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Les fiches cinéma

Le Prince et le Pauvre

Réalisation : Richard Fleischer

Scenario : Georges Mc Donald Fraser,

d’après Marc Twain

 

Date : 1977                GB

Durée : 113 mn

Acteurs principaux :

Mark Lester : Prince Edouard, Tom Canty

Oliver Reed : Miles Hendon

Charlton Heston : Henri VIII

Raquel Welch : Lady Edith

Rex Harrison : le duc de Norfolk

Ernest Borgnine : John Canty, le père de Tom

David Hemmings : Hugh Hendon,

A/ SA

 

Mots-clés : Nobles – gueux – arbitraire – substitution - éducation

lepriceetlepauvre

Edouard va succéder au roi d’Angleterre Henri VIII, vieux et malade. Il doit participer à un bal masqué présidé par son père. Dans le même temps, Tom Canty est un jeune homme de son âge qui appartient au peuple des gueux, aux pauvres et voleurs de la Cour des Miracles de Londres. Son abominable père le rudoie et le bat afin qu’il détrousse efficacement les bourgeois. Une tentative ratée de larcin l’amène, au terme d’une course-poursuite, à trouver refuge dans le château royal. Il tombe de la cheminée pour se retrouver face au jeune prince, en quête de déguisement. Ils découvrent qu’ils se ressemblent comme deux jumeaux. La substitution de vêtements s’opère et le hasard capricieux propulse le gueux habillé en Prince dans la salle du bal alors que le Prince habillé en gueux se retrouve confronté à une populace hostile. Il a été, sans ménagement, éjecté du palais par les gardes. L’histoire peut commencer…

Comment disposer d’une bonne éducation ? Une réflexion sur le Pouvoir politique

Tom, le jeune gueux, est terrorisé d’être confronté à la Cour et d’être au centre de tous les regards lors du bal royal. Il multiplie les maladresses. Henri VIII rit beaucoup de ce qu’il croît être un rôle de composition avant de conclure que son fils est devenu fou, à la veille de lui succéder. Qu’importe, ce sera le nouveau roi !

De son côté, Edouard, le prince en haillons a très vite l’occasion d’utiliser les art martiaux qui lui ont été enseignés, notamment le maniement du bâton. Les gueux lui tombent dessus, après qu’il a montré une breloque sertie de diamants, attestant qu’il est bien le prince de Galles. Miles Hendon, un ancien militaire en civil l’aide alors, opportunément, à sortir de cette situation critique, sans pour autant croire à l’identité royale de celui qu’il a secouru.

L’histoire progresse par séquences successives. Elle va constituer une sorte d’éducation politique pour le jeune prince. Il ne perdra pas un instant le sens de sa position d’élection, y compris quand il doit se battre au milieu d’une sorte de cour des miracles forestière, gouvernée par un moine défroqué. Le bon roi Henri, en antipapiste déclaré, avait mis la main sur son monastère. Le moine avait alors changé de communauté, en réunissant nombre d’exclus, persécutés par les soldats du Roi. Edouard a, ainsi, l’occasion de découvrir les cruautés et les injustices de son père. Lors de cet épisode, le père caractériel de Tom sera tué par un géant muet. Il voulait s’opposer à la mise en liberté du faux Tom par le distingué moine, chef des gueux.

Miles finira par admettre l’identité du Prince. Il sera adoubé comme duc, au bord d’une rivière, à l’aide d’un bâton posé alternativement sur ses épaules. Il assistera jusqu’au bout son protégé pour qu’il sauve sa couronne. Sa doublure, Tom, sera heureuse d’être débarrassée de son destin royal. Le nouveau roi sera magnanime. Il saura récompenser Tom et même la mère de ce dernier.

Auparavant, le prince d’emprunt aura sauvé la tête du duc de Norfolk, magistralement interprété par Rex Harrison, l’ineffable professeur Higgins de My fair lady. Norfolk est capable de générosité envers les pauvres. Il prend la défense du gueux face aux soldats du Roi. Il accueille avec flegme et bonhommie, son arrestation on-ne-peut-plus arbitraire par Henri VIII qui le suspecte de complaisance à l’égard du Pape honni. N’oublions que ce roi paranoïaque avait pour habitude de sanctionner ses épouses successives, suspectes d’infidélité, par la décapitation. En ces temps de Justice royale, la décapitation à la hache relevait d’une simple décision de sa Majesté. On se rappelle le cri de la Reine d’Alice au pays des merveilles : « Qu’on lui coupe la tête ! » L’épisode de l’arrestation de Norfolk fait penser à l’emprisonnement de Fouquet, le protecteur de La Fontaine, lors d’une réception trop fastueuse de Louis XIV par son intendant.

