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Transmission

20-04-2026

La transmission est un mot fort qui concerne chacun de nous de différentes manières.

Rapporté au seul champ de la problématique alcoolique, il a de quoi nous faire réfléchir. Et, en dehors d'elle, tout autant.

Faire à la place de... est une façon de court-circuiter la transmission et de rendre dépendant en empêchant l’expérience et l’autonomie.

Le mot renvoie à l’opposition inné / acquis. Parfois, il est question d’inné alors qu’il s’agit d’acquisition précoce, inconsciente, par effet mimétique. L’acquis renvoie aux apprentissages et au fait qu’il est possible de désapprendre ou de faire évoluer.

La transmission fait intervenir le verbal et le non-verbal. Elle fait appel à la mémoire, à la pédagogie, à la curiosité intellectuelle, à l’ouverture et à l’indépendance d’esprit, à l’esprit critique.

Relevons que, souvent, une formule ou quelques citations résument l’œuvre d’une vie.

La transmission se fait rarement à l’identique. Un tri, une déconstruction est nécessaire pour reconstruire une version compatible avec l’état des connaissances et des besoins.

On peut toujours de demander ce qui se transmet dans le cadre d’une problématique alcoolique ou addictive. Le transgénérationnel côtoie le générationnel. Une transmission apparente, tel que l’alcool se retrouve entre générations, mais elle fait intervenir d’autres transmissions et d’autres influences.

La transmission suppose un contexte favorable à son accueil. Autrement, elle peut devenir impossible ou rester lettre morte jusqu’à ce que le contexte lui donne une possibilité de divulgation.

La transmission fait intervenir plusieurs modes. Les émotions, les sentiments jouent leur rôle autrement que l’effort de compréhension rationnelle.

La transmission est un besoin latent. Elle fait partie du besoin de rencontrer l’autre, de faire lien avec lui.

Donner, recevoir. Accueilli et donner plutôt que prendre, garder, exclure. L’échange est au cœur de l’alcoologie relationnelle, et au-delà.

Essayons de rapporter des exemples personnels de transmission réussie ou ratée.

Culture et addictions

13-04-2026

Chaque groupement humain, en fonction de son lieu de vie, a pu développer des addictions particulières qui ont essaimé par la suite par l’effet des brassages de population et des stratégies de domination et de commerce.

En quoi et en quels sens, la composante culturelle peut-elle jouer un rôle dans la maitrise des addictions ?

Nous pouvons distinguer la culture ambiante qui accompagne chaque addiction et les formes de culture favorables à la libération de la tutelle addictive.

La culture ambiante vis-à-vis des addictions associe une forme de tolérance et des mesures règlementaires qui visent à en contrôler les néfastes. Elle reflète une ignorance relative tant sur les éléments susceptibles de favoriser une addiction que sur les moyens de la surmonter.

Si l’on s’intéresse aux histoires individuelles, nous pouvons retenir la banalisation des produits et des pratiques aboutissant aux addictions. Cette banalisation a une originale sociétale. La compatibilité addictive a des origines diverses que l’on peut habituellement identifier par les entretiens d’histoire. La sortie de l’addiction a d’autres correspondances qui commandent l’organisation des réponses en termes de soin, de connaissances partagées et d’accompagnement.

D’un point de vue plus spécifiquement culturel, les sources de résolution du problème comprennent :

  • L’apport des aidants, c’est-à-dire de personnes ayant les expériences de la période de l’addiction, de la période de levée de l’addiction – période de déconstruction mentale des « raisons » de boire –, puis de la période du hors-addictions, permise par une élaboration mentale et d’une réorganisation de la vie personnelle- ;
  • L’apport de soignants catalyseurs actifs de ces évolutions
  • Un lieu d’élaboration mental partagé par les aidants et les soignants
  • Un élargissement des références culturelles, permis par le travail en groupe et les investissements individuels facilitant l’esprit critique et le bien-être. Parmi ces références, l’axe philosophique est probablement le plus nécessaire.

En quoi, la culture alcoologie et la culture générale sont-elles utiles à votre bien-être ?

Les différentes créativités comme alternatives aux addictions

30-03-2026

Le sens commun associe de façon réductrice la créativité au domaine artistique. À l’occasion de l’HBA de cette semaine, nous proposons de réfléchir aux différentes créativités susceptibles d’aider à se détacher des addictions.

