conf empathie sL'empathie est une notion "tarte-à-la-crème" dans la langage du soin. Qu'est-ce que ce mot recouvre exactement ? En quoi est-elle nécessaire, voire indispensable ? De quoi faut-il la distinguer ? Quelles en sont les pièges ?

Le docteur Jean Thévenot, en tant que président de l'Ordre des Médecins, est trop souvent conduit à examiner les erreurs d'empathie des praticiens sur le plan disciplinaire. Le docteur François Gonnet mettra son exceptionnelle expérience du système-alcool au service de nos échanges. La question de l'empathie prend une importance aussi bien clinique que juridique et politique dans notre "société de victimes", selon l'expression de Guillaume Erner.

Bref, ce débat s'impose et nous l'aurons !

 

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Le plus loin possible                                                                  

 

Je reprends pour cet éditorial de février le vœu exprimé par mon collègue François Gonnet à notre intention : aller le plus loin possible. Quelle que soit la pertinence de notre projet d’accompagnement, les efforts de conceptualisation et de transcription en termes de dossier, nos efforts concrets pour nous organiser à tous points de vue, des échéances nous attendent pour aller ‘‘le plus loin possible’’. Nous avons à être présents sur tous les fronts ouverts et, en même temps, nous protéger assez, individuellement et en tant qu’association, pour rester opérationnels.

Nous avons à rester disponibles pour le travail quotidien des prises de contact, des entretiens individuels, des temps collectifs spécifiques de l’activité associative, à savoir les séances de groupe, les ateliers, les hospitalisations brèves et tout le travail de coordination. Dans la mesure où nous ne disposons toujours pas d’un cadre contractuel pérenne sur le plan financier, il sera nécessaire que nos partenaires naturels que sont l’Agence Régionale de Santé (ARS), la Sécurité sociale (CPAM 31), les adhérents de l’AREA et les collectivités territoriales dont l’Agglomération, la Municipalité de Toulouse, le département de la Haute-Garonne nous apportent une aide exceptionnelle pour couvrir nos besoins incompressibles en matière de soin et de fonctionnement. La Région en tant qu’entité politique, contrairement à ce que l’on pourrait croire, n’est pas directement concernée par la politique de santé régionale, sinon par le biais d’un soutien aux actions à caractère pédagogique et culturel. De ce point de vue, les structures de commercialisation des vins régionaux pourraient manifester leur soutien. Nous faisons en effet partie de ceux qui n’ont jamais diabolisé le vin. Nous respectons la viticulture comme réalité économique et culturelle. Il ne nous viendrait pas à l’idée de confondre les professionnels avec des dealers mafieux. Simplement, nous faisons la différence entre le vin de la gastronomie et le vin assimilé à n’importe quel alcool, vendu et pris pour le seul effet par ses utilisateurs.

Indépendamment du temps mobilisé pour rencontrer nos interlocuteurs publics et privés et aboutir à un projet pérenne, nous prenons en compte la nécessité de concrétiser notre réflexion par les ouvrages et les articles qui nous paraissent indispensables. Dans le même esprit, nous avons décidé de renouveler l’initiative de réunions publiques sur des thèmes cliniques. Nous avons opté pour la formule de la soirée, avec des invités de qualité, limités en nombre pour des temps de réunion  courts (une heure trente ), afin de ne pas fatiguer indûment les organismes….

Ainsi, nous irons le plus loin possible, en évitant de nous perdre dans les illusions ou de mettre la charrue avant les bœufs. Nous sommes, en effet, épicuriens et pragmatiques et si nous souhaitons servir l’intérêt général nous n’avons plus rien à prouver, pas même en confondant opiniâtreté et vaine obstination.

