17 juin 2026

Ouvrir un dialogue

L’Université populaire de Toulouse nous donne l’occasion d’un débat ouvert.

Pour la circonstance, nous avons réalisé un diaporama (de plus) pour indiquer notre façon de concevoir l’accompagnement de personnes en difficulté : avec l’alcool et ─ désormais ─ avec les autres addictions dotées d’effets psychoactifs destructeurs. L’un de nous a sollicité l’Intelligence artificielle, pour compléter cette présentation par une mise en images appropriée.

Depuis des dizaines d’années, un nouveau système de domination s’est développé. Certains le nomment néolibéralisme. En réalité, il n’a de libéral que le nom. Il ressemble, de plus en plus, à un monde orwellien par le contrôle bureaucratique qu’il impose, le décervelage autistique qu’il entretient et par sa violence. Un système libéral suppose la liberté d’initiative. La liberté et la créativité n’existe aujourd’hui qu’à la condition d’asseoir un peu plus la prospérité de la super-élite. Nous sommes libres d’obéir, libres de nous conformer, libres de nous addicter, dans les limites tolérées par les règlements, l’entourage et la résistance de nos organismes.

Les partisans du néolibéralisme vilipendent l’état social, alors qu’ils ne sont pas en reste pour en profiter, de différentes manières. Ils en sont encore à l’aphorisme de Bernard Mandeville, l’auteur de La fable des abeilles : les vices assurent la prospérité. Dès lors, pourquoi s’intéresser aux addictions ? Si les gens s’avisaient de devenir sobres, plus solidaires, de ralentir, et s’ils faisaient preuve d’esprit critique, voire de désobéissance civique, la deshumanisation en marche s’en trouverait remise en question.

Nous avons, depuis le commencement, essayer d’intéresser les personnes de pouvoir – politiques et universitaires – à nous permettre de soigner plus efficacement et plus économiquement, les personnes alcooliques. Nous savons quelles capacités celles-ci peuvent faire vivre, quand elles se débarrassent de leur « poison ». Nous avons fait le pari de l’intelligence et de l’éthique, de l’humanisme, contre la grégarité conformiste.

Nous n’avons pas réussi dans cette entreprise. Nous n’avons jamais été en situation d’influencer l’organisation du soin et ce n’est pas faute d’avoir essayé. Nous nous sommes satisfaits d’une utilité de contact. Tout le monde ne peut en dire autant.

L’alcoolique peut devenir un exemple. S’il dit non à l’alcool, d’autres non peuvent vivre et d’autres oui prendre force. Il peut se réconcilier avec lui-même et faire lien avec d’autres. Le meilleur peut advenir.

Tant que nous serons en état de continuer, dans le cadre de notre association, nous persisterons.

Nous avons besoin, pour durer et rester contributifs, de votre participation.

Nous vous attendons le 17 juin. Ce sera notre Appel.

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