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Au commencement était le verbe

2 janvier 2023

 

« Au commencement était le verbe », cette phrase, débute l’évangile de Saint-Jean. Précisons que le texte est nettement postérieur aux trois autres évangiles, de Marc, Mathieu et Luc. Il aurait été élaboré par une communauté intellectuelle restreinte en Egypte. Il n’est pas éloigné de références du même type, écartées par la Papauté, qualifiées d’évangiles apocryphes. Le but de notre séance n’est évidemment pas de produire un commentaire de texte théologique. L’objectif est d’examiner la pertinence de la Parole dans la relation d’aide en alcoologie.

Au commencement de la démarche se situe bien une parole, celle qui nomme l’alcool comme fauteur de trouble. Notons que cette parole ne prend sens qu’à partir du moment où elle est entendue par le sujet. Pour autant, cette parole va tarder à devenir un instrument de libération. Il faudra écarter la honte, les représentations fausses, les illusions. La parole n’aura pas pour origine une figure d’autorité, sinon, indirectement, sous la forme d’expériences rapportées, celles de personnes alcooliques ayant ouvert le chemin par le dépassement de leurs déboires. La parole incorporée devra faire sens. Elle devra s’enrichir de connaissances, se nourrir de discernement et d’une nouvelle expérience : la vie sans alcool. Le clinicien se situe à ce carrefour. Il véhicule et adapte de l’expérience, celle des histoires entendues et de la sienne propre, puisqu’il est évident que l’alcool a la signification d’un symptôme multidimensionnel. L’alcoologue doit élaborer ses propres réponses. Il est à égalité avec ceux qui partent à la recherche des leurs, après avoir écarté l’addiction.

Le terme de Parole est justifié par la dimension singulière, éthique, relationnelle, spirituelle et philosophique qu’il suggère. Le groupe intégratif est l’exemple même d’un groupe de Parole.

Quelles ont été pour vous les paroles les plus significatives pour votre démarche de liberté ?

À quelles sources les trouvez-vous ?

L’information et l’opinion

19 décembre 2022

« Dès lors que nous n’avons plus de presse libre, tout peut arriver. Ce qui permet à une dictature totalitaire ou à toute autre dictature de régner, c’est que les gens ne sont pas informés ; comment pouvez-vous avoir une opinion si vous n’êtes pas informé ? Quand tout le monde vous ment en permanence, le résultat n’est pas que vous croyez ces mensonges mais que plus personne ne croit plus rien.

Les mensonges, par leur nature même, doivent être modifiés, et donc un gouvernement menteur doit constamment réécrire sa propre histoire. En tant que citoyen, vous ne recevez pas seulement un mensonge – que vous pourriez continuer à croire pendant le reste de vos jours – mais vous en recevez un grand nombre, selon la façon dont le vent politique souffle.

Et un peuple qui ne peut plus rien croire ne peut se faire une opinion. Il est privé non seulement de sa capacité d’agir mais aussi de sa capacité de penser et de juger. Et l’on peut faire ce que l’on veut d’un tel peuple. »

Hannah Arendt

Hannah Arendt fait partie de ces auteurs remarquables qui ont contribué à forger l’esprit critique moderne. Ses propos sont, hélas, d’une permanente actualité. Ils peuvent s’appliquer dans à peu près tous les domaines de l’activité humaine. Ils sont, en conséquence, exacts dans le domaine de l’alcoologie clinique. Au fond, celui qui détient le pouvoir de l’information est libre de rendre compte, comme il l’entend, du réel. Il peut abuser de son pouvoir jusqu’à dire le contraire de ce qu’il fait ou de ce qu’il pense.

À cet égard, l’intitulé des prochaines journées organisées par la Société Française d’alcoologie ne laissent pas d’interroger. « Trajectoire et processus de soins des patients en alcoologie : vers une approche multidimensionnelle intégrative ». Il nous faudra attendre la présentation des thématiques et des orateurs. Cependant, nous pouvons éprouver quelques malaises au vu de la politique soutenue implicitement par la SFA, depuis trente ans. Nous la résumons brièvement :

