lundi 9 avril 2012

C’est le refrain d’un des succès d’Edith Piaf et une thématique qui concerne nos stagiaires de la semaine, à un titre ou à un autre.

  • L’amour représente une sécurité que l’on donne et que l’on attend.
  • L’amour suggère une capacité de séduire et d’être séduit.
  • L’amour suggère la connaissance de soi et de l’autre, mais aussi le respect de soi et de l’autre.
  • L’amour suggère un lien, donc la durée, une construction.

Partant de ces quelques idées, on peut déjà distinguer entre whisky et Canada dry.

  • S'attacher à quelqu'un uniquement parce que l'on a besoin d'une présence : ce n'est pas de l'amour.
  • Aller vers quelqu'un pour lequel on n'éprouve aucune attirance véritable ou accepter d'être approché en donnant une fausse image de soi ou en sachant pertinemment que l'on n'est pas attirant, du fait des dommages physiques et psychiques de l'alcool, par exemple, est allé à des déboires assurés.
  • Si on ne se connaît pas, c'est difficile de créer une relation durable et si on ne se respecte pas, c'est carrément impossible.
  • Le lien suppose rencontre, découverte, temps, partage, complicité, solidarité, résistance aux tensions, aux déconvenues. Le « vite fait » est rarement porteur.

Pour autant l’absence d’un partenaire ou d’une famille n’est pas un obstacle absolu : sans aller jusqu’à aimer le genre humain, on peut aimer ce que l’on fait, son travail, si on en a un, aimer des activités choisies ou tout simplement la vie telle qu’elle se présente.

Contrairement à ce que dit la chanson, avez-vous l’impression de pouvoir exister sans aimer ?

En quoi l’amour est-il constitutif de votre identité ?

lundi 2 avril 2012

Dans la problématique alcoolique, on trouve deux courants concernant la gestion de la dépendance, l’un qui soutient la nécessité d’une abstinence définitive, le second croit à la possibilité et l’opportunité de retourner vers une consommation modérée.

A travers l’article « Boire après l’alcoolisme », de R. LEFEBVRE et M. LEGRAND, ces deux auteurs soulèvent la question : 

« Des personnes qui ont été alcoolo-dépendantes peuvent -elles retourner de manière stable à une forme de boire ‘modéré’, ‘contrôlé’ ou ‘réfléchi’ ? »

Une enquête (Daves, 1962) qui portait sur l’abstinence, était faite sur 93 patients qui avaient été soignés pour l’alcoolisme au Maudsley Hospital de Londres, le résultat obtenu c’était que 7 parmi les patients avaient adopté un « boire modéré stable ».

Une autre enquête (Vaillant, 1983) montrait que dans l’alcoolisme, on trouve trois modes de relation que le dépendant peut avoir avec l’alcool :

  • relation à vie ou jusqu’à leur mort
  • une abstinence définitive 
  • ceux qui ont réussi à s’installer dans une consommation modérée, et qui ont pu construire une relation saine avec la bouteille.

Si on part du constat que l’addiction à l’alcool est un problème comportemental qui s’inscrit dans un modèle d’apprentissage cognitif et social, on conclut qu’il y a une possibilité d’un désapprentissage à l’avantage d’un nouveau  mode comportemental par rapport à l’alcool (Heather et Robertson, 1998), alors avoir une consommation normale est-ce possible ?

Et si la dépendance à l’alcool est une maladie, donc le malade alcoolique a-t-il la possibilité de « guérir », et rétablir une relation « saine » avec la bouteille ?

Le malade alcoolique est il obliger d’être condamné à une abstinence définitive ? pouvons-nous parler d’une abstinence transitoire ?

Rédigé par BOUAZIZ Wiam , étudiante en M1 de psychologie.

lundi 26 mars 2012

Ce thème vous est proposé par l’effet de la mise au propre des observations de première rencontre pour les 4 stagiaires. J’ai vu samedi soir un film que j’ai trouvé remarquable et qui illustre ce que peut être un homme. En l’occurrence, il s’agit d’un enseignant remplaçant dans un établissement public, une sorte de poubelle pour jeunes en voie d’exclusion. C’est la finalité du service public dans une société ultralibérale : les gagnants et les enfants de famille avantagée fréquentent les écoles privées et ceux qui ne tiennent pas la route vont à l’école publique. Je fais référence à un film qui m’a profondément touché, Détachment. Il est encore pour quelques semaines à Utopia. Foncez le voir. Dans un autre genre, il m’a autant séduit que We want sex equality. Adrian Brody est bouleversant de délicatesse, de finesse et d’intelligence, son détachement est une précaution qui lui permet d’être mieux en phase avec les jeunes en grande souffrance qu’il rencontre. Mais où sont passés les parents, et plus particulièrement les pères ?

Il m’arrive de dire en souriant aux patientes que les hommes de qualité sont malheureusement une espèce en voie de disparition. Certains individus XY sont moins que des caricatures. Pour autant, certaines personnes XX ne sont pas mal non plus, au sein du troupeau des insignifiants prétentieux et contents d’eux-mêmes.

Pourtant, notre mémoire ne manque pas de références masculines remarquables qui ne donnent pas spécialement envie de se vautrer dans la médiocrité, l’addiction ou la bêtise. Je pourrais citer des dizaines de références masculines, autant de références symboliques, ayant ou non existé, qui peuplent mon imaginaire. Une sorte de complicité lointaine me lie à eux. Ils m’interdisent d’accepter d’être indifférencié, quelconque, moyen. Les femmes, les enfants, les autres hommes ont besoin que de tels hommes sortent du rang.

Quelles sont vos références masculines ?