2018 newDu sourire et de la ‘‘sueur’’

L’intermède de fin d’année est achevé. Il a servi à se reposer, à prendre un peu de recul, à effectuer plus librement des tâches préparant des objectifs atteignables pour l’année à venir. La reconnaissance du C3A par les Pouvoirs publics est l’objectif n°1, même si nous n’avons pas la main pour la décision finale qui ouvrira ou fermera une porte. De nombreuses étapes intermédiaires devront être bouclées dans les prochaines semaines. En attendant, il faut continuer d’assurer correctement l’ordinaire en soutenant l’action de nos soignants et de nos aidants. Une satisfaction commence à poindre avec l’aboutissement des deux volumes des Clés pour l’après-alcool, une refonte complète de l’outil que nous avions proposé à la fin de 2011, outil épuisé depuis une grande année. Un autre sujet de satisfaction est le bon comportement d’ensemble de notre équipe, face aux difficultés rencontrées. D’autres satisfactions sont en préparation. Au fond, il suffit de se concerter pour ce qui convient et de travailler comme il convient.

Que cette année vous soit globalement douce, qu’elle soit la source de satisfactions profondes, qu’elle vous épargne malheurs et tristesse.

Lire la suite : Éditorial de Janvier 2018

Allez au cinéma !                                                

En ces journées courts, froids et pluvieux, aller au cinéma est une bonne alternative, une invitation à sortir, à se reposer des rituels de fin d’année.

De bons films sont proposés dans les salles obscures et nous avons aussi la possibilité d’en découvrir lors de notre atelier-cinéma mensuel.

Trois extraits de nos commentaires illustreront notre invite pour trois films :  Un homme intègre, de Mohamed Rasoulof (2017), Les Heures sombres, de Joe Wright (23017), Ma vie de courgette, de Claude Barras (2016). Le premier permet de réfléchir à la souplesse adaptive dans une société de contrôle social et de corruption. Le second met en valeur la résilience d’un peuple, incarnée par le saint-patron des alcooliques : Winston Churchill. Le troisième est centré dans l’enfance abandonnée, dans le contexte de la problématique alcoolique.

  1. « Un homme intègre »

Le film pose une question d’ordre éthique : jusqu'à quel point s’obstiner face à un pouvoir indifférent ou hostile ? Jusqu’à quel point s’adapter pour ne pas perdre son « âme », ou l’esprit d’un projet? Quels sont les armes et les accommodements que peut accepter un homme intégre dans une société dirigée et encadrée par des individus prisonniers consentants d’un système, quand sa survie ou la survie de ce qui lui tient à cœur est engagée ? Reza fait passer ses principes avant la prise en compte des réalités. Il fait supporter son intransigeance à ses proches. Il ne fait pas jouer son discernement. Hadis, comme la plupart des femmes, est plus réaliste. Son positionnement face à la mère de l’étudiante prend certainement en compte les règles du jeu.

Lire la suite : Editorial de Décembre 2017

Ce sera le C3A ‘‘François Gonnet’’

​​​​​​​Notre centre d’accompagnement en psychopathologie alcoolique s’est donné un sigle, le C3A, ou centre d’accompagnement en alcoologie et addictologie, mais il n’avait pas de nom propre. Ce sera le C3A ‘‘François Gonnet’’.

Il y a longtemps, dans les années 90, j’avais répondu à une invitation de l’équipe d’alcoologie de Lyon. Un panneau discret confirmait que j’étais au bon endroit : C2A. Le docteur François Gonnet en était le praticien responsable, avec Alain Cattin, comme psychologue clinicien. J’avais retrouvé ce jour- là, pour un dialogue élargi, Daniel Settelen, psychiatre et psychanalyste, auteur d’un remarquable ouvrage comme expert judiciaire de l’affaire Jean-Claude Romand, une personnalité schizophrène, narcissique et clivée, auteure de l’assassinat de sa famille quand l’imposture de sa vie allait devenir publique.
Depuis longtemps déjà, François Gonnet avait laissé ses endoscopes de gastro-entérologue pour s’occuper à temps plein des personnes alcooliques qui séjournaient dans les services de médecine interne. Membre reconnu de la Société française d’alcoologie, il avait accepté de parrainer mon entrée dans la dite-société,avec l’appui parallèle d’un neuropsychiatre, clinicien et formateur éminent, le docteur Lionel Bénichou. Mon troisième parrain était en réalité une marraine, Annie Catel-Begin, également membre des Alcooliques anonymes et du conseil d’administration de la Société française d’alcoologie.

Lire la suite : Editorial de Novembre 2017