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Les fiches cinéma

Sans rien savoir d’elle - Sensa sapere di lei

Réalisation : Luigi Comencini

 

Scénario Suso Cecchi d’Amico,

 Raphaele La Capria,

Luigi Comencini et coll.

Date : 1969    Italie  

Durée : 96 mn

Acteurs principaux :

Philippe Leroy : Nanni Brà, l’inspecteur d’assurance

Paola Pitagora : Cinzia Mancuso

SA

 

Mots-clés :  héritage – secret – rencontre – amour – suicide assisté

 

sanriensavoirdelle

 

Étonnant et subtil Comencini

Sans rien savoir d’elle, Nanni tombe amoureux de Cinzia. Au départ, il s’agit d’une histoire d’argent et d’assurance. Une dame, en bonne santé apparente, est morte quelques heures avant la fin du temps rattaché à une assurance-vie. Le suicide est une clause dispensant la Société d’Assurance de livrer l’argent aux héritiers. La mort est suspecte.

Cette dame avait 5 enfants et Cinzia est la cadette de la fratrie.

Nanni s’intéresse à elle pour en savoir plus sur cette intrigante famille. Il tombe sous le charme. Il la reçoit chez lui.

Alors qu’ils viennent de passer la nuit ensemble, la jeune femme se suicide dans la baignoire en se coupant les veines. Elle se manque grâce à l’intervention de Nanni et d’un médecin installé dans le même immeuble. Nanni veut savoir le pourquoi du comment la maman est morte. L’amour croît entre eux, mais il semble impossible. Quelque chose liée à la mort de la mère fait obstacle. Nanni finit par savoir et vous saurez en découvrant le film.

Une vérité difficile à saisir

L’amour et la constance peuvent aboutir à faire surgir une vérité que l’on veut cacher.

L’histoire fait écho aux débats actuels sur les fins de vie des personnes âgées.

Nous avons passé 1968. Les mœurs sont plus libres mais les névroses, très présentes, compliquent les relations.

L’argent est présent, comme presque toujours.

Dans un tout autre domaine, les raisons de boire sont parfois enfouies et il n’est pas évident de les faire surgir au-delà des raisons apparentes.

L’actrice joue remarquablement. Son nom d’actrice fait penser au fameux théorème et son nom dans le film à celui du policier amateur de bowling de l’édifiant roman de John Kennedy Toole : La conjuration des imbéciles. Aucune parenté avec Igniatus, son héros, le géant obèse. Nanni est presque aussi élégant que Moretti (Nanni) au même âge.

Berlinguer, la grande ambition

Réalisation : Andréa Segre

Scénario : Andrea Segre, Marco Pettenello

 

Date : 2025    It

Durée : 122 mn

Acteurs principaux :

Elio Germano : Enrico Berlinguer

Elena Radonicich Letizia Larenti-Berlinger

Roberto Citran : Aldo Moro

Paolo Pierobon : Giulio Andreotti

Nicolaï Dantchev : Lzenoid Brejnev

SA

 

Mots-clés :  

Eurocommunisme – Dirigeant politique – Famille – couple - classe ouvrière – Courage – Lutte de classes – Gauchisme - Démocratie

 

 berlinguer

Enrico Berlinguer ou l’espérance politique 

 

Je suis heureux d’avoir connu cette époque de l’eurocommunisme. Je recommande à tous les adhérents de l’AREA de se précipiter pour découvrir ce film. J’avais amorcé un premier de côté, en 1974. Je ne voulais pas finir gastro-entérologue libéral avec les compromissions intellectuelles et autres que ce métier, pourtant intéressant et utile, exigeait. Si j’avais été italien, j’aurais rejoint le PCI, sans l’ombre d’une hésitation. Il défendait ce que j’aimais et combattait ce que je détestais.

Le film proprement-dit est une réussite, en dépit d’un titre peu explicite. Il échappe aux lourdeurs possibles d’un film historique ou militant. Il est vivant, enlevé et drôle, en dépit du sérieux de ce qui est traité.

Les acteurs sont convaincants, humains, qu’il s’agisse de Berlinguer, de sa femme, de ses enfants, d’Aldo Moro, tout spécialement, ou encore du camarade Léonid Brejnev.

Berlinguer a été Secrétaire général du Parti Communiste Italien de 1972 à 1984, l’année de sa mort, lors d’un meeting, d’un accident vasculaire.

Nul mieux que lui, dans le monde contemporain, n’a représenté le souci de lier intérêt général, indépendance nationale et libertés individuelles.

Le compromis historique, dont il se faisait l’ardent défenseur entre le peuple se reconnaissant dans le parti communiste et celui attaché à la Démocratie chrétienne, déplaisait à beaucoup. Son discours lors du 25ème congrès du Parti communiste de l’Union soviétique est un modèle de courage. Il échappa de peu, au retour, à un attentat organisé par les services spéciaux bulgares. Plus tard, ce fut le tour d’Aldo Moro d’être kidnappé par les Brigades rouge et exécuté, son corps abandonné dans le coffre d’une voiture, en plein Rome.

