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Réalisation : Alfred Hitchcock

Scénario : Alec Coppel et Samuel Taylor, d'après le roman D'entre les morts de Boileau-Narcejac

Date : 1958 / USA     Durée : 118 mn

Acteurs principaux :

James Stewart : Scottie

Kim Novak : Madeleine / Judy

Barbara Bel Geddes : Midge

Tom Helmore : Gavin Elster

Sarah Taft : la nonne

SA

Mots clés : manipulation – acrophobie – apparence – machination - mensonge

John « Scottie » Ferguson a été policier à San Francisco. Lors d'une course-poursuite sur les toits, un collègue est mort en voulant lui sauver la vie, alors que notre héros était suspendu dans le vide, accroché à une gouttière, après avoir glissé. Devenu acrophobe, habité par la peur du vide, il avait dû quitter son métier. Il entretient une relation devenue amicale avec Marjorie Wood dite « Midge », toujours éprise de lui.

Scottie est contacté par l'un de ses anciens camarades d’université, Gavin Elster, pour qu'il suive Madeleine, sa jeune et fortunée épouse. Elle serait possédée par l'esprit de son arrière-grand-mère maternelle, Carlotta Valdes. D'abord réticent, Scottie accepte. La filature commence.

Il constate que Gavin a dit vrai. Madeleine va se recueillir sur la tombe de son aïeule. Elle passe de grands moments au musée, devant un portrait peint de Carlotta. Elle s'identifie à elle en adoptant sa coiffure, en portant un pendentif orné de pierres rouges, en achetant un bouquet de fleurs analogue à celui du modèle. Elle a même loué une chambre dans l'ancienne demeure de la défunte, devenue un hôtel.

Madeleine se jette, un jour, dans la baie de San Francisco. Scottie est là. Il la sauve de la noyade et la ramène chez lui. Ils tombent amoureux. La jeune femme se rend ensuite dans une ancienne mission catholique espagnole. Elle grimpe au sommet d'un clocher. Paralysé par son acrophobie, Scottie ne peut avancer qu'à mi-hauteur. Madeleine se jette dans le vide et s'écrase sur le toit de l’église. Un procès a lieu, à l'issue duquel ni Scottie ni bien tendu Gavin, le mari, ne sont reconnus coupables.

Après une hospitalisation pour dépression nerveuse, Scottie retourne sur les lieux qu'il a fréquentés avec Madeleine. Il croit la voir partout. Puis il croise Judy (Lucie dans la version française. Bien que rousse et vulgaire, alors que la disparue était blonde et distinguée, elle en possède toutefois ses traits. Fasciné, il l'aborde. Malgré les réticences de Judy, ils entament une relation. Scottie cherche obsessionnellement à la transformer en Madeleine : il lui achète les mêmes tenues et lui fait teindre les cheveux en blond. Judy le laisse faire. Elle est toujours éprise de lui.

Un soir où le couple s'apprête à sortir, Judy noue autour de son cou un collier. Scottie reconnaît le bijou que Carlotta arbore sur le portrait du musée. Il comprend alors subitement qu'il a été victime d'une machination. Gavin souhaitait se débarrasser de sa femme légitime, reléguée à la campagne. Il avait engagé Judy, sosie de Madeleine, pour incarner une épouse dépressive. Après avoir brisé la nuque de sa femme, il avait transporté son corps sans vie dans le clocher. Lorsque Judy avait atteint seule le sommet, il avait précipité le cadavre de Madeleine pour simuler un suicide dont Scottie serait témoin. Il avait demandé ensuite à Judy de disparaître, en achetant son silence. Il lui avait offert, en prime, le pendentif de Carlotta. Pas malin de la part de Judy de le mettre au cou !

Scottie emmène alors Judy dans l'église où Madeleine s'est prétendument suicidée. Surmontant son vertige, il l'entraîne en haut du clocher pour lui faire avouer la supercherie. Attirée par leurs éclats de voix, une religieuse surgit. Effrayée par cette apparition fantomatique, Judy tombe dans le vide. La religieuse se signe et tout est bien qui finit bien. Peut-être, après tout, Scottie trouvera-t-il le bonheur avec la douce et patiente Midge ?

La manipulation est un vilain défaut

Le film a été classé parmi les meilleurs films jamais produits, ce qui est déconcertant car le générique de début est interminable, la musique ringarde, les scènes de baiser répétitives, le rythme général lent, pour ne pas dire poussif. L’intrigue est passablement filandreuse.

Est-il intéressant pour la problématique alcoolique ? Non. À la rigueur pour les TOC associés, contre la manipulation, ou pour trouver le sommeil.