
Noël-2026

À l’exemple du célèbre village d’Armorique qui résiste encore et toujours, l’AREA persistera en 2026, pour donner leurs chances à une poignée de nouveaux venus, sans solution pertinente pour croire à leurs ressources, laisser l’addiction et changer de trajectoire de vie.
Les instances décisionnaires de notre pays opposent leur silence comme réponse à nos démarches. Elles en ont le Droit et elles en usent, sans modération. Elles font penser au personnage improbable de La conjuration des imbéciles, de John Kennedy Toole, classant les archives de l’entreprise qui avait eu la mauvaise idée de s’embaucher, en mettant les dossiers à la poubelle.
Nous ne quémandions pas d’aumône institutionnelle. Nous demandions d’être écoutés pour donner des moyens efficaces à l’accompagnement de personnes en difficulté par l’effet de leurs addictions-symptôme.
Nous souhaitions, après avoir présenté aux responsables de la CPAM l’ensemble de la méthodologie, rencontrer l’ARS d’Occitanie en vue de leur prendre conscience de l’intérêt stratégique du groupe intégratif. Nous avions l’intention de demander son soutien pour gravir, en toute transparence démocreatique, les maillons conduisant à la reconnaissance de cet outil novateur par la nomenclature des actes. Seule cette reconnaissance peut donner consistance à un effort pédagogique auprès des soignants destinés à agir aux côtés des aidants d’une association de réflexion et d’entraide. Sans reconnaissance légale de cet outil, rien n’est possible. Le gaspillage humain continuera de plus belle, avec sa cohorte de malheurs évitables. L’État pourra recruter davantage de policiers et construire de nouvelles prisons.
Notre temps est tristement dominé par un nihilisme hédoniste, avec ce qu’il faut d’aveuglements volontaires et d’inculture pour laisser faire la casse.
Hier soir, un ailier bordelais, connu pour sa vélocité et son efficacité, a su freiner sa course pour éviter de heurter violemment un petit ramasseur de balle. Le rugby, malgré sa rugosité, est un exemple de mélange sociétal et générationnel réussi. Les clubs, eux, peuvent compter sur les joueurs, leurs entraineurs et leurs dirigeants. Dans les tribunes, les aînés, les conjoints et leurs enfants les encouragent, oublieux, un instant, des difficultés quotidiennes.
Édito d’Octobre
La crise politique ne cesse de durer dans notre pays. Nous pouvons essayer de la comprendre, tout en imaginant des réponses démocratiques.
La Boétie nous a appris, depuis fort longtemps, que les tyrans ne devaient leur pouvoir qu’à la soumission collective. Si un peuple se satisfait de contempler le théâtre des ombres qui vont et viennent, si, de son côté, il poursuit ses activités professionnelles et occupationnelles, sans se soucier de réfléchir, de dialoguer et de l’intérêt général, au-delà de ses intérêts légitimes, il y a réellement du souci à se faire.
De notre point de vue d’alcoologues et d’aidants de terrain, quelle analyse faisons-nous de la situation ?
La crise politique que vous vivons n’est que le symptôme pathétique de nos renoncements. Nous nous sommes coulés depuis longtemps dans l’indifférenciation européiste et mondialiste. Beaucoup d’entre nous se sont satisfaits de devenir un marché américain, absorbant la sous-culture de cette grande puissance en crise. Nous avons laissé une élite apatride aller chercher ailleurs ses profits et ses privilèges au détriment de nos forces productives, dans l’industrie, l’agriculture et les technologies. Nous avons effacé nos frontières. Nous avons laissé croire aux peuples maltraités du sud qu’ils pouvaient profiter des avantages sociaux d’une vieille Nation de culture multiséculaire, sans autre contrepartie que leurs insatisfactions et leur idéologie politico-religieuse. Nous avons ainsi donné prise à une seconde annexion. Les addictions ont prospéré, affectant toutes les classes d’âge, véhiculant l’anesthésie sociale, sans que l’Education Nationale et la Santé prennent la mesure de ces dangers.
Notre conviction est que notre peuple et notre jeunesse méritent beaucoup mieux que la bouillie médiatico-culturelle qui leur est proposée. Un changement de relation entre les forces associatives soucieuses de l’intérêt général et les représentants de l’Etat devient urgent. Ceux qui ont à proposer doivent être entendus. La sortie du marasme demande que s’articulent enfin des initiatives de terrain et l’action politique au sommet.