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Les plaisirs de la table en alcoologie

18-05-2026

S’occuper de notre alimentation est une façon de conforter notre souci d’aller vers les plaisirs accessibles, de faire vivre « l’épicurisme pragmatique ».

Dissocions les différentes étapes.

Faire les « courses » : le lieu, l’environnement humain, la programmation, car il n’est pas raisonnable de mobiliser trop de temps, trop souvent à cet exercice de rencontres et de choix.

Établir ses menus, en fonction du nombre, des moyens disponibles, de la saison pour les légumes et les fruits. Nombre de personnes, compte tenu de leurs difficultés financières, doivent privilégier les plats à base de pâtes et de riz. Il est possible de modifier l’accommodement. Préparer, inventer pour les doués.

Utiliser le temps du repas comme une séquence distincte, avec la tranquillité du matin et le temps de réflexion pour organiser sa journée, en fonction des priorités choisies, le temps du midi pour faire le point à la mi-journée, retrouver la tranquillité, la soirée, encore plus sanctuarisée, protégée des sollicitations intempestives. Pour cette raison, être injoignables dans ces moments.

Ces trois temps doivent être débarrassés de l’emprise des portables et des messages inutiles.

La composition et la préparation des repas sont une affaire de goût et de contraintes. À noter qu’une soupe de légume peut couvrir plusieurs repas. Il est possible de s’amuser à distinguer les différents légumes qui la composent, à la façon des tastevins.

Une table de sobriété doit veiller à associer la qualité des mets et la qualité des boissons. Certaines eaux sont excellentes, notamment en montagne. Pour l’ordinaire, chacun a ses préférences : eau plate, eau pétillante, parfumée ou non.

Pour échanger avec des amis, rien de tel que se retrouver à la terrasse d’un café, la tête à l’ombre et les pieds au soleil, autour d’une tasse de café ou d’une boisson fraiche et peu sucrée.

Si l’on reçoit simplement, le rituel de l’apéro est inutile. Si l’on met les petits plats dans les grands, un cocktail de jus de fruit sans alcool peut surprendre et si on réunit parents et alliés, une sangria sans alcool peut surprendre agréablement. Tout terrorisme serait de mauvais goût. Il est utile pour ces festivités, de choisir soi-même les vins qui feront parler les convives.

La qualité des partenaires de table intervient forcément. Si, par malchance ou nécessité, nous devons partager le repas avec des gens ennuyeux voire insupportables, l’écoute distraite est conseillée. Avec un peu de chance, il est possible de se concentrer sur le contenu de l’assiette.

Les erreurs sont trop connues pour se donner la peine de les détailler, ne pas respecter les horaires, négliger les rituels et sa propre tranquillité, grignoter, se gaver de chocolat ou de sucreries, imiter les américains avec leurs sandwichs à étages.

La teneur en calories des repas dépend de l’activité physique. Un sandwich amoureusement préparé et de l’eau fraiche récompensent l'effort lors d'une marche en montagne ou d’un effort cycliste, dans un cadre d’autant plus incroyable qu’il est découvert au prix d’un effort exigeant. 

La répartition des repas dépend des habitudes culturelles. Les anglo-saxons soignent leur petit-déjeuner du matin, allègent celui de midi, ne chargent pas celui du soir. Le travailleur de force a besoin d’une pause alimentaire durant la matinée, s’il se lève très tôt. La qualité du repas du soir n’est pas à négliger car la journée est finie, en général, et c’est le moment de se retrouver seul(e) ou accompagné(e).

L’alimentation ayant une valeur identitaire, découvrir les plats des autres cultures favorise d’utiles rapprochements.

Que dire de plus ? La table est-elle un plaisir pour vous ?

Bienveillance et alcoologie

11-05-2026

Un de mes correspondants m’a livré un ensemble de définitions ironiques visant la bienveillance. J’en retiens quelques unes.

Étymologie :  Du latin bene volentia, « vouloir du bien », expression en usage dans les départements des ressources humaines.

Sentiment éprouvé par les personnes qui n’ont rien à vous proposer mais tiennent à ce que vous le sachiez chaleureusement. 

« Il me serra la main avec une bienveillance si appuyée que j’en comptais mes doigts. » (Talleyrand)

« Nous vous accompagnerons avec bienveillance dans votre transition professionnelle (Direction des Richesses Humaines, lors d’un licenciement.)

Disposition mentale, plus ou moins sélective, caractérisée par l’incapacité de formuler un jugement critique face à l’inacceptable.

Syn. : indifférence souriante. Exemple : manager avant l’annonce du plan social. Personne de pouvoir sollicitée.

Servie froide, la bienveillance prend le nom de « condescendance » ; servie chaude, celui de « prosélytisme ». 

Ne se conserve pas au contact prolongé du réel, produit alors du ressentiment.

Ne pas confondre avec la bonté, qui coûte quelque chose, ou avec la gentillesse, qui n’exige pas de séminaire à 800 euros la journée dans un château de la Loire.

Ses contraires : Franchise, lucidité, courage, relation égalitaire.

Equivalences : complaisance, compassion.

Jean de la Fontaine : Il est bon d’être charitable. Le point est de savoir avec qui. (Nous pourrions ajouter : Et pourquoi).

Cet exercice de défoulement accompli face à l’hypocrisie sociale et à l’absence d’empathie ambiante, que pouvons-nous dire à propos de la bienveillance dans le champ de l’alcoologie ?

Nous avions organisé une conférence sur « les pièges de l’empathie », il y a quelques années.

