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Les rapports aux lois

09-10-2023

Vaste sujet, me direz-vous. Sans doute plus vaste que nous pouvons le concevoir au premier abord. Ce n’est cependant pas parce qu’un sujet est vaste qu’il faut s’en détourner.

Abordons-le d’emblée sous l’angle de l’alcool et des addictions.

La loi du Marché impacte la capacité d’un dispositif législatif à préserver les intérêts de ce secteur de l’activité économique nationale. En second lieu, elle ne se soucie nullement de la Santé publique. La loi du Marché s’appuie sur la publicité, les conditionnements sociétaux et sur…les lois.

La prévention pourrait s’appuyer sur des lois. Elle est de l’ordre du simulacre. Que signifie « À consommer avec modération » au bas d’une publicité de vodka, de bière ? Est-elle nécessaire pour un grand cru de vin à prix dissuasif ? Quelle serait la marge de manœuvre d’un pays face aux législations européennes et internationales ? Quelles sont les alternatives des paysans et de l’agriculture à la culture de la vigne ?

Nous connaissons tout l’attitude « compréhensive » qui préconisent les « capitaines de soirées » et les ivresses à cuver chez l’hôte. La loi vaut pour tous concernant l’alcool au volant si elle s’accompagne d’une obligation de suivi médical. Outre son impact sur les accidents routiers, elle dissuade efficacement les personnes non dépendantes de trop consommer. Elle évite à une partie appréciable des personnes devenues dépendantes de courir et de faire courir des risques à des tiers et à eux-mêmes. Les dérapages et les excès dans la vie privée relèvent également de la loi. Que devient concrètement la très légale « obligation de soin » dans le contexte d’un désert psyalcoologique et de consultations robotisées ?

Les substances psychoactives comportent les substances ayant le statut de drogues illégales et les médicaments pouvant susciter des dépendances analogues. Quelle est la finalité profonde des « raves-parties » ?

L’impact des substances psychoactives s’est vérifié dans l’accroissement de l’usage toxicomaniaque de nombreux médicaments antalgiques ou modificateurs de la conscience. Désormais, il ne se passe pas un trimestre sans qu’une molécule supplémentaire distribuée sur le sol national n'impose une ordonnance sécurisée.

L’ouverture et l’expansion du marché des substances psychoactives ont généré la disparition de l’alcoologie clinique au profit de centres d’addictologie dont la fonction essentielle est la contention sociale.

L’effacement des frontières par le Marché a ainsi sabordé les progrès méthodologiques qui s’imposaient pour faire face à la complexité des problématiques alcooliques et addictives. La généralisation du numérique telle qu’elle est imposée par les Big Data crée une nouvelle source d’abrutissement et de délitement du lien social. Il est symptomatique de constater que la classe politique se comporte comme si ces réalités n’existaient pas.

Dès lors, quelles places accorder aux lois ?

Ainsi, il n’est pas besoin de loi votée pour être empoisonnés à tout moment par les codes, les codages, les réglementations, les interdictions ou les mises en garde qui nous sont infligées.

La nouveauté de l’époque est qu’une décision dotée de conséquences particulièrement lourdes pour nos libertés puisse être décrétée en l’absence de toute exposition de la problématique, de tout débat politique contradictoire, par le fait de cabinets occultes ou d’experts sortis comme par magie du néant, avant d’y retourner.

Les médias de masse constituent une emprise tentaculaire sur nos capacités de discernement.

Il est à craindre que l’évolution législative épouse de plus en plus l’évolution libérale-libertarienne de nos sociétés occidentales, au service des puissants et de la dislocation du lien social. Nombre de lois ont eu le mérite de fixer des règles valables pour tous. Elles protégeaient la démocratie. La tendance générale des lois récentes est d’accroître la soumission, en faisant de chaque citoyen un coupable et une vache-à-lait potentielle. L’expérience montre, à l’évidence, que la loi ne s’applique pas avec la même rigueur selon que l’on est riche ou pauvre ou que la situation problématique épouse ou non les idéologies mises en avant par le système médiatique. La rumeur précède souvent le travail de la Justice. Les lois sont suffisamment formelles pour permettre à ceux qui disposent de pouvoirs d’en abuser. Se défendre, y compris quand on est innocent de toute faute, coûte cher.

Après ce rappel d’évidences qui nous évitera des redites, comment se situer personnellement face aux lois ? Concernant les addictions et les autres ? Chacun pourra s’exprimer de ces point de vue.

Le camembert de la philosophie

02-10-2023

Une réunion familiale à trois, est intervenue pour discuter d’un bouquin de vulgarisation philosophique de Roger-Pol Droit. Elle m’a donné l’idée de schématiser sous la forme d’un camembert ce qui a, apparemment, influencé le regard que je porte sur la vie, les gens, la société et moi-même.

Je vous livre ce camembert, très approximatif, un peu affaissé.

