1er Juin 2026

L’HBA nous donne l’occasion de réfléchir à un thème inédit, celui des « personnes compatibles ».

Au moment de la démarche et plus encore de l’action de soin, chaque personne dispose d’un relationnel, plus ou moins diversifié. Il est banal d’admettre qu’il soit en crise, même si la présence de personnes bienveillantes et/ou lucides est habituelle. De façon significative, un proche se fait connaître. Il agit souvent en éclaireur ou en incitateur. L’état d’inorganisation de la filière de soin explique que le médecin généraliste ne soit pas très souvent l’élément facilitant.

Une des tâches en addictologie humaniste est de faire un état de la situation relationnelle au niveau affectif, familial, professionnel et social. La relation vise un meilleur étayage intérieur.

Sur qui va-t-on pouvoir compter ? Comment faire respecter les distances nécessaires aux proches pour permettre à l’intéressé(e) de se prendre en mains et affronter le quotidien sur les bases de la sobriété ? Comment rendre les proches compatibles ?

Assez vite, vont se distinguer des personnes compatibles, d’autres qui peuvent le devenir, d’autres, malheureusement, dont il faudra s’éloigner parce que la relation avec la personne addicté(e) se fonde précisément par la présence de l’addiction.

La personne addicté(e) va devoir trouver d’autres partenaires pour se donner le temps de modifier ses représentations, ses fonctionnements intriqués avec l’addiction. Indépendamment du soignant ou des soignants en charge d’accompagnement, des aidants et des activités d’élaboration permises par l’association, la personne addicté(e) aura à faire un tri sélectif à la fois pour se protéger et pour élargir son horizon relationnel.

Quelles difficultés, quelles décisions, quels types de soutien et d’investissement avez-vous trouvé et fait vivre dans votre démarche de rééquilibrage et d’élargissement relationnel ? Disposez-vous aujourd’hui de personnes ou, à défaut, d’activités « compatibles » ?