AREA 31 AREA 31 AREA 31
  • Accueil
    • Actualités
  • Association
    • Qu’est-ce que l’AREA ?
    • De l'AREA au C3A
    • Henri Gomez
    • Pourquoi adhérer ?
    • Etudiants
  • Méthode de soin
    • L'offre de soin et le sevrage
    • L'aide aux familles
    • Les psychothérapies individuelles
    • L’hospitalisation brève
  • Réunions et ateliers
    • Thèmes du Lundi
    • Les groupes de parole
    • L'atelier cinéma
    • L'atelier de relations interpersonnelles
    • Recherche en alcoologie
    • Conférences
  • Librairie et cinéma
    • La librairie
    • Les fiches cinéma
    • Les fiches livres
  • Videos
  • Contact
    • Formulaire de contact
    • Plan d'accès AREA et C3A
  • Partenaires

Le devoir de réserve et le devoir de parler

04 12-2023

Le thème est une nouvelle fois déduit d’un questionnement de patient.

Il est vrai que nous vivons dans un monde bavard où tout quidam s’estime en droit permanent de s’exprimer en paroles et en actes, sans se soucier spécialement de ceux qu’il blesse ou agresse, sans prendre le temps de réfléchir au caractère fondé de ses propos.

Dans les relations surdéterminées par une addiction préjudiciable, le thème va trouver des traductions concrètes. Le devoir de parler s’impose aux entourages dès qu’à l’évidence une façon de consommer de l’alcool ou tout autre produit d’addiction fait problème. Nous pouvons relever que le devoir de parler disparait quand le groupe d’appartenance consomme de la même façon. Le « festif » donne ainsi le droit à chacun de se défoncer. Le droit de parler sans réserve se vérifie dans un groupe d’appartenance prêt à se défouler au détriment d’un autre groupe individualisé. Longtemps, les usagers de drogues ont manifesté une sorte de supériorité sur les alcooliques rangés parmi les beaufs amateurs de pinard, avant d’opter eux-mêmes pour la 8,6 et la vodka.

Le devoir de réserve porte plutôt sur la manière d’aborder ce qui fait problème : « Papa, je ne monterai plus en voiture avec toi », « Tu devrais faire quelque chose ». « Tu as promis, hélas, une fois de trop ». Une façon de parler efficace serait de laisser faire la sanction du réel ou d’une loi juste. Cependant, force est de reconnaître qu’en ce domaine, certains sont beaucoup plus égaux que d’autres.

Nous vivons des temps extrêmement difficiles, où plutôt qu’un silence lâche ou complaisant, ceux qui savent ou pourraient savoir, ont le devoir de ne plus laisser faire. Se pose donc, la question de l’écriture et du parler pénitentiaires. Comment s’exprimer sans blesser, clairement, quand il est encore temps ?

Comment déclinez-vous, au quotidien, le devoir de devoir de réserve et le devoir de parler ?

L’agir utile

27-11-2023

Réponse à un mail : « Je reformule ainsi votre thème : l'Agir utile.
Un très bon thème par ces temps de bavardage où les rencontres constructives sont rares et parfois impossibles.

Un courrier envoyé à l'instant à Pierre Bayard : «  Bonjour Pierre,

L’articulation des deux rencontres du 30 novembre a été mise au point pour les personnes de l’AREA. Au cours de la discussion, un de vos lecteurs habituels m’a signalé votre présence à une grande émission sur un média. Pour ma part, je n’ai pas le temps de regarder quoi que ce soit. Il n’en reste pas moins que le contenu de mon livre, « Ce que nous apprennent les addictions », a besoin de ce type de communication pour sortir de l’impensé collectif. Ma question est simple : êtes-vous en mesure de nous communiquer des adresses de messagerie ou des numéros de téléphone utiles pour quitter notre clandestinité contrainte ? Dans ce cas, pourrions-nous nous recommander de votre part ? Je vous dis au 30, amicalement.

Sa réponse en différé :

C’est son éditeur qui se charge de trouver des émissions (Les éditions de Minuit) et il veille à ce que son nom ne soit utilisé par personne (sauf sous forme de citations, bien évidemment). Je peux comprendre sa prudence. Naomi Klein avait vu son livre « La stratégie du choc » donné lieu à un document audiovisuel qui en altérait la portée. Je comprends aussi les luttes autour du capital intellectuel et des places respectives, si bien analysées par Pierre Bourdieu.

Je viens de découvrir « Second tour », le très intéressant film d’Albert DupontelI. Il est digne d’enrichir la palette de nos films pour les HBA. Par analogie, il nous donne des indications pour « l’Agir utile ».

Qu’est-ce que l’agir utile et quels sont les obstacles les plus habituels qui nous en empêchent ? Et pour commencer, sommes-nous animés par ce désir de l’agir utile et qu’entendons-nous par cette expression ? Je rappelle l’intitulé du thème de la réunion du 30 : Le discernement, à quoi bon ?

Je m’ennuie

20-11-2023

La sensation d’ennui s’exprime comme une souffrance, un constat ou une revendication : « Occupe-toi de moi ».

Le groupe peut se pencher sur cette question pour essayer de la comprendre, en évitant de formuler immédiatement des solutions contre ou en faveur de l’ennui.

Nous ne nous attarderons pas sur les gens ennuyeux. S’en protéger est une nécessité.

Plusieurs auteurs ont plaidé en faveur de l’ennui, entendu comme une disponibilité ouvrant à la pensée flottante, à la rêverie, au repos. Il peut constituer une forme d’évitement aux sollicitations de notre hypermodernité où la moindre pause est combattue, où il faut courir sans répit pour avoir la sensation d’exister.

Les enfants et les adolescents se plaignaient d’ennui, autrefois. À présent, ils ont l’ordiphone. Ils ont les jeux, les sms. À d’autres périodes de la vie, les personnes s’occupent à des jeux solitaires qui occupent du temps de cerveau. Ils regardent les écrans. Les addictions occupent énormément de temps de cerveau.

Chaque personnalité a un rapport différent à l’ennui. Certains enfants savent jouer seuls. Ils ont intégré un sentiment de sécurité intérieure. Il existe une correspondance entre activité et ennui. Il peut exister une activité contemplative. Ainsi La Fontaine, réputé passif, savait-il observer les animaux, les humains et les décrire en société par ses fables. Mozart, également identifié comme passif, avait une productivité musicale prodigieuse par l’effet de la sensibilité et de ses aptitudes créatives. Stakhanov ou Lulu, le héros de La classe ouvrière va au paradis, ne s’ennuyaient-t-ils, avec leur hyperactivité mécanique et leurs performances ? N’y-a-t-il pas une relation entre l’hyperactivité et le vide mental ? avec la dépression ? N’est-ce pas une explication possible des activités occupationnelles, des voyages intercontinentaux, de la recherche de performances sportives ?

Quid de la pensée paresseuse et de l’ennui ?

Comment l’ennui peut-il être compris chez une personne addictée ?

Plus d'articles...

  1. Savourer la vie sans alcool
  2. Les secrets et les addictions
  3. Les raisons et les modalités de la réunion du 30-11 Au Conseil de Région – Salle Gascogne, 20h30/22h30
  4. Face au chaos
  5. L’indifférence
Page 35 sur 93
  • Démarrer
  • Précédent
  • 30
  • 31
  • 32
  • 33
  • 34
  • 35
  • 36
  • 37
  • 38
  • 39
  • Suivant
  • Fin

Copyright © 2026 area31.fr - Tous droits réservés - Mentions légales
AREA 31 - Association de Recherche et d'Entraide en Alcoologie, en addictologie et en psychopathologie