02-02-2026

Après l’AG statutaire, en ce début d’année, et par le fait d’une patiente, en quête de motivation, la question des « objectifs » sera à l’ordre du jour de notre séance.

Rien à voir a priori entre les objectifs de l’association et celle d’une personne en début de parcours d’accompagnement.

Les objectifs de l’association sont clairs, même s’ils sont problématiques. Il s’agit de durer, de la meilleure façon, d’explorer les possibilités de pérennité, de concrétiser notre volonté de transmission par l’aboutissement de nos deux projets éditoriaux, d’élargir l’audience de notre travail, de recevoir et d’aider de nouveaux patients, d’améliorer nos connaissances en phase avec le réel, en faisant vivre l’écoute, la bienveillance et l’esprit critique qui font partie de l’identité de notre collectif.

La question des objectifs est tout autre chez un nouveau venu. Elle peut la considérer sous plusieurs angles. Pour les plus anciens, la question qui s’impose est de faire le meilleur usage possible du temps qui reste. Pour d’autres est de préserver ce qui a été sauvegardé ou regagné ou qui n’a pas encore été perdu D’autres encore peuvent penser l’après-alcool comme une ouverture sur l’avenir et se soucier avant tout de se mettre (ou de rester) en état de marche, dans les meilleures conditions possibles. D'autres encore sont dans l’ambivalence, ils voudraient, comme on dit, le beurre, l’argent du beurre, et le sourire de la crémière ou du crémier, sans contrepartie. C’est oublier le caractère possiblement totalitaire de l’alcool. Une autre façon d’aborder cette question est de réfléchir à l’articulation entre la motivation et le travail d’élaboration mentale nécessaire à comprendre les origines de l’addiction, les modifications à apporter pour la rendre inutile.

Quels sont vos principaux objectifs et quels moyens (de toute nature) vous donnez-vous pour les atteindre ?