L’amourette du faux prince à la Cour est, par comparaison, plutôt sympathique. La jeune ingénue répond positivement à la demande d’épousailles de Tom, en précisant qu’elle se réjouit quand même que le sort la fasse aimée d’un futur roi. La morale de la relation est pragmatique, britannique et libérale. La jeune ingénue saura épouser un vieillard fortuné tout en accueillant le soir, par son balcon, l’ex faux-prince promu notable par le vrai rince reconnaissant. Norfolk fera couper les têtes de ceux qui s’accordaient pour la lui couper.

Miles Hendon retrouve sa plantureuse dulcinée – Raquel Welch – confisquée maritalement par Hugh, son frère félon, pendant qu’il guerroyait bêtement loin de ses terres. Une fois démasqué et mis en échec, l’indigne frère saura faire carrière et fortune aux Amériques. Auparavant, il aura fait rosser son frère, Miles, en le faisant passer pour un imposteur. Il l’aura fait mettre au pilori sur la place du village, ce qui nous donne l’occasion de découvrir cet instrument de torture.

C’est Raquel – Edith, l’épouse malgré elle, du frère cupide, qui, tendrement, délivre Miles du pilori, après lui avoir confié qu’elle ne l’espérait plus et qu’elle avait dû accepter les faveurs d’Hugh pour être en mesure d’éponger les dettes de son propre père. Edith préserve la couronne royale pour Edouard en retrouvant la breloque princière, preuve de l’identité du vrai prince. Le bijou était tombé dans la poussière lors de la bagarre précédant l’entrée en force dans la cathédrale de Westminster juste avant le couronnement du faux prince. Si la couronne avait été posée sur sa tête par l’Archevêque, Tom le gueux serait devenu roi.

Cerise sur le gâteau, l’alcoolisme de Miles est accueilli avec indulgence. Buveur d’habitude au temps où il ferraillait comme soldat, il avait basculé dans l’alcoolisme de l’ennui après avoir épousé sa chère Edith. Il avait l’autorisation quand il était saoul, de rester le cul à terre, aux pieds de sa Majesté le roi.

Le nouveau bon Roi, Edouard VI, aura le bon goût de mourir rapidement, laissant la place à la très patriotique Elisabeth Ier qui régna plus de quarante ans sur le royaume d’Angleterre. Elle ne s’encombra pas de prince consort. Elle veillera à maintenir la tradition de décapitation de son digne père, notamment à l’encontre de sa cousine Marie Stuart, reine d’Ecosse qui était, il est vrai, catholique et potentiellement rivale. Cette dernière avait été elle-même, une première fois, reine, de France pendant à peine plus d’un an, en tant qu’épouse de François II. La mort prématurée de François l’avait ramenée en Ecosse. Les hommes étaient déjà fragiles en ces temps lointains.

Mes petits enfants ont beaucoup ri à ce film.

Une femme disparait - The lady vanishes

Réalisation  :   

Scénario :

Date : 1938

Durée   : 96 mn  

Acteurs principaux : 

Margaret Lockwood :Iris Henderson

Michael Redgrave  : Gilbert Redman 

 Paul Lukas : Dr Egon Hartz*

 May Witty : Miss Froy

 NauntonBasil Radford Wayne : Charters : Elmer  Caldicott

 Catherine Lacey : la « religieuse »

 Emile Boreo : Boris, le directeur de l’hôtel

 Kathleen Tremaine : Anna, la soubrette

 Mary  Clare : La baronne Nisatona

 SA/HA

 Mots-clés : humour – séduction – fantaisie – temporalité et espace restreints – montée des périls

 theladyvanishes

 

Atelier-cinéma d’avril 2024

Nous avons décidé de proposer un atelier-cinéma tous les mercredis, à 17h30 (excepté la semaine d’HBA, où il se tient à la Clinique Rive Gauche, le même jour, à la même heure dans la salle affectée à l’alcoologie (au 4ème étage).

La fiche est consacrée à un film qui n’appartient pas à la Modernité tardive, puisqu’il a été tourné avant la seconde guerre mondiale.

Nous devons cette fiche à deux participants : GP et FP.

