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Les fiches cinéma

Une femme disparait - The lady vanishes

Réalisation  :   

Scénario :

Date : 1938

Durée   : 96 mn  

Acteurs principaux : 

Margaret Lockwood :Iris Henderson

Michael Redgrave  : Gilbert Redman 

 Paul Lukas : Dr Egon Hartz*

 May Witty : Miss Froy

 NauntonBasil Radford Wayne : Charters : Elmer  Caldicott

 Catherine Lacey : la « religieuse »

 Emile Boreo : Boris, le directeur de l’hôtel

 Kathleen Tremaine : Anna, la soubrette

 Mary  Clare : La baronne Nisatona

 SA/HA

 Mots-clés : humour – séduction – fantaisie – temporalité et espace restreints – montée des périls

 theladyvanishes

 

Atelier-cinéma d’avril 2024

Nous avons décidé de proposer un atelier-cinéma tous les mercredis, à 17h30 (excepté la semaine d’HBA, où il se tient à la Clinique Rive Gauche, le même jour, à la même heure dans la salle affectée à l’alcoologie (au 4ème étage).

La fiche est consacrée à un film qui n’appartient pas à la Modernité tardive, puisqu’il a été tourné avant la seconde guerre mondiale.

Nous devons cette fiche à deux participants : GP et FP.

« Le film peut être perçu à deux niveaux : 

  • Un mélange de genres, nourri par de multiples péripéties, avec un happy end farfelu pour que le plaisir soit complet.
  • Un second niveau où plusieurs thèmes, par analogie, interrogent la période que nous vivons.
  1. L’absolue solitude d’Iris (prénom bien choisi) qui a perçu, par ses sens et sa raison, une réalité qui se heurte à l’avis contraire de tous les autres personnages.
  2. L’impérieuse nécessité, vitale, lorsque cette solitude est ressentie, de tisser des liens avec d’autres personnes capables de mettre en cause les fausses évidences, fussent-elles partagées par le plus grand nombre. Iris, à force de persévérance, trouve cet indispensable soutien humain auprès de Gilbert, sans lequel les suites les plus funestes auraient pu intervenir.
  3. La dénégation ou le déni du plus grand nombre soit par intérêt, soit par indifférence, soit parce que la vérité serait insupportable.
  4. Les femmes et les hommes sont traités à égalité. En l’occurrence, les femmes sont les plus courageuses.
  5. Ce film de 1938 fait ressortir les tensions internationales de l’époque, qui s’invitent dans le vécu des personnages. Comment réagir individuellement et collectivement ?

Ce film est porté par l’humour et la légèreté de la séduction. Un duo d’amoureux se découvre réciproquement dans l’action et une forme de déclassement. La femme qui disparait, Miss Froy, est, sans l’avoir voulu, une entremetteuse efficace.

Ce film est à ranger dans la catégorie des chefs d’œuvres.

La romancière, le film et le heureux hasard

Réalisation : Hong Sang-soo

Scenario : Hong Sang-Soo

 

Date : 2022 Corée du Sud

 

Durée : 92 mn

Acteurs principaux :

Lee Huy-young : la romancière

Kim Min-hee : la jeune actrice

Séo Young-hwa : la libraire

 

A/ SA

Mots-clés : Rencontres – politesse – non-dit - cinéma – roman 

laromancierelefilm

 

Une romancière célèbre, rend visite à une amie qui tient une librairie. La romancière relève que mon amie libraire a grossi et que cela lui va bien. Un peu plus tard, elles échangent avec une jeune employée qui apprend le langage des signes et la romancière s’amuse à adopter des gestes de ce langage. Elle se promène dans une tour moderne offrant une belle vue, dérobée au spectateur. Elle rencontre un réalisateur et sa femme. Il se trouve qu’il a écarté un de ses romans en vue d’un film. La romancière déclare qu’elle est en panne d’inspiration et le réalisateur reconnaît qu’il est dans une situation analogue. En se promenant dans un chemin, ils rencontrent – heureux hasard – une jeune actrice qui a cessé de tourner des films. Un peu plus tard, la romancière dit à la jeune actrice qu’elle aimerait qu’elle tourne un film qu’elle inspirerait. L’actrice amène alors la romancière chez une amie qui se trouve être la libraire. Le monde est décidemment petit. Celle-ci les invite à boire avec un vieux poète et tout ce petit monde picole. On comprend que le vieux monsieur a été l’ami de la romancière. Plus tard, l’actrice a l’occasion de découvrir le film qu’elle a tourné à partir d’un scénario de la romancière.

