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Le vécu des maltraitances

27-04-2026

Ce thème du vécu des maltraitances est directement inspiré d’un cas clinique difficile.

Voici les lignes qui évoquent les maltraitances dans un diaporama qui servira de base de dialogue lors d’une séance de l’Université populaire de Toulouse, où nous serons amenés à présenter cette interrogation : Veux-t-on vraiment soigner les alcooliques (et les addictés) ?

Les traumas et les ambiances traumatiques

Le trauma est un évènement vécu comme une agression ou une perte. Le trauma est, pour partie, lié à son inscription dans la culture et les usages.

Il peut être précoce, préverbal, plus ou moins inconscient.

Les violences à caractère sexuel, corporel et psychologique correspondent souvent à des ambiances traumatiques dures. On peut en rapprocher les pertes et les deuils, dans leur diversité.

Les ambiances traumatiques molles font intervenir certains non-dits, les faux-semblants, les dépréciations, les manipulations, les déficits tactiles…

Notre modernité génère de nouvelles sources de déstabilisation et d’aliénation : culture de l’immédiateté, de la performance, décervelage émotionnel orienté, chosification de l’autre…

Dans ce qui m’a été rapporté, le vécu des maltraitances fait souvent intervenir le silence des figures d’autorité, par la banalisation ou le déni. La maltraitance est aggravée par des formes de complicité, de laisser-faire et, dans des cas extrêmes, de complicité active ou de perversion ajoutée.

Les plaintes des victimes s’expriment à des années d’intervalle des faits et les preuves ne sont pas toujours aisées à réunir, à moins d’un récidiviste notoire. L’accusé(e) peut ne pas s’en souvenir, ce qui laisse place au doute : s’agit-il d’une maltraitance imaginaire, construite volontairement ou non (comme dans le film de Thomas Vintenberg, La chasse ? Peut-on écarter l’innocence du coupable présumé car, dans ce cas, comment pourrait-il se reconnaître coupable ? Y-a-t-il place pour des regrets et pour le pardon ?

Comment peut s’apaiser le vécu d’une maltraitance ? Comment passer à autre chose ?

Transmission

20-04-2026

La transmission est un mot fort qui concerne chacun de nous de différentes manières.

Rapporté au seul champ de la problématique alcoolique, il a de quoi nous faire réfléchir. Et, en dehors d'elle, tout autant.

Faire à la place de... est une façon de court-circuiter la transmission et de rendre dépendant en empêchant l’expérience et l’autonomie.

Le mot renvoie à l’opposition inné / acquis. Parfois, il est question d’inné alors qu’il s’agit d’acquisition précoce, inconsciente, par effet mimétique. L’acquis renvoie aux apprentissages et au fait qu’il est possible de désapprendre ou de faire évoluer.

La transmission fait intervenir le verbal et le non-verbal. Elle fait appel à la mémoire, à la pédagogie, à la curiosité intellectuelle, à l’ouverture et à l’indépendance d’esprit, à l’esprit critique.

Relevons que, souvent, une formule ou quelques citations résument l’œuvre d’une vie.

La transmission se fait rarement à l’identique. Un tri, une déconstruction est nécessaire pour reconstruire une version compatible avec l’état des connaissances et des besoins.

On peut toujours de demander ce qui se transmet dans le cadre d’une problématique alcoolique ou addictive. Le transgénérationnel côtoie le générationnel. Une transmission apparente, tel que l’alcool se retrouve entre générations, mais elle fait intervenir d’autres transmissions et d’autres influences.

La transmission suppose un contexte favorable à son accueil. Autrement, elle peut devenir impossible ou rester lettre morte jusqu’à ce que le contexte lui donne une possibilité de divulgation.

La transmission fait intervenir plusieurs modes. Les émotions, les sentiments jouent leur rôle autrement que l’effort de compréhension rationnelle.

La transmission est un besoin latent. Elle fait partie du besoin de rencontrer l’autre, de faire lien avec lui.

Donner, recevoir. Accueilli et donner plutôt que prendre, garder, exclure. L’échange est au cœur de l’alcoologie relationnelle, et au-delà.

Essayons de rapporter des exemples personnels de transmission réussie ou ratée.

Culture et addictions

13-04-2026

Chaque groupement humain, en fonction de son lieu de vie, a pu développer des addictions particulières qui ont essaimé par la suite par l’effet des brassages de population et des stratégies de domination et de commerce.

En quoi et en quels sens, la composante culturelle peut-elle jouer un rôle dans la maitrise des addictions ?

Nous pouvons distinguer la culture ambiante qui accompagne chaque addiction et les formes de culture favorables à la libération de la tutelle addictive.

La culture ambiante vis-à-vis des addictions associe une forme de tolérance et des mesures règlementaires qui visent à en contrôler les néfastes. Elle reflète une ignorance relative tant sur les éléments susceptibles de favoriser une addiction que sur les moyens de la surmonter.

Si l’on s’intéresse aux histoires individuelles, nous pouvons retenir la banalisation des produits et des pratiques aboutissant aux addictions. Cette banalisation a une originale sociétale. La compatibilité addictive a des origines diverses que l’on peut habituellement identifier par les entretiens d’histoire. La sortie de l’addiction a d’autres correspondances qui commandent l’organisation des réponses en termes de soin, de connaissances partagées et d’accompagnement.

D’un point de vue plus spécifiquement culturel, les sources de résolution du problème comprennent :

  • L’apport des aidants, c’est-à-dire de personnes ayant les expériences de la période de l’addiction, de la période de levée de l’addiction – période de déconstruction mentale des « raisons » de boire –, puis de la période du hors-addictions, permise par une élaboration mentale et d’une réorganisation de la vie personnelle- ;
  • L’apport de soignants catalyseurs actifs de ces évolutions
  • Un lieu d’élaboration mental partagé par les aidants et les soignants
  • Un élargissement des références culturelles, permis par le travail en groupe et les investissements individuels facilitant l’esprit critique et le bien-être. Parmi ces références, l’axe philosophique est probablement le plus nécessaire.

En quoi, la culture alcoologie et la culture générale sont-elles utiles à votre bien-être ?

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