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Lundi 2 Novembre 2020

La reconnaissance est une capacité que le mouvement des Alcooliques Anonymes a constitué en source de rétablissement. Comment définir et analyser la reconnaissance ? La reconnaissance consiste à éprouver et à exprimer de la gratitude envers une personne ou une Collectivité qui a su nous aider en temps utile.

La reconnaissance ne s’inscrit pas dans des actes extraordinaires. Nous pouvons, dans les actes les plus simples de la vie quotidienne, apporter une aide symbolique ou concrète dans l’exercice de nos fonctions. La politesse sincère est déjà une reconnaissance de l’autre. Tout n’est pas dû, dans la forme et le fond. Qu’une personne réponde à ses obligations justifie qu’on la remercie. La reconnaissance ne joue pas à sens unique. L’entraide, par exemple, suggère la réciprocité, même si l’échange est inégal.

La reconnaissance témoigne d’une forme de générosité. Nous apprécions l’effort qui a été consenti, l’attention qui nous a été manifestée, le service qui nous a été rendu. Nous ne nous abaissons pas en exprimant de la reconnaissance, bien au contraire. Le fait de reconnaitre l’attention qui nous a été accordée rétablit une forme d’égalité.

Pour ma part, je me sens très redevable. J’éprouve de la reconnaissance envers de multiples personnes connues ou inconnues qui m’ont permis de résister face aux difficultés et de progresser malgré elles. Nous pouvons être reconnaissants envers ceux qui nous donnent quelque chose ainsi que face à des personnes qui acceptent de recevoir de nous.

Certaines personnes ont des difficultés à éprouver de la reconnaissance. Elles peuvent avoir un égo surdimensionné ou adopter une position victimaire en estimant qu’elles n’ont que des droits et des besoins à satisfaire. Elles se prennent généralement excessivement au sérieux et n’ont que du mépris pour les autres.

D’autres, ou les mêmes, confondent des avantages liés à leur position sociale d’origine et les qualités liées à ce qu’elles sont ou ce qu’elles font.

Il est souvent question de l’ingratitude des enfants. Il faut relever en parallèle les attitudes d’emprise ou d’irrespect des adultes à leur encontre.

Êtes-vous à l’aise dans l’expression de votre reconnaissance ?

Souffrez-vous ou avez-vous souffert de ne pas être reconnu ?