Ce film est-il représentatif de la culture sud-coréenne ?

 C’est la question que se pose le spectateur français. Un commentaire dit qu’il s’agit d’un film minimaliste et magistral. Hong-Sang Soo est certainement une réalisateur reconnue – un maître – pour avoir trouvé de quoi financer son film à partir d’un tel scénario. Nul ne peut discuter le terme de minimaliste. Il est difficile de faire moins, tout en laissant un hasard invraisemblable dérouler l’histoire.

Les Coréens sont-ils à ce point convenus dans leurs échanges ? Est-ce pour cela qu’ils ont besoin de boire ? Quand ils s’y mettent, ils ne font pas semblant. Peuvent-ils se contenter du langage aussi vide ?

Nous aurions pu imaginer un film sur la genèse d’un film à partir d’un roman. Rien n’est montré, rien n’est dit.

Nous aurions pu espérer apprendre quelque chose de ce peuple, de sa vie affective, de son mode de vie ou de ses options politiques. Rien de tel dans cette histoire, tout est lisse.

Apparemment, en Corée du Sud, tout va bien. Le hasard fait bien les choses.

Renseignement pris, ce réalisateur se la joue, plus exactement il se donne l’image nonchalante de feu Jean-Luc Godard. Il demande à ses acteurs d’improviser. Il improvise lui-même son scénario. Le vide sidéral de ses films plaît beaucoup aux intellectuels occidentaux. Et, comme, malgré ce genre de réalisateur, le cinéma asiatique produit de bons films, il est possible de se laisser piéger.

Anatomie d’une chute

Réalisation : Justine Triet

Scenario : Justine Triet, Arthur Harari

 

Date : 2023 France

Durée : 150 mn

Acteurs principaux :

Sandré Hüller : Sandra,

Swann Arlaud : l’avocat et « ex » de Sandra

Antoine Reinartz : l’avocat général

Milo Machado Graner : Daniel, le fils

Samuel Maleski : Samuel

 

A/ HA

Mots-clés : Couple – Dépression – traumatisme – apparences - procès

 anatomiedeunechute

 

Anatomie d’une chute est « un drame policier et juridique ». Il a obtenu la palme d’or au festival de Cannes 2023. La réalisatrice s’est inspirée d’un procès ayant concerné une personnalité nord-américaine, Amanda Knox.

Il n’est pas nécessaire de raconter l’intrigue dans les détails puisque le ressort-même du film est un récit recomposé dont l’issue n’est dévoilée qu’à la fin. Hitchcock n’aurait pas désavoué le scénario.

Un homme est découvert mort par son fils malvoyant, devant son chalet de montagne, sur la neige. Il a chuté du balcon. Rapidement, la question d’un homicide se pose. Sa femme a-t-elle tué ?

Le couple, les traumas et les trajectoires individuelles

L’alcool est très présent dans ce film : l’écrivaine boit souvent seule, elle boit en compagnie, elle boit avec son mari, elle boit avec son avocat qui a été un temps son ami, elle boit en groupe, au restaurant, pour célébrer son acquittement. L’alcool est présent à l’anglo-saxonne, à tous moments, que la personne soit seule ou non.

L’alcool est à peine visible, tellement il fait partie du paysage. Il n’a pas atteint la position dominante, critique, qui permet d’aborder les difficultés existentielles d’une personne et d’un couple à partir du prisme qu’il constitue.