  • Elle a laissé se diluer sans broncher l’alcoologie dans le champ des addictions aux substances illégales, en dépit de ses spécificités culturelles et du fait que l’entrée dans l’addiction est loin d’être toujours transgressive pour une personne alcoolique, même si elle est devenue grégaire et éclectique dans ses préférences addictives. Il existe cependant une grégarité festive légale et une grégarité festive illégale, avec des législations différentes. L’intégration n’est pas l’uniformisation.
  • Plus gravement encore, elle a supprimé « l’approche multidimensionnelle » en laissant croire que le temps de chaque entretien pouvait se réduire à moins de dix minutes et qu’il suffisait d’une approche centrée sur le contrôle de la consommation, dans un but de modération, avec des suggestions comportementales. La psychopathologie, l’approche familiale, la psychanalyse, l’hypnose et ses dérivées, les chamboulements des procès du travail, les perturbations identitaires, la diversification addictive de l’offre d’alcool avec notamment les bières et alcools forts à la portée de tous, les stratégies publicitaires, les défaillances éducatives, dans le domaine de la prévention en particulier, l’abaissement du niveau de la culture générale dans la population, l’absence de financement de l’accompagnement psychothérapique, la prescription encouragée de molécules d’efficacité modeste ou nulle.
  • Le fait qu’elle soit le fait d’universitaires, souvent coupés de toute relation aide proche et durable avec la population soignée, les a sans doute encouragés à méconnaitre le principe même de la trajectoire de soin : des médecins généralistes ou des médecins du travail voire des psychiatres ou des psychothérapeutes en amont, un maillon de spécialiste clinicien de ville, comme plaque tournante, une association d’entraide avec des aidants actifs, l’implication du psychiatre chargé des temps d’accueil, de prise en charge et d’accompagnement, l’organisation d’un accompagnement personnalisé avec sa double composante individuelle et collective, un nouvel usage des Urgences et des séjours en structures psy, en postcures ou en autres lieux pour les addictions associées.
  • La triste preuve de la coupure de la Société savante avec un terrain « désertique » est, accessoirement, d’avoir tenu éloigné de cette discussion passionnante, aussi bien sur le plan théorique que pratique et politique. Pas de risque que le ronron entre personnes de bonne compagnie soit perturbé. Inconscience ? Imposture ?

La pratique de l’élite est à l’image de nos représentants politiques et de la bureaucratie : « hors sol ».

La question de l’information et de l’opinion peut progresser par le dialogue et la réflexion, par la recherche d’informations fiables, au contact du réel, dans sa complexité, avec le doute comme guide.

Comment élaborez-vous vos opinions en général et en alcoologie ?

Dépasser la jalousie

12 décembre 2022

La jalousie peut être à l’origine d’une grande souffrance. Elle peut susciter des actes regrettables. Le sentiment trouve sa force et ses racines dans la situation relationnelle qui le suscite.

La jalousie peut être en rapport avec des objets différents : jalousie d’un des partenaires d’un couple (ou des deux !), jalousie fraternelle ou familiale. Quand la jalousie concerne des biens matériels ou symboliques, il est plus juste de parler d’envie. L’envieux désire ce que le voisin a et qu’il n’a pas (encore). Il peut se rencontrer un insatiabilité addictive. Le cupide n’a jamais assez d’argent, l’avare craint de le perdre.

La jalousie affective couvre différents affects. Par principe, donner sa confiance et son amour suppose une réciprocité. La loyauté suppose l’équilibre relationnel, le souci de l’autre. Le sujet peut se sentir en compétition, soumis à comparaison. Cela s’observe au sein des fratries. L’addiction peut renforcer des troubles interprétatifs, des sentiments paranoïaques. Il existe une dimension narcissique dans la jalousie, une question d’image. Le doute de sa valeur aux yeux de l’autre peut nourrir la jalousie.

Comment dépasser le sentiment de jalousie et comme aider le jaloux à dominer et à neutraliser le sentiment ?

Le meilleur moyen pour la personne susceptible de susciter la jalousie est de ne pas prêter à ambiguïté. En cas de malentendu, il est simple de le dissiper. Cependant, les codes diffèrent selon les personnes et certains peuvent prendre pour des encouragements ce qui relève de la simple bienveillance ou de la politesse. Il peut en résulter des fausses situations. Nous ne sommes pas forcément responsables des projections et des arrière-pensées qui peuvent nous affecter.

L’absence de jalousie n’est pas en soi une preuve de supériorité morale. L’indifférent peut être envieux mais certainement pas jaloux. Le sentiment de jalousie peut être un marqueur d’attachement en dehors de toute esprit de possession ou de souffrance narcissique.

Il existe cependant une jalousie pathologique qui se traduit par de la méfiance, des soupçons, des faux procès, de vaines disputes. Elle ne s’apaise pas par la raison. Le jaloux est-il capable de saisir l’authenticité d’une protestation d’innocence ? A un autre point de vue peut-il concevoir qu’il n’a pas apporté à l’autre ce que ce dernier était en espoir d’attendre ? Peut-il faire en sorte d’être lui-même un objet désirable et concevoir que l’affection et l’intérêt de l’autre sont chaque jour à conquérir ?

Avez-vous dans votre histoire des explications à la jalousie, si ce sentiment vous est familier ?

Quelles sont, selon vous, les meilleurs remèdes à une jalousie infondée ?

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