Thèmes du lundi  |  du jeudi  |  du vendredi      

Bel été !

Nous avons en cette période de confinement – déconfinement tenu le cap.

L’objectif de l’écriture d’Anesthésie Générale a été atteint. Il est en cours de montage avant l’envoi aux éditeurs au moment de rédiger ce point d’ordre. Nul ne peut prédire l’accueil qui sera fait à cette production atypique mais elle devait être faite et transmise avant la fin-juillet aux maisons d’éditions.

Il est difficile de qualifier l’orientation du livre, sans doute parce qu’il en a plusieurs : alcoologique, clinique, critique, philosophique, politique, littéraire. Espérons qu’une grande maison d’édition lui fasse bon accueil.

Nous venons de mener à bien deux semaines d’HBA consécutives, rattrapant ainsi le mois de non-activité.

Les différents dossiers de demande de subvention ont été déposés dans les règles de l’art.

Nous avons fait ce qui était de notre ressort pour essayer que l’Agence Régionale de Santé répare en partie ses torts vis-à-vis de l’activité.

Nous allons voir comment nos interlocuteurs se positionnent.

Dès lundi, le téléphone fixe sera de nouveau branché.

Nous veillerons à assurer une continuité en groupe soit par le lundi soit par le vendredi. Les ouvertures seront indiquées sur le site.

La pandémie n’est pas neutralisée et nous avons tous à observer les gestes-barrière de bon sens. Il serait désastreux que l’activité du pays ne puisse reprendre à 100% en septembre.

Cela étant, bel été, dans notre beau pays.

 

L’intérêt des analogies

L’atelier-cinéma est un moment très particulier. Il donne à voir un film choisi par le praticien. Les commentaires qui font suite à la vision du film par le groupe ont une dynamique proche de celle du groupe-orchestre. Le bon film, en alcoologie, est celui qui permet de voir autrement la problématique alcoolique. Pour nous, celle-ci est le miroir de l’humain en société. Pour l’atelier-cinéma du 11 avril, le choix s’était porté sur un film de Franck Capra de 1940, Monsieur Smith au Sénat.

Le décalage des années, accentué par le noir et blanc, souligne l’actualité de ce qui est mis en jeu par l’histoire. Le film n’a pas « pris une ride » contrairement à la plupart des films récents.

L’alcool est discrètement présent lors d’une scène de désarroi. Un journaliste, Dick, ami-amoureux de Saunders, est un alcoolique gentil, un velléitaire qui ne croit plus à grand-chose.

Saunders – dans ce milieu, les femmes sont appelées par leur nom de famille – est la secrétaire désignée du jeune Sénateur. Son évolution et son rôle dans le film évoquent celle d’un soignant. Comme un alcoologue qui se respecte, elle va donner au naïf la méthodologie et les éléments de connaissance indispensables pour éclairer la route du Sénateur. L’authenticité, la spontanéité, l’enthousiasme du jeune homme transforme la relation qui prend la forme du « soutien inconditionnel », cher à Carl Rogers.

« Voir la vie, comme si vous sortiez d’un tunnel »

« Ne ratez pas les merveilles qui nous entourent »

« La liberté est trop précieuse pour être enfermée dans un livre »

Smith va devenir adulte en gardant en lui l’énergie de l’enfance. Un moment écrasé par ses désillusions, assis sur ses valises, face à la statue du mémorial de Lincoln, le Sénateur entend, dans l’obscurité de la nuit, les paroles de la soignante Saunders : il incarne « la simple décence » –on croirait entendre Orwell – « la rectitude du bon sens » – tiens donc ! Clés pour comprendre + empathie. Ainsi soutenu, il a de nouveau envie de se battre.

La description du système économique-politique-médiatique est d’une actualité impressionnante. Ne sommes-nous pas devenus une province des Etats-Unis, des sujets du CAC-40 ?

 

Vivement jeudi !

Lors de l’Assemblée générale de Janvier, nous avons décidé, en dépit de nos difficultés, de proposer un éventail d’ateliers différents, ouverts également aux proches, dans la mesure où nous disposons de deux lieux pour les adhérents directement concernés par la problématique alcoolique : les lundis et, tout spécialement, pour les nouveaux venus, les vendredis. Cette offre est également une nouvelle possibilité donnée à nos étudiants de diversifier leur approche.


Chaque jeudi, à 18h, un atelier commencera. Il se terminera autour de 20h, excepté celui dédié au cinéma qui sera un peu plus long, pour autoriser des échanges de points de vue.