Le film montre les interactions au sein d’un couple. L’homme et la femme sont tous deux écrivains, comme d’autres seraient médecins, avocats ou cadres dans une banque. Ils sont tous deux dispensés de travaux trop pénibles, un peu éloignés des réalités matérielles. Ils n’ont pas trop de problèmes d’argent sans pour autant être fortunés. La femme écrit une sorte de saga de romans dont le fil-guide est elle-même. Lui se trouve en panne d’inspiration. Une scène-clé du film est une longue dispute. Il lui reproche de l’avoir asservi. Il s’occupe pratiquement seul de leur petit garçon malvoyant. Lent dans sa propre écriture, il lui reproche de lui avoir pris la meilleure idée du roman qu’il était en train d’écrire. Il lui reproche ses infidélités.

De fait, il n’a pas surmonté le sentiment de culpabilité qui le ronge. Son garçon est malvoyant après un accident survenu à l’âge de quatre ans. Il devait aller le chercher à l’école et c’est une baby-sitter qui, sur le trajet-retour, n’a pas « assuré ». Plutôt qu’un anti-dépresseur, c’est d’une psychothérapie dont il aurait eu besoin. Après l’accident, chacun dans le couple a réagi à sa manière, individuellement. L’infidélité de la femme s’expliquerait par un réflexe de survie. A la panne d’inspiration de l’homme correspondrait peut-être l’irruption du trauma dans sa vie de père. Difficile d’écrire une fiction après ce qui est arrivé. Le film est aussi l’histoire d’amour d’un père pour son fils et celle d’un sentiment de dévalorisation extrême, celle enfin de la conscience de l’échec de son couple. Il n’a pas assuré. L’idée d’être indirectement l’auteur du handicap de son fils lui est insupportable. Le tout, assorti de l’absence de psychothérapie, me semble suffisamment étayer la thèse du suicide. Pour finir, le petit garçon parle, il donne la clé de l’énigme : le père s’est suicidé. Il a préparé son « effacement » par une métaphore impliquant le chien-guide du petit garçon. Un chien-guide peut mourir aussi.

Une autre interprétation a été discutée : le petit garçon, déjà orphelin de père, déciderait de protéger sa mère, en inventant la version du suicide. Je la trouve beaucoup moins crédible. La faute, s’il y a faute, de l’épouse et mère ne rend pas compte de la chute mortelle. Elle se situe en amont.

Que penser du procès ? Il donne lieu à une répartition des rôles au sein du Tribunal. Chacun est, apparemment, bien à sa place, l’avocat général, l’avocat de la défense, madame la Juge, les experts, le psychiatre du défunt. Chacun joue son jeu, avec un mélange de rigueur et de parti-pris.

Le sort du procès pourrait se jouer sans savoir la vérité, tant les apparences prêtent à interprétations. Au-delà des causes de la mort qui auraient pu être accidentelles dans un autre contexte, un fait s’impose : le père est mort et un enfant se retrouve orphelin de père.

Une dernière remarque d’ordre technique. Le déroulement du procès est conforme à ce qui se passe aux USA, et non à un procès qui aurait lieu en France. Dans notre pays, l’avocat général, c’est-à-dire le procureur, est tenu de se limiter à des questions peu invasives avant son réquisitoire. Le personnage est bien jeune et très agressif dans ce film. Il occupe en partie la place du Juge et se substitue à l’avocat de la partie civile, celui qui défend les droits du mari possiblement assassiné. Elle est l’absente de l’histoire. Le mort avait forcément des parents au sein de son pays natal qu’il avait rejoint. À croire que les films français doivent se plier aux règles transnationales pour être commercialisés. Notons que le film est sorti en DVD alors qu’il est encore en salle.

Enfin, d’une certaine manière, tout est au mieux et dans l’air du temps : le père pas à la hauteur disparait de la circulation et l’épouse va pouvoir continuer sa vie. Elle a de la matière pour un nouveau roman. Quant à l’enfant…

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