AREA 31 AREA 31 AREA 31
  • Accueil
    • Actualités
  • Association
    • Qu’est-ce que l’AREA ?
    • De l'AREA au C3A
    • Henri Gomez
    • Pourquoi adhérer ?
    • Etudiants
  • Méthode de soin
    • L'offre de soin et le sevrage
    • L'aide aux familles
    • Les psychothérapies individuelles
    • L’hospitalisation brève
  • Réunions et ateliers
    • Thèmes du Lundi
    • Les groupes de parole
    • L'atelier cinéma
    • L'atelier de relations interpersonnelles
    • Recherche en alcoologie
    • Conférences
  • Librairie et cinéma
    • La librairie
    • Les fiches cinéma
    • Les fiches livres
  • Videos
  • Contact
    • Formulaire de contact
    • Plan d'accès AREA et C3A
  • Partenaires

La trahison et le désaccord

12 juillet 2021

 

La trahison et le désaccord : un titre sombre a priori. En même temps, le sentiment que nous sommes plongés dans cette ambiance depuis très longtemps. Le groupe va relever le double défi de traiter cette thématique en la rapprochant de la problématique alcoolique et addictive et d’imaginer des réponses appropriées.

  1. La problématique alcoolique et addictive7

Jamais autant sans doute l’offre addictive n’a été aussi diversifiée et omniprésente. L’offre d’alcool ne souffre d’aucun frein, pour des raisons-prétextes économiques et culturels. L’offre en substances psychoactives suscite une économie et une société parallèles Elle apparait comme un régulateur social et politique. La généralisation du numérique au moindre de nos actes, dans tous les domaines de la vie individuelle et collective, parachève la suppression de nos libertés fondamentales. Notre destin est d’être soumis, conformes et manipulables.

La pandémie a permis de passer un cap dans la soumission, par la peur et l’incohérence. La loi et les dispositifs numériques font le reste. La technologie supprime notre liberté en prétendant l’accroître.

  1. Quelles réponses concevoir ?

Nos responsabilités sont avant tout individuelles. Nous sommes plus ou moins libres de refuser l’offre addictive telle qu’elle se présente, de sortir des différentes dépendances toxiques qui ont envahi notre existence. La difficulté est de mettre un terme à nos dépendances et habitudes quand, à l’évidence, elles deviennent préjudiciables. Cela demande du courage, certes, mais aussi, simplement, un « esprit carré ». Pour certaines d’entre elles, il s’agira de revenir à un usage utile et modéré, pour d’autres, la rupture sera radicale, en ayant conscience des bonnes retombées.

Nous avons à faire l’effort de penser par nous-mêmes pour avoir accès à des opinions documentées. Sans esprit critique fondé, sans bon sens, il est exagéré de parler de désaccords. Nous pouvons seulement être pour ou contre, partager ou contredire l’avis du dernier qui a parlé.

Nous pouvons aisément ressentir un sentiment de trahison des autres : proches, corporations, journaux, politiques, de celles et ceux sur lesquels nous nous croyions autorisés à compter. Reconnaissons cependant que nous n’avons eu besoin de personne pour trahir ce qu’il y avait de plus estimable en nous : goût de la liberté, souci des autres, créativité personnelle…

Comment résonnent en vous les mots de trahison et de désaccord ?

 

Le festif et la fête

5 juillet 2021

 

C’est un thème à contre-emploi pour celui qui doit rédiger.

Le festif, pour lui, est synonyme de changement d’état de conscience collective alors que les capacités d’observation, d’écoute, d’attention, de contrôle émotionnel, de lucidité sont essentielles pour lui. Il est synonyme de grégarité, ce qu’il déteste, le plus souvent. Pour lui, le festif sonne faux et sent l’artifice.

La fête suggère un rituel de célébration collectif. Il en a également horreur. Il existe des plaisirs partagés, sans effet de foule.

Se réjouir à des dates imposées relève souvent pour lui de l’arbitraire et de la torture. Il est exceptionnel qu’il soit véritablement disponible dans la période considérée. Qui plus est, l’entourage est rarement à son goût. La fête pour lui est l’assurance de devoir entendre des banalités pitoyables, des comportements de mises en valeur déprimants. La fête exige des déplacements et, dans notre pays, ils sont particulièrement contrôlés sur les routes. Le dernier déplacement pour « fête » a été sanctionné (à ce jour) par deux PV pour excès de vitesse (53km/h contre 50, 90km/h contre 80). Ne pas s’ennuyer dans une fête exige une créativité réelle pour sauver du temps en trouvant un interlocuteur ou une activité à la marge, pendant que les gens se trémoussent, s’empiffrent et picolent. Les moments de bonheur partagé dans une foule sont faits d’instants brefs de complicité interindividuels : un échange de sourire et de regard, une accolade…

Bref, la fête est un cauchemar et le festif une promesse d’ennui profond.

