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Pas de faute ! Pas de faute !

23-02-2026

« Pas de faute, pas de faute ! » est une préoccupation obsessionnelle des entraîneurs et aussi des joueurs de rugby. Il se trouve que l’équipe de France qui affrontait l’Irlande, lors du tournoi des 6 nations en cours, n’a pas commis une seule faute pendant toute la première mi-temps, ce qui ne s’était jamais vu, tant les règles sont difficiles à respecter dans ce jeu de mouvements et de contacts. Une faute peut déterminer la perte de la partie.

Cette idée de thème a résulté d’une consultation pour un tout autre motif. Une salariée a subi pendant des années un climat d’indifférence hostile de la part de ce qu’elle appelle le « clan », c’est-à-dire un petit groupe qui impose sa loi au sein de l’établissement. Elle en est arrivée à demander un changement de secteur d’intervention. Cette mutation s’est révélée une double erreur. Elle continue à croiser « le clan » et son secteur d’intervention est moins intéressant que celui dont elle s’occupait précédemment. Cette situation fera écho à bien d’autres situations analogues, dans des contextes très différents. Il y a toujours eu des boucs émissaires et des « têtes de turc », à l’école, dans les familles ou ailleurs. Tout groupe existe par ce qui rapproche mais également par ce qui distingue. Il s’observe des erreurs réparables et d’autres qui ne le sont pas, dans la mesure où il n’est pas possible de revenir en arrière. Cette situation pose la question de la manière dont l’intéressé crée la faute dont il pâtira et la manière dont il va la gérer, sans commettre de nouvelle « faute ».

L’idée de faute renvoie aux lois, règlements, mœurs, codes, goûts, modes, et, d’une certaine manière, aux idéologies ambiantes. Il est, ainsi, plus facile de s’abstenir de boire de l’alcool, en janvier, dans notre pays et plus facile d’en abuser lors des rituels festifs. La pression du groupe est normative et il n’est pas évident de s’en distinguer. Le savoir-faire se rapproche du savoir-être et des capacités d’expression. Il est souvent délicat d’exprimer une opinion qui va à l’encontre des idées du milieu qui ne les partage pas.

Quelles sont les origines des fautes imputables dans la gestion de la sobriété ?

Est-il possible d’exprimer une opinion, un sentiment ou une attitude différente sans commettre de faute et subir, de ce fait, la critique, la censure ou le rejet ?

Plus tard, trop tard

16-02-2026

C’est l’un de vous qui propose le thème de la relation à l’action et au temps, par ces quelques lignes poétiques :

« Il n’y aura pas de « plus tard » car plus tard, il n’y a plus d’intérêt, plus tard, il fera nuit. Tous les enfants grandissent et plus tard, il sera plus tard. Puis on regrette de ne pas l’avoir fait car avant plus tard, c’est souvent trop tard ».

Les lignes font penser au vers d’une chanson de Brassens : « Le temps d’apprendre à vivre, il est déjà trop tard ».

Plus tard évoque la procrastination : un objectif est remis à plus tard.

Plus tard évoque aussi le temps supplémentaire que l’on se donne avant d’agir. Une fois l’acte accompli, il est trop tard pour revenir en arrière.  Au minimum, l’acte fera trace. Avant une décision lourde de conséquences, mieux faut suspendre le vol du temps.

Plus tard est une autre façon de dire « trop tôt ». Avant l’heure, ce n’est pas l’heure. Il faut savoir attendre, quand l’enjeu en vaut la peine.

Plus tard, c’est parfois trop tard. Le dernier train est parti quand le voyageur arrive sur le quai. Parfois, le voyageur arrive à l’heure mais le train a été supprimé.

Il est souvent que plus tard qu’il ne paraît, mais nous ne maîtrisons pas l’horloge du temps.

Pour en venir aux addictions, il n’est jamais trop tôt pour y mettre un terme. Il convient de prendre en compte les signes d’alerte. Mais, n’est-ce-pas déjà trop tard ? Et ne faudra-t-il pas atteindre un « trop tard » pour avoir le courage de mettre fin à l’addiction ?

Les regrets sont comme les feuilles mortes et les souvenirs. Ils peuvent se ramasser à la pelle.

La compréhension fine d’une problématique alcoolique permet d’admettre qu’il faut un certain temps, comme disait l’adjudant de Fernand Raynaud à propos du refroidissement du fût du canon.

Il n’est jamais trop tard car mieux vaut tard que jamais pour prendre la mesure d’une addiction. L’arrêt de l’addiction n’intervient-il pas au moment que cela devient possible ? Encore faut-il trouver le quai et le train.

Avez-vous vécu des « Trop tard » ? Faites-vous un bon usage des « Plus tard » ?

La question des repères

09-02-2026

À la fin d’un entretien d’histoire, la « question des repères » est intervenue pour aider un débutant à entrer dans le bal.

Comme nous sommes en terre d’alcool, il est naturel d’aborder la question des repères par les critères d’identification du problème.

Un jeune perd le contrôle de la consommation quand il commence à boire en groupe. Il a des trous noirs. Dans l’intervalle des abus caractérisés, il boit. Ses rencontres ont l’alcool comme trait d’union. Les années passent. Des rencontres se font qui n’en sont pas, qui laissent des blessures et des traces. Le champ des possibles se réduit, avec des événements indésirables. Vient l’heure de la première démarche de soin.

Première question : Quel a été le repère qui vous a fait mettre en question la relation instaurée avec l’alcool ?

L’inverse de la « compulsion de répétition » (que Freud a rapproché de la pulsion de mort, donc de l’autodestruction) est assez logiquement un positionnement philosophique voir même spirituel (et non spiritueux !)

Seconde question : De quoi est fait votre philosophie de vie ? Autrement dit, quels sont vos repères pour le quotidien de votre vie ?

Pour ne pas souffrir de l’arrêt des consommations et pour vous réjouir de la sobriété, il est normal de relever des réalisations, des progrès, ou des difficultés. Quels sont vos repères de ce point de vue ?

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