construire sa propre pensée, et à trouver sa place dans le monde.

Comment vivez-vous la séparation ? Quels sont les séparations qui ont été (ou sont encore) les plus difficiles pour vous ? Comment faites-vous pour accepter une séparation ?