AREA 31 AREA 31 AREA 31
  • Accueil
    • Actualités
  • Association
    • Qu’est-ce que l’AREA ?
    • De l'AREA au C3A
    • Henri Gomez
    • Pourquoi adhérer ?
    • Etudiants
  • Méthode de soin
    • L'offre de soin et le sevrage
    • L'aide aux familles
    • Les psychothérapies individuelles
    • L’hospitalisation brève
  • Réunions et ateliers
    • Thèmes du Lundi
    • Les groupes de parole
    • L'atelier cinéma
    • L'atelier de relations interpersonnelles
    • Recherche en alcoologie
    • Conférences
  • Librairie et cinéma
    • La librairie
    • Les fiches cinéma
    • Les fiches livres
  • Videos
  • Contact
    • Formulaire de contact
    • Plan d'accès AREA et C3A
  • Partenaires

Le sens des opportunités

23-03-2026

Après avoir discuté des avantages de la « froide raison » et avant de confronter nos créativités, il semble opportun de discuter du sens des opportunités.

L’occasion fait le larron, dit-on. Les larrons justifient les policiers. Pour retrouver la tranquillité, selon certains avis, nous aurions besoin de plus de plus de policiers, en dépit du fait que les policiers peuvent aussi se comporter en larrons, sous le qualificatif de ripoux. Cette faillibilité très humaine donne l’opportunité aux fabricants de caméras de surveillance d’en proposer à tous les coins de rue. Le plus exemplaire des Maires serait sans doute celui qui accepterait de vivre sous le regard permanent d’une caméra de surveillance. Plus faciles : les opportunités de boire de l’alcool ou de faire ses emplettes en cannabis, en cocaïne et toutes autres productions chimiques du génie humain, y compris en se faisant livrer. Ce dernier procédé compromet l’efficacité des caméras de surveillance. En revanche, il donne aux surveillants des échanges numériques l’opportunité de traquer les contrevenants. Bernard de Mainville a raison : nos vices de petites abeilles donnent l’opportunité de booster l’économie.

Bref, l’opportunité à plusieurs sens, plus ou moins interdits.

Les opportunistes ont la réputation de toujours tourner leur veste du bon côté, jusqu’à retourner leur pantalon, quand elle craque de tous les côtés. Ils font confiance aux électeurs, si on en croit Jacques Dutronc.

Pour une personne ayant maille à vivre libre face à l’addiction, il n’est pas si facile d’avoir le sens des opportunités, d’abord parce qu’elles ne se présentent pas facilement, ensuite parce qu’il convient d’être suffisamment prêt pour les saisir, enfin parce qu’une fois saisie, l’opportunité ne doit pas être abandonnée, avant d’avoir suffisamment changé. Le paradoxe est qu’il n’est jamais réellement opportun de s’en écarter dans la mesure où les changements intervenus doivent être entretenus. Ainsi, le groupe de parole et l’état d’esprit qu’il entretient, indépendamment des événements de vie. D’autres opportunités pourront être saisies sans les gâcher.

L’expérience prouve que le monde orwellien dans lequel nous vivons offre, très inégalement, des opportunités qui pourraient contredire ses règles. L’immense majorité des gens sont d’accord pour qu’il se perpétue, par égoïsme, conformisme, ignorance, imprévoyance et/ou bêtise.

Dès lors, comment déclinez-vous pour vous le sens des opportunités ?

À la lumière froide de la raison

16 mars 2026

À l’occasion d’un temps de dialogue prolongé avec deux d’entre vous, le thème de ce lundi s’est imposé naturellement. Il correspond à une formule qu’exprimait parfois une ancienne aidante : « à la lumière froide de la raison ».

Que peut vouloir dire cette expression ?

Elle invite à une prise de recul face aux émotions et à prendre le temps nécessaire pour appréhender une situation ou un événement. Le but est d’en examiner les différents aspects pour dégager une stratégie appropriée.

Il ne s’agit pas d’enfouir ses désirs mais d’en examiner la faisabilité et d’en arrêter les modalités.

Chaque obstacle doit être identifié dans sa complexité éventuelle pour tenter de le surmonter.

La mise en jeu de la raison est un excellent exercice, une bonne habitude. Le dialogue peut contribuer à mieux saisir difficultés et solutions. Ce temps-là est aussi un très bon exercice et une bonne habitude.

La meilleure décision possible correspond à la meilleure connaissance possible de la réalité en cause.

Le temps de réflexion que l’on se donne avant d’agir est agréable, dans la mesure où il nous permet de faire l’économie d’erreurs.

Un patient avait relevé une citation de Paul Valéry : Entre le moment où je prends une feuille blanche et mon stylo, il se passe quelques secondes qui vont modifier ce que j’avais l’intention d’écrire. »

La délibération permet d’envisager les différents cas de figure, parfois de décider d’actes intermédiaires, des approches ou des initiatives qui vont rapprocher de l’objectif. En parler avec des personnes concernées, faire place au doute et à d’autres éclairages permettant d’arrêter plus surement la décision. La consultation participe à cet exercice.

La lumière froide de la raison n’exclue pas la douceur, l’humour, l’ironie, la volonté. Elle permet d’expliquer les raisons d’une hésitation ou d’un choix, d’affiner les choix et de conforter une décision collective en connaissance de cause, ce qui permet d’accroître la motivation, une fois la décision arrêtée.

La procrastination s’en distingue, en ce que la personne se laisse envahir par les émotions, en s’appuyant sur des prétextes pour ne rien faire.