Pour ma part, je m’occuperai de l’atelier-cinéma, avec pour cette nouvelle première série de séances, un film récent, Mademoiselle de Jonquières, que nous avions présenté lors de sa sortie en salle par une fiche disponible. Nous essaierons d’aller plus loin, ensemble, dans l’analyse. La séance est prévue pour le 28 Février.


Georges Pader (06-30-00-04-51) animera un atelier d’aide à la relation interpersonnelle.


Brigitte Tual (06-37-45-59-26) proposera un atelier d’écriture autour de la problématique alcoolique.


Catherine Dangelser (06-60-79-71-60) animera un atelier de psychoéducation avec une sensibilité « familiale ».


Les jeudis laissés libres accueilleront un groupe autogéré animé par des proches.


Nous préparons les prochaines échéances, notamment la conférence sur « Les obstacles au bon sens » du Mardi 23 Avril à la Maison de la Diversité.


Nous sommes en lien de coopération avec La Clinique Rive Gauche. Cet établissement au remarquable état d’esprit devrait changer de propriétaire. Quant à la Clinique du Parc, déplacée à Fonsegrives, elle passe au Groupe Ramsay qui a acheté toutes les Cliniques détenues jusqu’alors par Capio. La concentration monopolistique des établissements de santé se poursuit. 

 

Une année décisive

            En 2019, nous aurons du neuf, obligatoirement.

  Malgré les moments difficiles de 2018, pour autant, nous avons maintenu l’objectif de réflexion avec nos trois conférences (Empathie, Croyances, Autorité), et de transmission avec le livre « Vivre après l’alcool ».

Elle aura montré qu’il était possible de faire du bon travail avec une petite équipe cohérente et efficace (Site, maquettes, atelier-cinéma, groupe intégratif, consultations complémentaires).

Les comptes ont été clarifiés. Au sein des groupes, une mutation s’est amorcée. Nous avons continué à accueillir des étudiants. Nous avons assuré face aux Collectivités territoriales et à l’Assurance-Maladie. Nous avons pu nous rapprocher de celle-ci pour donner un avenir à la méthodologie et à l’activité de l’AREA.

Les débuts au sein de la Clinique Rive Gauche sont prometteurs. L’équipe soignante de cet établissement est accueillante et professionnelle. Nous aurons à garder ce cap et à assurer des avancées décisives, en lien avec les Pouvoirs publics.

La reconfiguration conduira à une révision des objectifs et des statuts de l’association.

Une première partie de la mission de l’AREA s’achève. Elle a permis, depuis 1989, le maintien d’une activité utile et créatrice. Elle a permis à une équipe soignante resserrée de travailler. Si l’activité dispose enfin d’un cadre fonctionnel stable, elle pourra remplir en toute tranquillité ses missions d’animation, de réflexion, de témoignage, de formation et de lien avec les Collectivités locales et les partenaires sociaux. Les soignants, de leur côté, auront gagné en indépendance financière et en sérénité. Chacun sera plaisamment à sa place et dans ses attributions.

2019, sera donc une année-charnière. Nous espérons tous cette évolution. Le climat politique et social du pays ne la rend que plus urgente.

                                                                     

                                                                     Henri Gomez, l’AREA

 

D’une Conférence à l’autre

Nous avons laissé la thématique des croyances et de la spiritualité, avec la satisfaction tranquille du devoir accompli. Gérard Ostermann a su capturer – captiver – un « public » attentif, un peu étourdi – hypnotisé  parfois, par la densité de ses références scientifiques et littéraires et de ses illustrations. Chacun retiendra ce qui aura fait écho en lui.

Cap, donc, sur les prochains objectifs.

Nous avons devant nous la troisième conférence de l’année sur Le déclin de l’Autorité, sous l’angle des addictions, avec Alain Eraly, sociologue et économiste. Plus compliqué, nous devons agréger, d’ici décembre, le cercle des décideurs (Clinique Rive-Gauche, groupements hospitaliers de ville, Assurance-Maladie – ARS), autour de notre façon d’appréhender la problématique alcoolique, à partir d’un dossier préétabli (Article 51) proposé aux innovations «efficientes», essentiellement ambulatoires. Dans cette affaire, le soutien explicite de la Société Française d’alcoologie est indispensable. C’est pourquoi, nous avons constitué un travail original sur le groupe intégratif, dans le cadre d’un concours proposé par la SFA.

Il n’est jamais simple de tenir sa place dans plusieurs compétitions à la fois. C’est pourtant le défi que nous avons à relever, en prenant en compte tout ce qui fait la vie des uns et des autres et que nous n’avons pas davantage le droit de négliger.

 

Ci-dessous, quelques photos prises lors de la conférence du 25 Octobre :