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Vous avez dit communication ?

06-05-2024

Une nouvelle patiente marque son entrée dans le cercle par cette contribution, dont je fais un thème.

« La communication pourrait se résumer par cette phrase de Bernard Werber (l’écrivain qui aime les fourmis) :

"Entre ce que je pense, 

  • ce que je veux dire, 
  • ce que je crois dire, 
  • ce que je dis, 
  • ce que vous voulez entendre, 
  • ce que vous entendez, 
  • ce que vous croyez en comprendre, 
  • ce que vous voulez comprendre, 
  • et ce que vous comprenez, 

il y a au moins neuf possibilités de ne pas se comprendre."

La communication est très difficile parce que nous sommes encombrés de préjugés, parce qu'on comprend de travers, parce qu'on a des difficultés à s'exprimer et parce qu'on a des difficultés à écouter. 

Nous sommes à l'aube de la communication. C'est étrange parce que maintenant que nous avons des outils très répandus et très puissants on peut communiquer facilement mais on n'utilise pas ces moyens. Plus on a d'outils pour communiquer, moins on communique vraiment et plus la communication perd en intérêt.

Notre plus grand problème dans la communication, c'est qu'on n'écoute pas pour comprendre. On écoute pour répondre. 

Savoir écouter c’est aussi et surtout savoir se taire pour laisser l’espace à l’autre de verbaliser, une vraie écoute active.

Nous sommes à une époque où la communication a pris énormément d'importance et où il faudrait avoir une réflexion sur le contenu : on communique quoi ? à qui ? quelles idées ? avec quelles émotions ? On a encore des progrès à faire afin de pouvoir évoluer ensemble ! 

Le problème de la communication est ainsi clairement posé.

À chacun d’entre vous de donner son éclairage

Invisible et silencieux

29-04-2024

 

Dans la société, il y a ce que l’on voit et entend et tous les autres. Dans les lieux de travail, il y a ceux qui font et ceux qui parlent. En alcoologie, il y a ceux que l’on voit dans les médias et les autres. Dans la population concernée par l’alcool, il y a ceux que l’on repère, ceux que l’on sanctionne et ceux que l’on ne voit pas. Dans la population des personnes devenues sobres, on trouve des discrets, des silencieux et une masse d’invisibles. Comment donner la parole aux silencieux et rendre visibles ceux qui agissent ?

Il ne s’agit pas simplement d’exhiber des personnes sur un plateau télé et, par des questions orientées, leur faire dire ce que l’on attend d’eux en matière de stéréotypes et de banalités.

Comment faire émerger et diffuser, en alcoologie une parole vraie et pertinente ?

À l’échelle du soin, la réponse est aisée avec les aidants et les soignants compatibles. Les consultations, les séances de groupe et les hospitalisations brèves servent à cela. La levée de la honte et l’accès à la compréhension de la problématique alcoolique effacent le silence et donnent toute leur visibilité et leur singularité à chaque personne effectuant la démarche. Un élément va assurer le maintien de la visibilité : la persistance dans le chemin de sobriété, sous peine de retomber dans les vieux schémas et les mêmes difficultés.

Au niveau de l’opinion et des médias, la visibilité des personnes dans leur diversité et leur complexité peut être portée par un soignant compatible, dépositaire de la parole et de la réflexion. C’est l’aventure qui nous est proposée, à présent, à travers le projet vidéo. Si nous parvenons à intéresser des interlocuteurs adhérant au projet de mise à disposition des savoirs utiles pour les personnes concernées, leurs proches, les soignants et les différents encadrants, nous aurons solutionné les questions de l’invisibilité et du silence.

Il n’en reste pas moins, par les temps qui courent, que la discrétion, voir même l’anonymat restent une attitude de sauvegarde appropriée, qui rejoint la préservation d’une zone de confort et de sécurité Pour vivre heureux et réfléchir en paix, restons suffisamment cachés.

Comment vous positionnez-vous face à ce double problème du silence et de l’invisibilité ?

Le regard des autres

22-04-2024

 

Le regard des autres fait intégralement partie de la clinique des addictions. Il intervient différemment selon les moments de la relation au produit. Au commencement, il aide à avoir le sentiment d’être comme les autres, comme si cette préoccupation était une question sérieuse.

Le souci du regard des autres est construit sur la base de normes socialement valorisées. Cette situation a été abordée dans une chanson de Jacques Brel, chanteur remarquablement sensible et intelligent Peut-être réglait-il un passif psychologique créé par le regard maternel. Il n’était pas spécialement beau il avait oublié d’être con. Brel souhaitait, en effet, être « beau, beau, beau, une heure, seulement une heure, une heure quelquefois, rien qu’un heure, beau et con à la fois. » Ce renvoi fait le lien entre l’influence des regards qui se sont posés précocement sur l’enfant et la façon dont il vivra par la suite le regard des autres et les normes socialement valorisées. Il me vient à l’esprit une anecdote maternelle. Ma digne mère était remarquablement économe de compliment me concernant. J’ai même dû souffrir un moment sa mise en comparaison obsessionnelle avec un sympathique cousin , bien sous tous rapports, particulièrement pour ce qui était des problèmes de calcul. Par l’effet des influences parentales croisées cette comparaison désobligeante m’avait aidé à la désacraliser.

 L’histoire préférée racontée par ma mère concernait un petit garçon malheureux car ses camarades d’école (déjà) se moquaient de lui à cause de sa grosse tête. Après l’avoir longuement rassuré et réconforté, elle lui demandait d’aller chercher cinq kilos de pomme de terre avec sa casquette. Etant inculte à cet âge-là, je ne lui avais pas demandé s’il s’agissait de pommes de terre nouvelles ou d’Agata (les meilleures pour la purée). Cette anecdote montre qu’il est possible, avec un peu d’entraînement, de mettre à distance le regard des autres en faisant preuve d’humour ou d’autodérision.

Le regard des autres intervient également dans les phénomènes de non-reconnaissance. Une souffrance narcissique historique peut se réactiver pour des détails sans signification en fonction de l’humeur dépressive.

Bref, j’en ai assez dit pour vous donner l’envie de décliner les impacts du regard des autres, aux différentes périodes de votre vie, y compris, bien évidemment, en fonction de la proximité ou de l’éloignement de l’alcool.

L’élaboration mentale réalisée dans le cadre de l’accompagnement vous a-t-elle suffisamment soigné(e) ? Quels sont les regards que vous avez désormais plaisir à intégrer ?

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