Certaines personnes se croient dépourvues de créativité et s’en trouvent dévalorisées. Nous pourrions leur faire remarquer que la répétition des mêmes gestes favorise l’apprentissages qui va permettre les variations et les improvisations. Nous savons combien l’intégration de l’usage du numérique peut dégager de blocages et de souffrances. Un pianiste peut en témoigner plus encore quand il s’entraîne pour jouer une partition. En retour, la maîtrise de la technique ne signifie pas que l’on soit maîtrisé par elle, ce qui arrive quand l’addiction fait suite à l’accoutumance. Les addicts à l’outil numérique sont légion et ils en perdent toute ou partie de leur créativité. Un des pièges de l’intelligence artificielle est de laisser penser qu’il est possible de faire l’économie de l’expérience et du goût pour devenir créatif.

Ce qui est de l’ordre de l’habitude témoigne d’une assimilation de savoir-faire utilisable pour entreprendre des activités nouvelles. La créativité demande technique et patience. Elle ne jaillit pas du néant. Il existe une part d’imitation dans la créativité, mais il ne s’agit pas d’un copier-coller.

La société établit des distinctions classantes en matière de créativité. Elles participent à l’acquisition d’un capital culturel, comme parler comme Bourdieu. Les œuvres à la mode peuvent avoir une valeur marchande surprenante, avant d’être disqualifiées et de tomber dans l’oubli. Nous n’avons pas l’obligation de valider ce qui est donné comme référence : « Un verre, ça va, trois verres, bonjour les dégâts ». Le soin addictologique peut mettre en avant des expressions contraires, telles que « Un verre, c’est trop, dix ou vingt, pas assez », ou encore, peut-être encore plus provoquante : « L’alcool festif, ça n’existe pas ».

Dans le champ des addictions, il est relevé une forme de créativité rattachée aux stratégies de dissimulation de l’addiction. Certaines cachettes ne sont révélées ingénieuses et amusantes. Rapidement, elles n’abusent que le premier concerné.

Il existe plusieurs types de créativité post-addiction et nous pouvons essayer de les distinguer, sans prétendre à l’exhaustivité.

S’appliquer à penser par soi-même (avec l’aide des autres : interlocuteurs, mais également livres et autres outils culturels) est une forme de créativité sous-évaluée.

Cette habitude tranche avec les prêt-à-penser et avec ce qui peut en découler : le langage du perroquet (psittacisme). La fluidité et la maitrise du langage appartient à l’intelligence créative, au même titre que la musique ou la cuisine.

Il est sans doute imprudent de confondre le support et la créativité elle-même et, plus encore d’assimiler alcool et création. Dans Amadeus, Mozart compose sur une table de billard. Il lance la boule, écrit des notes, prend un verre, recommence… Le génie de la musique n’a rien à voir avec l’alcool, en dehors de l’effet désinhibiteur et anxiolytique de la molécule. Dans la plupart des cas, l’alcool altère les capacités du sujet. Tel cuisinier de talent perdra la finesse du goût après un verre d’alcool ou une cigarette. Il salera trop ou pas assez. Tel ouvrier de précision évitera de boire pour bien réaliser sa tâche. Il boira rentré chez lui. Il évitera ainsi un accident de travail, ne serait-ce qu’en ne s’imposant pas une cadence excessive, comme dans « La classe ouvrière va au paradis ». Il est préférable de s’atteler à l’écriture, le matin, au calme, dans le silence, après une bonne nuit de sommeil.

Il existe une créativité d’organisation qui tient compte de l’expérience et qui s’en nourrit. La créativité évolue dans le temps, dans la confrontation à la diversité des réalités. La mise en jeu de l’éthique elle-même, suppose une intégration pour pouvoir se positionner de façon créative, à un instant.

La créativité reste (r)évolutionnaire, à la différence de ce qui est donné par la culture de consommation, avec les voyages organisés, les économies de réflexion apportées par l’intelligence artificielle. La publication de livres, intelligemment conformes ou originaux en sera facilitée. Personne n’a encore écrit un livre sur l’aventure de l’AREA…

Quelle place faites-vous à la créativité dans votre vie ?  

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