  1. Philosophie de la pratique (elle est commune aux grecs et aux marxistes dignes de ce nom). Cette philosophie ne dissocie pas la parole de l’acte. Elle repose sur la réflexion, les connaissances, l’observation, l’expérience. En cela, elle se rapproche de l’approche scientifique. En même temps, elle est dialectique. Elle distingue les contradictions. Elle tente de s’en servir pour les surmonter. 15%
  2. L’épicurisme peut se résumer en deux formules : 15%
  • D’abord ne pas (se) nuire : cœur du serment d’Hippocrate et de l’éthique
  • Le plaisir de ses responsabilités, la responsabilité de ses plaisirs.
  1. Le scepticisme (forme atténuée du pessimisme) : 10%
  • Je sais que je ne sais rien, mais mon « rien » vaut mieux que le « tout » de beaucoup d’autres.
  • Les apparences sont trompeuses, les évidences aussi.
  1. Le stoïcisme:            5%

Accepter ce que je ne peux changer mais faire mon possible pour que l’impossible puisse se réaliser, aujourd’hui ou plus tard.

  1. Marx et Gramsci:           10%

Les hommes font l’Histoire mais ils ne savent pas l’Histoire qu’ils font.

Les intellectuels organiques servent un système qu’ils pensent critiquer. Ils sont domestiqués en se croyant libres.

  1. Ma lecture de la culture chrétienne:           15%
  • Aime ton prochain comme toi-même (ton prochain : pas ton lointain), programme difficile.
  • Ce que tu as fait pour le plus petit, le plus démuni, le rejeté, le persécuté, fera de toi un individu acceptable.
  • Le goût pour les analogies et les attitudes paradoxales.
  1. Les auteurs classiques et anciens 10%

(De la Boétie à Freud, en passant par Molière et La Fontaine…)

Accepte de rire du tragique, de sourire de ce qui est grave et de te moquer de qui se prend au sérieux (en commençant par toi-même).

  1. Spinoza et Orwell:           10%

Deux « démineurs ». Des références pour l’écriture et la pensée « pénitentiaire ».

  • Un message du premier : soucie-toi d’agir selon l’éthique que tu élabores
  • Une suggestion implicite du second : Ne te laisse gouverner ni par les normes, ni par les dogmes ni par les honneurs.
  1. Des auteurs anciens, actuels ou récents

(Livres et cinéma)                                                       10%

De qui nous pouvons apprendre pour évoluer dans nos points de vue.

Avec ce mot très connu de Tristan Bernard « On l’appelait maître car, désormais, il était incapable d’apprendre.

Camembert très subjectif et contestable, sans doute. Quel est le vôtre ?

Le besoin de reconnaissance

25-09-2023

 

Le besoin de reconnaissance n’est pas loin d’être un besoin vital.

Dès qu’il ouvre les yeux et commence à voir, le nourrisson a besoin de rencontrer le regard de sa mère qui le tient, pour se sentir exister. Il tête le sein ou le biberon, la main posée sur cette source de nourriture, comme pour la contrôler. Il entend la voix parlée, chantante ou murmurée, de sa mère (ou de son substitut) pendant qu’il se remplit et apaise sa faim.

Les manques précoces ou plus tardifs de regard auront des effets sur le développement de sa personnalité. Le besoin de reconnaissance connaîtra d’autres avatars au fil du temps. Les normes des milieux d’appartenance pèseront plus ou moins : origine ethnique, famille, territoire, religion, métier, génération, événements de vie à caractère historique, préférence sexuelle, compatibilité technologique …

Le besoin de reconnaissance se rattache à une identité vécue comme positive. Il est plus ou moins bien vécu d’être l’enfant d’un tueur en série, d’un génie musical ou d’individus quelconques.

Les perturbations et les empêchements du développement de ce besoin aboutissent à des problèmes de type narcissique. L’autre n’existe pas comme personne chez les grands pervers. Il existe comme faire valoir et objet chosifié chez les « pervers quelconques » (voir chapitre correspondant de « Ce que nous apprennent les addictions ». Un ego en souffrance est souvent un ego surdimensionné. Il laisse peu de place à l’autre. Certains egos en souffrance sont d’apparence altruistes. Ils se soucient exclusivement des « causes ». C’est le cas de certains personnages publics qui ont besoin de prendre fait et cause pour rester en vue.

Les addictions facilitent un besoin de reconnaissance par la grégarité, la fusion-confusion des soirées festives. Elles se posent en pansements quand les temps de la dévalorisation et du repli se font jour. Le manque en est une caricature.

Il se distingue un besoin de reconnaissance par l’image que l’on donne de soi et par l’usage que l’on fait de ses capacités. Dans tous les cas, il semble problématique d’espérer que le besoin de reconnaissance soit durablement satisfait. Il convient, stoïquement, de se réjouir de ce manque et de le considérer comme une source d’énergie possiblement utile.

Êtes-vous au clair avec votre besoin de reconnaissance ?

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