2 mars 2026
Les bons thèmes, dégagés des consultations, se bousculent, prouvant au passage l’intérêt d’articuler le temps individuel d’une consultation à une séance de groupe.
Le thème du perfectionnisme s’est dégagé d’un échange. Je le soumets à votre réflexion.
Comment définir le perfectionnisme. La définition en est – a priori – simple : c’est manifester le souci de la perfection dans tout ce que l’on fait.
Que pouvons-nous dire sur cette notion ?
Essayons d’être critique.
Nous savons bien que nous n’avons ni le temps ni les moyens d’atteindre la perfection en toues choses, si tant est que cela soit à notre portée et même que cela ait une signification autre que subjective.
Nous pouvons ramener le souci de la perfection à l’idée de faire du mieux possible en rapportant nos efforts à l’enjeu de ce qui est en cause.
Il n’y a guère que dans le contexte de la publication d’un écrit lourd d’enjeu, que je peux devenir perfectionniste. Il existe donc un souci de perfection d’ordre stratégique. C’est dans ce contexte que le « pas de faute » prend tout son sens. Cependant, le « n’importe quoi » peut devenir une stratégie.
Il est possible de viser la perfection pour la beauté du geste ou de l’objet réalisé, en ce que cette préoccupation va générer de satisfactions.
Le perfectionnisme peut traduire aussi une préoccupation d’image, en lien soit avec mon regard soit avec le regard des autres soit avec un regard intériorisé qui va dévaloriser le sujet ou – cela s’observe aussi – le maintenir dans la bonne opinion qu’il a de lui-même.
Le perfectionnisme reflète un souci d’exigence de qualité, indépendant des approbations ou des félicitations. « Je suis content d’avoir gagné. J’espère faire mieux, la prochaine fois. »
Le perfectionnisme peut se révéler une impasse quand seule une position de compromis s’avère réaliste.
Bref, pour vous, le souci de perfection est-il un plus ou un moins ?