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lundi 2 janvier 2012

Thème récurrent, sujet de commande. Le groupe a suffisamment de souplesse en lui pour le revisiter de façon intéressante.

De quoi parlons-nous par cette expression de « détachement émotionnel » ?

Nous vivons dans un monde qui marche sans pudeur à l'émotion, comme en témoignent la plupart des informations administrées comme des lavages de cerveau. L’excès d’émotions aboutit paradoxalement à l’incapacité de s’émouvoir, à l’indifférence. Le sujet soumis aux émotions, le plus souvent négatives, se prive d’une réflexion sereine ou, du moins, distanciée, d’un guide pour des choix pensés et maîtrisés.

Apprendre le sang-froid, c’est vouloir garder prise sur les événements qui exigent du discernement. Le détachement permet d’éviter que des événements aient une emprise durable sur son esprit.

Le détachement émotionnel consiste à intégrer un décalage utile entre la perception et l’analyse de la situation. L’acte qui suit peut accueillir ensuite l’émotion nécessaire, qui en conditionne la portée.

Le détachement émotionnel suppose l’acquisition de certaines qualités. En premier lieu, savoir écarter ce qui n’a pas d’importance. Ce qui n’a pas d’importance suppose une grille d’appréciation. Je peux, par exemple, décider que ce sur quoi je n’ai aucune prise n’a aucune importance pratique. Je peux accorder ensuite de l’importance à ce qui risque de peser sur ma vie. Je peux cependant être informé des combats ou des problèmes qui ne sont pas les miens, à titre documentaire.

Une émotion a besoin d’être secondarisée, mise au service du projet, pour alimenter une passion durable. Le présent peut être ainsi mis en perspective.

Vous pourrez donner des exemples d’états émotionnels dépassés…

lundi 26 décembre 2011

Le mot adaptation fait partie de notre vocabulaire usuel.

La prise d’alcool peut être utilisée dans le but de s’adapter, pour lever l’inhibition, calmer l’anxiété, trouver un sommeil qui fuit, apaiser une douleur…

Les autres phénomènes d’adaptation sont nombreux.

Le déni est une manière efficace de s’adapter en refusant de voir la réalité. On a pu se rendre compte qu’à côté du déni individuel qui a tous les aspects de la pathologie, un groupe social peut fonctionner au déni, en toute inconscience, ou privilégier une forme d’atténuée de déni : la dénégation, ne considérant qu’une part de la réalité ou la déformant pour la rendre acceptable.  

Certains troubles de la personnalité sont des phénomènes d’adaptation : l’autiste, l’enfant hyperactif ont des phénomènes de défenses qui équivalent à des phénomènes d’adaptation.

La violence, la terreur, les crises d’hystérie sont une façon de s’adapter en faussant la relation, en empêchant la contradiction se d’exprimer.

Le faux-self est un phénomène d’adaptation. Le sujet se donne l’apparence qu’il croit bonne pour se faire aimer, accepter… Il se confond avec une fonction.

L’évitement est un phénomène de contournement d’une situation perturbante.

On peut considérer aussi bien que la méthode Coué, le discours du « juste milieu », les rationalisations trouvant une explication à tout sont aussi des phénomènes d’adaptation.

Comment concevoir des phénomènes d’adaptation qui ne fassent pas l’économie de l’esprit critique et de l’épreuve du réel ?

lundi 19 décembre 2011

La réunion est une suite logique à notre journée d’alcoologie et à notre thème de jeudi « Qu’est-ce qu’un militant ? ». Nous sommes à une période de l’année où il est bon de voir la réalité en face pour dégager des pistes  de réflexion et d’action.

Pour chacun d’entre nous, cette mise en examen est nécessaire.
Quelles sont nos réalités ? Quelles sont nos perspectives ?

Ces questions peuvent être appliquées à notre famille quand il en reste une et à nos liens affectifs, à notre activité professionnelle, à nos investissements à caractère militant, à nos contraintes et choix de vie, aux addictions en cours, à notre santé et à son devenir etc.