Nous avions souligné, au commencement de la relation de soin, la justesse de ce que l’on appelle la neutralité bienveillante, c’est-à-dire d’une attitude ouverte, aussi allégée que possible de préjugés.

Nous avions convenu de la nécessité de développer une alliance thérapeutique, propre à la relation d’aide. Cet objectif exige un certain nombre d’efforts de la part du soignant. Ces efforts demandent la connaissance de la problématique alcoolique et une réelle disponibilité.

Une difficulté est d’être confronté à des patients qui entendent ne pas abandonner leur addiction, parce qu’ils s’en croient incapables ou parce qu’ils n’ont pas envie de s’en priver, en dépit des déboires enregistrés : sanctions pénales, ruptures affectives, isolement relationnel, marginalisation sociale, ennuis de santé, mal-être croissant, anxiété, dépression, sentiment de dévalorisation. Il ne s’agit pas de masquer les réalités au patient, bien au contraire. La situation est habituellement pire que ce qu’il croit. Un message à lui faire passer est que la société s’attache, sans mot dire, à l’éliminer, après usage. Un message alternatif doit lui être proposé, facilité par l’exemple des aidants et la mise en jeu de ses ressources propres : il peut alors prendre plus aisément la mesure de son addiction, de donner un présent et s’ouvrir l’avenir.

La bienveillance envers soi et les autres est une avance d’estime, à justifier.  Elle rejoint le respect de soi, indissociable du respect des autres.

Pour ce qui me concerne, elle est acquise face à une personne alcoolique, à charge de la faire vivre dans le cadre de l’alliance thérapeutique et associative. Elle est moins spontanée face à une personne ayant pris l’option de l’usage de « drogues », face à des addictions comportementales.

Quelle est votre sentiment vis-à-vis de la bienveillance ? Comment la déclinez-vous au quotidien ?

Le concept de « contre-élite » en alcoologie

04-05-2026

Notre époque est riche en nouveaux concepts qui se veulent opérants. Une caractéristique des nouveaux concepts est de faire oublier les anciens, sans obligatoirement faire intervenir la justesse ou le caractère erroné du dit-concept. La nouveauté est une façon de légitimiser l’oubli et l’inculture. Le terme de « contre-élite » a été avancé. L’intelligence artificielle en fait une présentation contrastée, nuancée, contradictoire, et, en définitive, quelque peu brouillonne, sans, pour autant, de notre point de vue, apporter des éclairages bien nouveaux.

L’alcoologie constitue un territoire lourd d’enjeux. Il est intéressant de réfléchir à l’usage qui pourrait être fait de cette notion dans le contexte actuel.

Pour réfléchir correctement à ce terme dans le champ de l’alcoologie, il convient d’abord de quoi est constituée l’élite, quels en sont les motivations, les modes d’organisation, les concepts, les discours et les pratiques. Ce que nous apprennent les addictions, notre livre de 2023, suggère un effet de miroir. Quelles sont les caractéristiques de l’élite ?

Ce qui définit une élite, dans le sens commun, est sa position de domination économique, institutionnelle, relationnelle et idéologique. Elle induit, par temps calme, une soumission – et même l’adhésion – volontaire, bien distinguée par La Boétie. Il n’y a pas d’élite sans sous-élite, chargée de faire vivre les intérêts de l’élite. La sous-élite a le choix entre trois options : la collaboration, le compromis ou le rejet.

La « contre-élite » désigne, en bonne logique, les forces qui contestent cette domination, pour y substituer la sienne, au risque du pareil au même.

La contre-élite peut connaître une adaptation plus ou moins, en rejoignant les options de l’élite, ce qui s’appelle le transformisme. Elle gagne et justifie ainsi sa place, comme le majordome justifie la sienne entre ses maîtres et les domestiques.

Dans le champ de l’alcoologie, règnent les alcooliers (position économique) et les universitaires (pouvoir intellectuel), éloignés du contact déplaisant avec la population concernée. Une armée de supplétifs (Administration, Justice, Police, services sociaux, soins) gère cette population au mieux des intérêts de l’élite, au nom de l’intérêt général. L’ignorance est le ciment de l’indifférence. Comme il n’est pas possible de toujours assurer l’hégémonie de l’élite face aux effets persistants, plutôt désastreux, de ses pratiques, il va de soi que, sur un mode plus ou moins anecdotique et marginal, des individualités se font connaître, s’efforcent de constituer une alternative, tentent de développer un rapport de persuasion pour induire les changements souhaitables. C’est alors que se reconnaît les qualités propres de l’élite. Une élite décadente s’accroche à ses privilèges, quitte à préférer l’effacement de toute critique, même constructive, par le contrôle de l’opinion, la sanction et la répression. Elle fait le choix des diversions et du pire, en s’attachant à éviter les conséquences de ses agissements.

Une élite véritable accepte les remises en question et les changements d’orientation. Elle abandonne une partie de ses privilèges sur le mode du compromis, en privilégiant l’intérêt général. Quand un système entre en crise, une période incertaine intervient d’où peuvent naître des monstres.

La contre-élite n’a de justification que dans la mesure où elle représente l’intérêt général, ce qui comprend, sans s’y limiter, les intérêts des populations qui n’ont pas droit au chapitre.

Pour ce qui me concerne, je ne moque d’appartenir à quoi que ce soit. La devise républicaine suffit à mon bonheur : Liberté d’initiatives, égalité de droits, fraternité d’armes.

Et vous ?

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  1. Le vécu des maltraitances
  2. Transmission
  3. Culture et addictions
  4. Les différentes créativités comme alternatives aux addictions
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