La fête a une saveur particulière à l’échelle individuelle : le musicien à son piano, l’écrivain devant une page blanche, le menuisier à son établi, la participation à une action collective dans un sport, un moment partagé à deux, un temps de silence en un lieu propice, un enfant qui s’accroche à son cou, la récompense d’un effort, un ami retrouvé, un acte de refus, d’innombrables plaisirs minuscules qui peuplent le quotidien… Un bon repas à l’eau claire fait partie du festif si nous sommes en bonne compagnie.

Loin de l’alcool, comment envisagez-vous le festif et la fête ?

 

Entre partage et solitude, quelles relations pour la personne alcoolique sobre ?

21-06-2021

Entre partage et solitude, quelles relations… un beau thème, assurément, avec une variable de taille, quand il s’agit d’une personne alcoolique sobre.

Effectivement, en dehors des décalages établis par les incompréhensions rattachées à la méconnaissance de la problématique alcoolique et les stéréotypes qu’elle suscite, la question est au cœur des relations humaines. La solitude est une caractéristique de toute personne qui s’efforce de vivre en accord avec sa sensibilité et son discernement, dans un monde indifférent ou hostile. Le partage est une aventure, un risque et une nécessité.

Sur quelles bases concevoir le partage ? Comment vivre sa solitude ?

Comment décliner les besoins de relation, quand on se trouve être une personne alcoolique sobre ?

Ma règle est de partager le plus possible dans le respect des personnes. Le partage ne se décrète pas. Il suppose qu’une relation de confiance se soit établie. Le partage suppose des centres d’intérêt communs. Il suppose une réciprocité dans l’écoute et une honnêteté intellectuelle foncière, moins répandue qu’on ne le croit. Sur de telles bases, le partage est promesse d’enrichissement. Ce que l’autre exprime modifie notre point de vue dans le sens de l’ajustement et de l’approfondissement. Si l’interlocuteur n’est pas respecté, si on l’estime incapable d’apporter quelque chose ou si l’on est décidé à lui imposer notre point de vue, il ne s’agit pas de partage.

La solitude accompagne le souci du respect de soi et de l’autre. Il n’est ni possible ni souhaitable de tout partager avec tout le monde, si bien disposés que nous soyons les uns pour les autres. Chacun a ses préoccupations propres, ses priorités, ses façons de sentir et d’interpréter, ses espaces de protection à assurer.

Nous pouvons nous sentir agressés par l’hostilité, l’indifférence, les incompréhensions et les attentes des autres. Nous avons un besoin physiologique de faire silence, à distance des sollicitations. Pour autant, la solitude prend sa signification dans le partage qu’elle permet. Nous nous abstiendrons de faire la critique de l’hypermodernité tant il est évident qu’elle se caractérise par la peur de la solitude, la difficulté à rencontrer authentiquement l’autre et à établir les conditions de véritable partage.

Pour la personne alcoolique devenue sobre, le défi est d’apprendre à bien vivre des moments de solitude, tout en se risquant à des moments de partage qui la nourrissent. Elle a besoin de lieux spécifiques. A l’évidence, un groupe de parole de type intégratif est l’un d’eux, le groupe des pairs ou des égaux, tout autant, dès lors que les règles minimales de respect mutuel sont en place. Le partage est possible entre adhérents associatifs réunis autour d’un projet commun, avec partage, pour l’essentiel, d’une analyse commune de la situation. Les consultations et les échanges par courrier participent à ce partage dans le respect des personnes. Il est moins évident de faire comprendre aux proches les difficultés de communication d’une personne ayant choisi d’assumer et de vivre sa différence par rapport à l’usage d’alcool. Pour bien se porter, elle est devenue authentique alors que son entourage est souvent gouverné par ses préjugés.

Comment établissez-vous le point d’équilibre entre partage et solitude ?

 

Plus d'articles...

  1. Le sentiment d’impuissance
  2. Notre capacité à nous aveugler
  3. Souvenirs d’enfance
  4. La culpabilité et la responsabilité en alcoologie
  5. La symbolique du mur
Page 62 sur 82
  • Début
  • Précédent
  • 57
  • 58
  • 59
  • 60
  • 61
  • 62
  • 63
  • 64
  • 65
  • 66
  • Suivant
  • Fin

Copyright © 2025 area31.fr - Tous droits réservés - Mentions légales
AREA 31 - Association de Recherche et d'Entraide en Alcoologie, en addictologie et en psychopathologie