On mesure, avec ce film, le recul et disons la décomposition de la gauche mais également celle – plus grave – du corps social à tous les points de vue : économique, social, relationnel, culturel.

Le couple est une entité très forte, dans cette histoire, les enfants aussi et le dialogue entre générations existe, malgré « 1968 ».

Les protagonistes ne sont pas des robots, obsédés par leur image. Ils sont plutôt équilibrés et sensibles, en un mot : humains.

Le sens de l’intérêt général est évident chez Berlinguer, le sens du collectif également. Il y a des rencontres pour l’expression des opinions.

Le dialogue entre camps a priori opposés, sauf extrêmes, est possible.

Le peuple historique est un objet de considération et non de mépris voire de haine, comme c’est le cas aujourd’hui. Il est uni par une conscience de classe. L’individualisme « petit-bourgeois » ne s’est pas imposé.

La menace de la mondialisation – du déplacement des usines, là où les revendications salariales et sociales sont négligeables – est déjà explicite de la part du grand patronat, à l’exemple d’Agnelli, pour la Fiat.

La seule addiction identifiée est le tabagisme de Berlinguer. Il en mourra d’ailleurs, à un peu de plus de 60 ans, par un accident vasculaire cérébral, lors d’un meeting.

Prima la vita

Réalisation : Francesca Comencini

 

Scénario : Francesca Comencini

 

Date : 2024    It, F

 

Durée : 110 mn

Acteurs principaux :

Romana Vergano : Francesca Comencini

Ana Mangiocavallo :Francesca, jeune

Fabrizio Gifuni : Luigi Comencini

A/ SA

 

Mots-clés :  

Père-fille – transmission – réconciliation – toxicomanie - hypermodernité

 primalavita

Luigi, le père, et Francesca, sa fille

 

Francesca Comencini a pris le parti de réaliser un film autobiographique où il est question presque exclusivement de ses relations avec son père. Deux volets relationnels sont abordés. Le premier est le lien que constituait entre eux le cinéma. Une séquence est notamment consacrée à des scènes de tournage du « Pinocchio » de son père. Le second lien correspond à la période de toxicomanie que connut la fille du réalisateur. Comencini avait laissé ses tournages pour emmener avec lui sa fille à Paris, s’enfermer avec elle dans un appartement, avec des intervalles de promenades accompagnées dans des rues de la Capitale, jusqu’à ce que l’emprise de la toxicomanie se dissipe. Comencini, enfant, avait passé plusieurs années dans le Lot-et-Garonne.

Le film donne l’impression d’un huis clos. La mère de la réalisatrice, qui était une noble de haut rang, est absente du film, tout comme la fratrie.

Le spectateur peut relier l’addiction de la jeune fille à son isolement et à l’après-1968, où une fraction de la jeunesse se partageait entre les mouvements gauchistes de la Bande à Bader en Allemagne et les Brigades rouges en Italie. Il est fait référence à l’assassinat par ces derniers d’Aldo Moro, le premier Ministre Démocrate-Chrétien de l’époque. Ce dirigeant souhaitait se rapprocher du parti communiste italien – scandale pour les bien-pensants conservateurs, souvent proches de la Mafia, et pour les gauchistes petits-bourgeois qui commençaient à s’enflammer pour le petit livre rouge de Mao. Le Parti Communiste italien avait eu le tort de rompre avec la tutelle des Soviétiques du temps de Brejnev, après l’attitude des russes lors du Printemps de Prague, et de répondre à l’intérêt général du peuple italien, encore riche de ses ouvriers et de ses paysans. Comme c’est souvent le cas, les gauchistes firent leur part de travail pour les Nord-américains. Mario Soares au Portugal assura, par son passage au pouvoir, la liquidation de la Révolution des œillets. Pinochet se chargea de réduire à néant et dans le sang un socialisme national hostile aux trusts nord-américains au Chili. Les généraux locaux firent le même travail en Argentine pour les mêmes motifs. Les Français furent priés de se replier sur l’hexagone et de participer à la mise en forme institutionnelle d’un espace européen sans frontière, au sud et à l’ouest, avec le brillant résultat que nous vivons aujourd’hui.

L’amour du père pour sa fille et de la fille pour son père est évident tout au long de cette histoire où deux solitudes semblent se juxtaposer.

Comencini est, pour moi, une référence du cinéma italien, au même titre que Nanni Moretti. Je me sens italien quand je vois la plupart de leurs films. Comencini ne s’est jamais enfermé dans un registre ni un courant. Il illustre, par ses œuvres, la pluralité de personnalités chères à Pierre Bayard : des films bons-enfants, reflet du peuple des campagnes, avec Vittorio de Sica et Gina Lollobrigida, Les « Pain, amour et… », des films d’une grande finesse sur l’enfance comme L’incompris ou Pinocchio, des histoires plutôt lestes et critiques comme Mon Dieu, comment suis-je tombée si bas, ou féroces comme L’argent de la vieille. Comencini ne tombait jamais dans l’outrance ou la vulgarité. Son humour et l’indulgente tendresse qu’il portait à ses personnages nous faisaient passer de très bons moments de cinéma.

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