Une erreur commune est de confondre désir et réalité ou de se satisfaire d’une vision superficielle ou partielle, voire partisane.

La froide lumière de la raison n’a de sens que rapportée à un objectif défini. C’est un exercice d’intelligence critique qui peut être menée seul, ou à plusieurs dans l’optique d’éclairages et d’expériences complétaires.

Pratiquez-vous cet exercice ? Seul(e) ? Avec qui ? Avec quels supports ?... avec de bons résultats ?

Addictions, principe de précaution et libertés

07-03-2026

Je vous propose un échange autour de trois notions : les addictions et les pratiques similaires, le contrôle social et l’usage du principe de précaution à notre époque, qui est celle du néolibéralisme et du numérique généralisé.

Peut-être n’est-il pas inutile de préciser ce que l’on entend par néolibéralisme ? Cette réorganisation de notre système économique permet d’établir une distinction avec l’état antérieur, de ce qui a été appelé Les trente glorieuses, de 1945 à 1974. Le système de protection était alors très élevé avec une répartition des ressources satisfaisantes pour la majorité de la population. Le système éducatif autorisait une mobilité sociale acceptable. Les exclus étaient peu nombreux. Il était possible de trouver du travail et même d’imaginer un plan ou des évolutions de carrière. Les principales addictions étaient l’alcool, le tabac, avec une part limitée d’usage addictif de substances psychoactives. Les causes de la régression du pays sont connues – nul ne devrait les ignorer – et il n’y a aucune raison que la situation ne s’aggrave pas encore et de plus en plus rapidement. Il existe une relation inversement proportionnelle entre la prospérité d’un territoire et la qualité de la vie démocratique en son sein.

Nulle fatalité cependant, des politiques alternatives existent mais il faudrait pour cela que les élites dirigeantes aient le souci de notre pays et celui de l’intérêt général, entendu non comme un repli (réponse nationaliste et xénophobe) ou comme une dilution (réponse européiste/globaliste : soumission aux idéologies qui les accompagnent) mais comme un recentrage sur son territoire et ses ressources intellectuelles, articulé à des partenariats équilibrés, européens, chaque fois que possible, en tous cas non alignés sur les blocs qui s’affrontent. Malheureusement, nos élites semblent obnubilées par leurs intérêts de caste en méprisant, ouvertement ou discrètement, les populations, de toute origine, vivant dans notre pays.

Les addictions constituent une composante forte de la régression collective, par l’inadéquation des réponses en termes d’éducation et de santé publique. Tout se passe comme si l’Etat français participait à un suicide collectif. Que propose-t-il – notamment pour sa jeunesse – en dehors du chacun pour soi et de la soumission pour tous ? Jamais la bureaucratie – y compris dans le champ privé, n’a été aussi envahissante et paralysante.

Le contrôle social s’étend sans cesse derrière le principe de précaution, brandi à tout propos, et la généralisation du numérique.  Nous ployons sous des paperasses à la moindre opération, alors que dans le même temps une partie appréciable de l’Humanité subit la guerre, les violences de tout ordre, la misère.

Que faire dans ces conditions ?

La solution, simple et pratique, est que toute personne de pouvoir, si petit soit-il, l’exerce dans le sens de l’intérêt général et qu’elle manifeste concrètement son désaccord face à toutes les stratégies de mise aux normes.

Exemple minuscule : pour une intervention bien cadrée médicalement, je devais signer d’innombrables feuilles au nom du principe de précaution (ou consentement éclairé). Je m’étais appliqué à ne pas les remplir à l’avance, car cela aurait laissé entendre que je les avais lues attentivement. À la jeune infirmière agacée qui me demandait pourquoi je ne les avais pas remplies, j’ai préféré répondre avec le sourire : La paresse !

Mettre un terme à une addiction préjudiciable est un acte politique majeur, tout comme faire jouer les solidarités à propos du numérique, en continuant à privilégier les espaces de parole visant à favoriser une réflexion critique suivie d’effets concrets.

Certains préconiseront les menaces de boycott des élections et le boycott effectif si les candidats continuent d’ignorer nos préoccupations légitimes en commençant par notre aspiration à être gouvernés dans le sens de l’intérêt général. Qu’ils cessent donc de nous faire à leur image à nous prenant pour des imbéciles ! Je ne suis pas un homme de médias et encore moins de réseaux sociaux mais je considère que toute personne notoire, fût-ce un influenceur à la mode ou un sportif présent dans de nombreuses publicités, et tout groupe attaché à l’esprit public feraient honneur à notre citoyenneté en appelant au boycott des élections.

Dans un registre un peu différent, n’y -a-t-il pas lieu de s’opposer à la généralisation du numérique pour les moindres actes de vos vies et d’interpeller les élus de votre choix, de ce point de vue ? N’y a-t-il pas à développer des alternatives éducatives solidaires pour un usage raisonné du numérique ?

Avez-vous conscience de vous comporter en citoyen politique en écartant votre addiction ?

Quelles initiatives pouvez-vous concevoir en faveur de l’intérêt général ?

Plus d'articles...

  1. Le perfectionnisme
  2. Pas de faute ! Pas de faute !
  3. Plus tard, trop tard
  4. La question des repères
  5. La question des objectifs
Page 2 sur 92
  • Démarrer
  • Précédent
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
  • Suivant
  • Fin

Copyright © 2026 area31.fr - Tous droits réservés - Mentions légales
AREA 31 - Association de Recherche et d'Entraide en Alcoologie, en addictologie et en psychopathologie