« Le film peut être perçu à deux niveaux : 

  • Un mélange de genres, nourri par de multiples péripéties, avec un happy end farfelu pour que le plaisir soit complet.
  • Un second niveau où plusieurs thèmes, par analogie, interrogent la période que nous vivons.
  1. L’absolue solitude d’Iris (prénom bien choisi) qui a perçu, par ses sens et sa raison, une réalité qui se heurte à l’avis contraire de tous les autres personnages.
  2. L’impérieuse nécessité, vitale, lorsque cette solitude est ressentie, de tisser des liens avec d’autres personnes capables de mettre en cause les fausses évidences, fussent-elles partagées par le plus grand nombre. Iris, à force de persévérance, trouve cet indispensable soutien humain auprès de Gilbert, sans lequel les suites les plus funestes auraient pu intervenir.
  3. La dénégation ou le déni du plus grand nombre soit par intérêt, soit par indifférence, soit parce que la vérité serait insupportable.
  4. Les femmes et les hommes sont traités à égalité. En l’occurrence, les femmes sont les plus courageuses.
  5. Ce film de 1938 fait ressortir les tensions internationales de l’époque, qui s’invitent dans le vécu des personnages. Comment réagir individuellement et collectivement ?

Ce film est porté par l’humour et la légèreté de la séduction. Un duo d’amoureux se découvre réciproquement dans l’action et une forme de déclassement. La femme qui disparait, Miss Froy, est, sans l’avoir voulu, une entremetteuse efficace.

Ce film est à ranger dans la catégorie des chefs d’œuvres.

La romancière, le film et le heureux hasard

Réalisation : Hong Sang-soo

Scenario : Hong Sang-Soo

 

Date : 2022 Corée du Sud

 

Durée : 92 mn

Acteurs principaux :

Lee Huy-young : la romancière

Kim Min-hee : la jeune actrice

Séo Young-hwa : la libraire

 

A/ SA

Mots-clés : Rencontres – politesse – non-dit - cinéma – roman 

laromancierelefilm

 

Une romancière célèbre, rend visite à une amie qui tient une librairie. La romancière relève que mon amie libraire a grossi et que cela lui va bien. Un peu plus tard, elles échangent avec une jeune employée qui apprend le langage des signes et la romancière s’amuse à adopter des gestes de ce langage. Elle se promène dans une tour moderne offrant une belle vue, dérobée au spectateur. Elle rencontre un réalisateur et sa femme. Il se trouve qu’il a écarté un de ses romans en vue d’un film. La romancière déclare qu’elle est en panne d’inspiration et le réalisateur reconnaît qu’il est dans une situation analogue. En se promenant dans un chemin, ils rencontrent – heureux hasard – une jeune actrice qui a cessé de tourner des films. Un peu plus tard, la romancière dit à la jeune actrice qu’elle aimerait qu’elle tourne un film qu’elle inspirerait. L’actrice amène alors la romancière chez une amie qui se trouve être la libraire. Le monde est décidemment petit. Celle-ci les invite à boire avec un vieux poète et tout ce petit monde picole. On comprend que le vieux monsieur a été l’ami de la romancière. Plus tard, l’actrice a l’occasion de découvrir le film qu’elle a tourné à partir d’un scénario de la romancière.

Ce film est-il représentatif de la culture sud-coréenne ?

 C’est la question que se pose le spectateur français. Un commentaire dit qu’il s’agit d’un film minimaliste et magistral. Hong-Sang Soo est certainement une réalisateur reconnue – un maître – pour avoir trouvé de quoi financer son film à partir d’un tel scénario. Nul ne peut discuter le terme de minimaliste. Il est difficile de faire moins, tout en laissant un hasard invraisemblable dérouler l’histoire.

Les Coréens sont-ils à ce point convenus dans leurs échanges ? Est-ce pour cela qu’ils ont besoin de boire ? Quand ils s’y mettent, ils ne font pas semblant. Peuvent-ils se contenter du langage aussi vide ?

Nous aurions pu imaginer un film sur la genèse d’un film à partir d’un roman. Rien n’est montré, rien n’est dit.

Nous aurions pu espérer apprendre quelque chose de ce peuple, de sa vie affective, de son mode de vie ou de ses options politiques. Rien de tel dans cette histoire, tout est lisse.

Apparemment, en Corée du Sud, tout va bien. Le hasard fait bien les choses.

Renseignement pris, ce réalisateur se la joue, plus exactement il se donne l’image nonchalante de feu Jean-Luc Godard. Il demande à ses acteurs d’improviser. Il improvise lui-même son scénario. Le vide sidéral de ses films plaît beaucoup aux intellectuels occidentaux. Et, comme, malgré ce genre de réalisateur, le cinéma asiatique produit de bons films, il est possible de se laisser piéger.

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