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Lundi 1er Février  2021

Seuls ceux qui ne tentent rien ne connaissent pas l’échec. On peut parler d’échec quand un objectif n’est pas atteint. Le sentiment d’échec est plus subjectif et profond. Il porte généralement sur une période ou sur une relation : ma vie est un échec, mon couple est un échec... La perception de l’échec peut être vécue très différemment. Certains échecs sont vécus très douloureusement. Ils correspondent à un sentiment de perte qui semble définitive et irrémédiable. D’autres échecs ont un impact moins profond. Le sentiment d’échec s’estompe plus facilement.

La première opération mentale, face à un échec, consiste à être certain que l’échec en cause est irrémédiable. Un échec ne signifie pas nécessairement une impossibilité définitive à réussir.

Il peut être une source d’enseignements, rapporté à l’objectif, à soi, à la conjoncture et l’environnement.

Avec la réflexion, en laissant à l’amour-propre ou aux illusions le temps de s’estomper, il peut générer une autocritique constructive.

Il va, le plus souvent, pouvoir être dépassé par un supplément de travail, d’imagination, une adaptation de la stratégie, une modification de la méthode. Le plus souvent, c’est ainsi que l’on progresse. Les réussites les plus solides reposent sur l’expérience des différentes erreurs possibles.

L’échec procède généralement de l’absence d’adéquation entre la finalité et les moyens, qu’il s’agisse d’un objectif ponctuel ou de la qualité d’une relation.

Le sentiment d’échec fait intervenir l’image que l’on a de soi. Certaines personnes accordent plus d’importance à leur image qu’à ce qu’elles sont capables de réaliser. Elles ne seront pas regardantes sur les moyens d’atteindre leur objectif. L’essentiel pour elles sera de croire et de faire croire à leur supériorité. En cas d’échec, elles rejetteront systématiquement la faute sur les autres. Elles seront donc emmenées à répéter les mêmes erreurs, non sans occasionner des dommages collatéraux.

Le vécu d’un échec peut être facilement relativisé dès lors que la conviction d’avoir fait de son mieux intervient.

Une autre manière d’atténuer le sentiment d’échec est de prendre acte de tout ce qui a pu être construit à partir du chemin suivi.

Une fois admis l’échec, il reste à l’accepter et à tourner la page.

Le constat d’une dépendance alcoolique ne doit pas être considérée comme un échec. Il est de l’ordre du fait et un point de départ, une nouvelle chance.

Comment faire face à un sentiment d’échec ?

Comment le dépasser ?