Le printemps de l’AREA

 L’AREA a célébré le renouveau du printemps à sa manière avec cette nouvelle forme de débat ouvert à tous les publics, en soirée, comme équivalent, en temps, d’une sortie au cinéma.

 Cette séance sur le thème des terrifiants ‘‘pièges de l’empathie’’ a rencontré un écho très favorable dont nous nous réjouissons.

 Elle nous a permis de donner le nom de notre ami François Gonnet, co-animateur de la soirée avec Jean Thevenot, président de l’Ordre des médecins haut-garonnais, à notre structure d’accompagnement de proximité qui devient donc le C3A « François Gonnet ».

 Le travail de reprise des contacts effectué facilitera celui justifié par le second débat de l’année autour d’un thème spécialement dédié à ceux qui pensent être en capacité de « résoudre le modeste problème de la mort », sous reprendre le sous-titre d’un ouvrage récent de Mark O’Connell1, centré sur les réalités de la maladie d’Alzheimer et sur la pensée transhumaniste.

Retenez dès à présent cette date et l’intitulé :

SPIRITUALITE, CROYANCES ET PROBLEMATIQUE ALCOOLIQUE

 Jeudi 25 Octobre, à partir de 19h45

 Avec le Pr Gérard Ostermann de Bordeaux

Et Henri Gomez de Toulouse

Comme pour la soirée sur l’Empathie, un opuscule d’une quarantaine de pages, rédigé pour la circonstance, sera mis à disposition.

 En espérant que le Ciel attendra2 chacun de ceux qui découvriront cet éditorial en forme d’annonce, soyez assez prudents de réserver votre place, lors de l’ouverture des inscriptions.

 

  1. M. O’Connel « Aventure chez les transhumanistes, » L’échappée, 2016
  2. « Le ciel peut attendre » de Ernst Lubitsch, 1946

 

Quelques photos-souvenir…

Du bon usage de la philosophie politique

Il est, en définitive, facile de distinguer les sources des malheurs du monde actuel et, de dégager de ce fait, des pistes d’action alternatives.

Notre choix de pratique psy-alcoologique a été d’élargir l’approche réflexive de la problématique alcoolique à tout ce qui la détermine, en utilisant l’ensemble des grilles de lecture susceptibles de l’éclairer. 

Il n’est pas possible de comprendre les « problèmes d’alcool » sans utiliser les grilles de lecture psychopathologiques, systémiques et familiales, psycho-sociales, mais aussi les approches scientifiques, économiques, politiques et philosophiques. Les personnes qui renoncent à leur part de liberté en se conformant à l’addiction, sont assimilables à une sorte de prolétariat anesthésié, et de surcroît disqualifié par l’Opinion.

Différents intellectuels ont mis en exergue les plaies de ce que nous appelons, par euphémisme, la société hypermoderne.

Cette évolution a été voulue par l’oligarchie financière. Elle épouse de multiples formes : le pillage des ressources naturelles alors que leur mise en valeur pourrait constituer de vraies alternatives, l’absence de politiques locales autocentrées de mise en valeur écologique, économique et humaine, la multiplication et l’entretien des guerres localisées, l’exploitation et l’oppression croissante des « travailleurs », salariés ou non. La mise en avant des idéologies rétrogrades, religieuses, sécuritaires mais aussi matérialistes, la manipulation éhontée des masses par la mise en avant du sordide, de l’événementiel et de l’insignifiance, l’effondrement des bases éducatives et culturelles d’une réflexion pertinente, la politique de division et de haine entre les peuples, les ethnies, l’exploitation éhontée des fragilités humaines par l’extension de l’offre addictive, la mise en place d’une société de contrôle social par la bureaucratie numérique, la substitution des relations réelles par le nombrilisme des réseaux sociaux, l’hypocrisie érigée en Morale complètent cet état du Monde.

Notre pratique alcoologique s’inscrit dans une logique de refus de cet inacceptable crépusculaire et dans une recherche des progrès accessibles, sans exclure qui que ce soit a priori. Nous nous retrouvons dans une situation analogue à la fin des années 30. L’adversaire ne porte pas de petite moustache. Il ne gesticule pas. Il n’a pas d’uniforme. Il se situe d’abord en nous qui acceptons la dictature de l’argent et de ce qu’elle inspire. Nous refusons la violence. Nous lui préférons une philosophie politique, qui commence par la mise en question des addictions.

 

 

 

 

                                  

conf empathie sL'empathie est une notion "tarte-à-la-crème" dans la langage du soin. Qu'est-ce que ce mot recouvre exactement ? En quoi est-elle nécessaire, voire indispensable ? De quoi faut-il la distinguer ? Quelles en sont les pièges ?

Le docteur Jean Thévenot, en tant que président de l'Ordre des Médecins, est trop souvent conduit à examiner les erreurs d'empathie des praticiens sur le plan disciplinaire. Le docteur François Gonnet mettra son exceptionnelle expérience du système-alcool au service de nos échanges. La question de l'empathie prend une importance aussi bien clinique que juridique et politique dans notre "société de victimes", selon l'expression de Guillaume Erner.

Bref, ce débat s'impose et nous l'aurons !

 

Attention, les places sont limitées !

Inscrivez-vous dès maintenant

 

Les mots pour le dire

 Nous vivons une époque étrange où des mots changent de sens, d’autres sont oubliés ou interdits, d’autres, nord-américains, spécialement liés au commerce et au numérique, ajoutés. Il est toujours possible de se rassurer, avec l’aide de quelques bons verres de whisky, en se disant qu’une langue est toujours vivante, en perpétuelle gestation. Si l’on s’abstient de whisky (ou de tout autre moyen de brouiller son discernement), l’impression est moins favorable. Nous risquons alors de partager l’opinion argumentée de Madame Fatiha Boudjahlat dans « Le grand détournement ». Cette auteure cite Jean Pouillon : « Les mots, souvent vivent à l’inverse des serpents, ils changent non de peau mais de contenu ». Des exemples ?

Lire la suite : Editorial de Mars 2018

Le plus loin possible                                                                  

Je reprends pour cet éditorial de février le vœu exprimé par mon collègue François Gonnet à notre intention : aller le plus loin possible. Quelle que soit la pertinence de notre projet d’accompagnement, les efforts de conceptualisation et de transcription en termes de dossier, nos efforts concrets pour nous organiser à tous points de vue, des échéances nous attendent pour aller ‘‘le plus loin possible’’. Nous avons à être présents sur tous les fronts ouverts et, en même temps, nous protéger assez, individuellement et en tant qu’association, pour rester opérationnels.

Lire la suite : Editorial de Février