jeudi 10 novembre 2011

J'ai découvert, il y a quelques jours en lisant une revue,  que pour la troisième fois consécutive, nous allions fêter en France le 13 novembre, la journée mondiale de la gentillesse…

Manifestement je suis passée à côté des deux précédentes …! Sur le coup, l'annonce de cette journée m'a agacée et  attristée …et puis, je me suis dit que sans forcement y adhérer, cette initiative avait le mérite de me donner l'occasion de circonscrire cette notion, de repérer quelle représentations j'en avais, de réfléchir,  quelle place celle-ci avait dans ma vie et bien sur d'en parler avec vous …

Mais avant d'entrer dans le vif du sujet, juste quelques précisions sur l'origine de cette journée qui m’a apparu quelque peu  saugrenue !

"Au départ,, il y a un mouvement né au Japon dans les années 60, le "Small Kindness Movement of Japan", dont l'objectif était de remettre à l'honneur la gentillesse, le fait de prendre soin des autres et de le manifester par de petites attentions. Le mouvement s'est ensuite étendu à d'autres pays. En 1998, une conférence à Tokyo officialisa la création du World Kindness Movement. Depuis, partout dans le monde sont organisées à la date du 13 novembre des manifestations dédiées à la gentillesse"

En fin de compte, s'il est nécessaire d'en faire l’emblème  d'une journée, c'est peut être  parce que la gentillesse  est finalement trop peu valorisée au quotidien. Dans le langage courant le mot "gentil" renvoie parfois au manque d'intelligence, à l'incapacité à se faire respecter. Dans notre société, mieux vaut paraître un peu cynique, dur peut-être, fort ou au moins impénétrable. En nous comportant ainsi, malheureusement, nous nous amputons de la part la plus belle de nous-mêmes, et nous empêchons les autres d'y avoir accès.

En ce qui me concerne, je garde  en mémoire, ces petites phrases anodines et assassines qui auraient pu, pendant mon enfance, me faire confondre, gentillesse et courtoisie pesante : «Sois gentil(le), dis bonjour à la dame» ou encore, gentillesse et culpabilité : « Sois gentil(le), ne me fais pas de peine ! » Difficile d’être spontanément gentil(le), quand ceci nous est imposé !

Pour autant, franchise et gentillesse sont pour moi, indissociables. L’authenticité est la base sur laquelle la vraie gentillesse peut reposer car la  gentillesse feinte dénature les relations.

"Etre gentil au quotidien traduit une tournure d'esprit positive et une approche apaisée de l'autre". En ayant moins de panache que d’autres qualités humaines, la gentillesse se rend accessible à tous.

Il y a de nombreuses façons d'être gentil (le). L’important est de trouver celle qui nous convient, unique et personnelle, avec ou sans mots, celle qui nous permet de nous exprimer au plus près de ce que nous sommes, de nous sentir en accord avec nous-mêmes.

On ne parvient pas à la gentillesse en se faisant violence ou en se contraignant soi-même.  Être gentil(le) ce n'est pas se couper de soi même, au contraire, c'est une  façon d’être soi-même.

Pour être gentil à bon escient, il convient de  porter de l'attention aux autres.  Par voie de conséquence, cela nous amène à prendre du recul vis-à-vis de notre ego, de donner moins de prises aux monstres de l'anxiété, de la peur et de la dépression.

C'est en fin de compte, prendre soin de soi en faisant juste un petit détour par l'autre!!!

Qu’en pensez-vous ?