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Lundi 22 février 2021

 L’avenir de notre jeunesse peut se concevoir sous deux angles totalement opposés : notre propre jeunesse comme sujet et la jeunesse comme catégorie sociologique.

Il est naturel, en tant que parent comme en tant qu’adulte responsable de se préoccuper des jeunes générations. Notre propre histoire rend compte de l’influence des modèles qu’ont représenté nos parents. Nous avons pu mesurer leur impact affectif et éducatif sur notre développement. Nous avons pu apprécier la façon dont ils se sont situés dans la vie professionnelle et sociale. Nous pouvons nous interroger à notre tour sur l’impact que nous avons pu avoir sur nos enfants et sur l’influence que nous pouvons encore avoir sur eux.

Les transformations sociales, technologiques et culturelles ont bouleversé les relations entre les générations. Les mutations se font même à l’intérieur d’une même génération, tant les évolutions se sont accélérées depuis ces dernières dizaines d’année. Quelles sont les bases d’un dialogue possible ? L’écriture de « Anesthésie générale » peut se comprendre comme un effort de dialogue entre générations. La longévité professionnelle permet l’expression d’une mémoire et de points de vue qui peuvent avoir la valeur de la nouveauté. En même temps, l’écriture fait toute sa place au présent et pose ainsi la question de l’avenir.

À titre individuel, nous pourrions défendre l’idée que la jeunesse est le temps que l’on a devant soi, le reste faisant partie des souvenirs, agréables ou non. Comme disent parfois les anciens, nous ne serons jamais aussi jeunes qu’aujourd’hui. L’essentiel n’est-il pas en définitive de tenter de « faire vivre l’enfant qui est en nous » ? La question peut se déplacer sur cet enfant qui est en nous. À quoi correspond-t-il ? Comment faire pour qu’il tire avantage de l’expérience acquise comme adulte ?

 Avez-vous l’impression de porter en vous cet « enfant » ?

Comment vous attachez-vous à le faire vivre ?